‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 125 sur 217 · CHAP. I..— EFFETS DE LA PILE · texte numérisé non relu

CHAP. I..— EFFETS DE LA PILE

Oa doit pareillement à See)>eck {Jnn. 4e Chim.y raai 1808), la connaissance d'un phénomène singulier qui se produit pqr Faction de la pile; il est représenté (Fig. 6). Dan^ un moreesru d^hydrochlorate d'amihoniaque , onr creuse une cavité ddans la-* quelle on met ^quelques gouttes* de mercure; dès que le courant passe, le fil négatif étant dans le mercuse, on Toi\jle' volume de ce mercure augmenter à vu^ d'cÂl ^ il croît comme un champi^ gnon, prend de la consistance , et ^^vient cinq ou six'fois plus grand que le volume primitif. Si l'on supprinfe les communications, ce champignon décroît peu à peu^ et le mercure reprend son état liquide ; l'amalgame qui s'était formé ne substste que sous l'influence des courants. (Vqy. Recherches- physico-chimi^ ques de MM. Gay-Lussac et Thénard pour l'sgaaljse chimique de cet amalgame.) , , * •

240. Blveraes dispositions de 1* plie, yt- Pile 4k av|pes.— Pile de WoliasloB. — Pile en héllee. — Dès que les eff%ts*de la pite eurent été constatés au nmyen de la pile è colonne, on's'empres^ d'imaginer d'autres dispositions plus favorables pour réunir en grand nombre des éléments de grandes dimensions. La pile à colonne' se prétait mal à la composition de ces puissantes J^att% ries, à cause de la pression que las rondelles humides inférioares ayaient à supporter de 'la part dea éléments supérieurs. '

La pile à colonne fut donc remplacée avec avantage^ et elle le fut successivement j^ar la pile à auges 6u pile de Cruikshank'^ par la pile de fVollaston et par la pile en hélice.

La pile à auges est représentée (Pl. 23, Fig. t, 8). Les plaques âne et cuivre sont rectangulaires et soudées l'une .sur -l'autre pour former un élément ou un couple. Tous les couples sont disposés de champ et parallèlement danft une caisse de bois bb\ dont les parois ûatérieures sont revêtues d'un mastig nÀn conducteur. L'intervf^Ue des deux couples formei une petite auge dans laquelle on met l'eau acidulée : c'est cette lame d'eau d'environ un centimètre d'épaisseur qui reiAp^cè la rondelle humide de la -pile à colonne; 'les auges successives n'ont entre eUes aucune communication , ni par les. bords, ni par la tranche supérieure des cpuples. En réunissant plusieurs plies semblables à celle qui est représentée dans la figure, on compose une batterie galvanique ou voltaïque. La réunion peut se faire de deux manières; les piles ayant, par exemple, cent couples de chacun 1 décimètre carré : si l'on en réunit deux, en faisant communi-

S96 LIVRE m. — MAGNÉTIBHË ET ÉLEÇffaCITÉ.

quer les deux pôles négatifs ensemble y ùt les pôles posttifs ensemble, oi^aurSi une batterie d^ ceni cpupl^ ayant ^juunm deui <fécimètres carrés; au contraire, si on les féunit en fiaisant communiquer le pôle positif 'dala premi^ avec le pôle négatif delà seconde, on aura^une batterite«de deua: ceiUs coupl^ ayant chacun 1 déopièti*» carré. ^ '

• La pileuie if^ollaston es^ropiésentée dans ks figures 1 1 , 1 2, 13. JPofur en*jnieu& ii¥)iq^ la construction, aous examinerons seulein^t deux'cotK>les*r4présentés en section (FigcII), et de&ce {FiG« 12) : es est le préÉuier cuivre, et^jsle premier zinc, vu par son épaisseur ; iKsont «oudés en s ; c's' est le deuxième cuivre , et tfV le dè^«mé«zi|i<; p eè ^ sont des vases remplis deau a^dulée ^. rélei^icité* vitrée passe du preinier zinc au deuxième <!ùivre par la couche d'eUu qui les sépare ; elle passe de même du deuxième» zine au troisième cuivre , et ainsi de suite. Cette

• disposition ofire snrteut'deux grands avantages : premièrement, le fluide qui est^^ur le ^nc peut en soivtir par tous les points de la surface; séqpndaoeent, il n^a qu^uae ceUche liquide très-minoe à traverser pour se porter sur le cuivre , et cette couche , qui se

' (peuy^ promptement altérée dans la pile à auge , peut iei se re^ iion^éleren se mélangeant au liquide dn vase.

Un seul couple "âe cette espèce, ayant seulement quelques cea* tîînèlres carrés de surface ^ est capable^ de produire des phéaomènes étonnants : il peut, p^r exemple, £ûi^ rougîf un fil de

. platine. L'expérience en est représentée dans la figure 9 : eseA le enivre^ sz te zinc; Tenveloppe c'c'c' ne sert qu*à' favoriser la Qondoctibilité; un petit fil de platine est tendu, de /» en p\ et, qiiand on plonge ce couple par le manche m dans un vase d'eau fortenient acidulée, le â de platine devient rouge à llnstantpar le seul effet du courant qui le travelte. » : •

Avec une pile d'une fîngtaine de couples, dispOsée*sur deux rai^ i comme- celle de ]a>&gure 13 , on peut fkire à peu prêt

' tontes les^expérienœs ff^vaniquea. On la. charge {labituellement avec de l'eau, contenant ^ aacide sulfurique e{ ^ J*W9^ oi* trique.

La fiile ç/t hélice n'est en réalité qu'une çlbdification de la pile de WoUaston ; eMe^est surtout destinée à produire dé gra'née» quantités d'électricité sans donner de grandes tensions. Les figures 16 et 17* représentent, les di^ositions que j'avais adoptées peur la pile de la^Facolté des sciences. Sur . ^'^ cjlJAdre en

Page 1