rycédé de Dvlumel ou de la tenehe séparée* — * Ce
procédé consiste à disposer bout à bout, sur une même ligne et à une certaine distance (Pl. 15, Fig. 28), deux puissants faisceaux, /"et /^, dont les pôles opposés se regardent (on n*a représenté que leurs extrémités , ils sont pareils à celui de la figure 22). Sur ces faisceaux, qui restent fixes pendant Texpérience, on place Taiguille à aimanter de telle sorte qu'elle empiète au plus de 30 ou 40 millimètres sur chaque extrémité , ou seulement de 18 à 20 millimètres si elle n'a que 10 ou 12 centimètres de longueur. Alors, on prend les deux barreaux glissants, getg^^ l'un dans la main droite, Tautre dans la main gauche ; on les pose au milieu de Taiguille , on les incline sur elle de 25 ou 30^, et, en les séparant, on les fait glisser sous cette inclinaison, d'un mouvement lent et uniforme, pour qu'ils arrivent en même temps à chacune de ses extrémités ; là, on les relève^ on les rapporte au milieu, et Ton répète la même opération jusqu'à ce que l'aiguille ait reçu le nombre de frictions nécessaires. Quand l'aiguille est trop mince ou trop fragile pour supporter le poidls des barreaux glissants, on la soutient par une pièce de bois /, stu* laquelle on peut même la fixer pour qu'elle n'éprouve aucun déplacement pendant l'opération. Il est évident que chacun des barreaux g et g' doit toucher l'aiguille par le même pôle que le barreau fixe vers lequel il marche. Ce procédé est le plus avantageux pour aimanter, de la manière la plus complète et la plus régulière , les aiguilles de boussole et les lames dont l'épaisseur ne dépasse pas 4 ou 5 millimètres.
900. Proeédé d'JBptauB «m de la daable teoeke. — Quand les lames ont uae épaisseur plus grande que 4 ou 5 millimètres, la méthode dont nous venons de parler est insuffisante pour les aimanter à saturation , et il est nécessaire alors de recourir au procédé d'iEpinns, qtn ne diffère du premier que par la disposition et le mouvement des barreaux glissanu. Ces barreaux
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sont encore Tun et Tautre posés au milieu de la lame, chacun la touchant par le pôle du même nom que celui de Taimant fixe dont il est le plus voisin (Fig. 27); mais, cette fois, leur inclinaison sur elle est seulement de 15 ou 20*, et on les promène ensemble y du milieu vers Tune des extrémités, puis de cette extrémité vers l'autre , en parcourant toute la longueur de la lame; on répète ainsi les frictions ou le mouvement de ifa-et-uienty d'un bout de la lame à l'autre, avec la double condidoa de finir toujours au milieu, et d'y arriver en revenant de Textrémité de droite si on a conunencé les frictions en allant vers la gauche et réciproquement ; c'est le seul moyen d& passer le même nombre de fois sur chaque moitié. Pour rendre cette manœuvre plus commode , on peut fixer les aimants glissants dans une espèce de triangle en bois ou en cuivre; mais, dans tous les cas , il faut avoir soin de laisser entre leurs extrémités inférieures une distance de 5 ou 6 millimètres, qui se conserrc toujours la même , au moyen d'une petite lame / de bois , de cuivre, ou de plomb.
Ce procédé fut imaginé par iEpinus, dont il conserve le nom, et on l'appelle aussi procédé de la double touchey parce que les barreaux glissants touchent à la fois la même moitié de la lame qu'on aimante, tandis que, dans le procédé de Duhamel, ils touchent séparément chacune de ses moitiés.
La double touche est préférable à la touche séparée lorsqu'il s'agit d'aimanter des barreaux épais , parce qu'eUe y développe une plus gi^ande quantité de magnétisme : mais elle ne doit jamais être employée lorsqu'il s'agit des aiguilles de boussole ou des lames destinées à des recherches de précision , parce qu'elle présente deux inconvénients qu'il faut alors soigneusement éviter : premièrement , elle donne toujours des pôles d'une force inégale ; secondement , elle donne souvent des points conséquents, surtout quand les lames ont une grande longueur.
801. Du point de BataraClon. — La quantité de magnétisme que prend un corps va toujours croissant avec la force des barreaux qui servent à l'aimanter ; mais la quantité de magnétisme qu'il conserve est susceptible d'une certaine limite^ que Ton appelle le point de saturation. Par exemple, une aiguille qui lait seulement 100 oscillatipns en lOO'' lorsqu'on l'aimante avec de &ibles barreaux, peut faire ces 100 oscillations en 90', en 80', en 70*^, etc. , lorsqu'on l'aimante par l'une ou l'autre des mé-