‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 126 sur 217 · CHAP. I. — PILES DIVERSES. SÎ · texte numérisé non relu

CHAP. I. — PILES DIVERSES. SÎ

bois b (FiG. 16) de 1 décimètre de diamètre , et de 3 ou 4 décimètres de longueur, on enroule deux lames, Tune de zinc et l'autre de cuivre, qui sont séparées par des bouts de lisière de drap /, joints par de petites ficelles, dont Tépaissenr est |in peu moindre que celle de^la lisière. On forme ainsi des couples dpnt les deux éléments t>nt chacun 5 à 6 mètres carrés de surface. Un seul de ces couples (Fie. 17) est capable de produire des effets physiques très^-épergique^, et, lorsqu'pn réunit seulement 20 cou» pies pareils , on a une batterie d une puisssaiice extraordinaire pour chauffer et liquéfier instantanément, non pas d^s fils, maâs de véritables tiges de'métal. ^ ' , ' . *- '

Dans le chapitré vn (Elefitro^ckimie) , noù^ fiirdi^r conmlîlre d*autres piles, aui^elles, avec /won, tous les phyriciéi» à^n^ nent aujourd'hui la préférence ; mais avant la découirevte de lelectro-magnétisme, les «trois dispositions principales «pie' li^te Tenons de décrire ét^enf presque exclusivement adaptées, sdit pour les appareils usuels, soit pour Içs appareils araxqoels on était parvenu à donner une puissance extraordinaire.

La Société royale de Londres fit^ construire, dès 180^ une batterie de 2000 éléments de 4 ou 5 décimètres carrés chacun , d'après le système des piles à auges. Cest avec cet appareil que Davy parvint à faire, en 1808^, la grande et be&e découyerfc de la décomposition de la potasse et de la sonde. ^

En 1808, MM. Gay^-Lussac et Thénand avaient, à l'École polytechnique, par «me dotation extraordinaire «de T^mperenr, mote batterie de,6D0 éléments de chacun 9 décimètres carrés de sur* face. (Test avec cet appareil qu'ils ont faft eant de découverte* si importatites pour la science.' {Reckerche^^philosophicO'^Ai'-'

Peu de temps après, M. Hare,' auxÉ^ats^ynis, avait ausÀ', sous le nom de deflagrator^ une batterie capable de produire les effets les plus extraordinaires. Ses «élément^ étaient disposé» d'après un système» analogue à celui de la pile en hélice. •' • *

Les plus puisssantes machines électriques ordinaâresrn^dntrieR ^li approche de ces redoutables batteries. Il suffirait d' établir un instant avec les mains la communication entre les pôles, pmnr tire tué comme par la foudre. Les tiges de platine de 5 «u 6 millimètws de« diamètre, et de plus d'un mètre 'de longueur, placées entre les pôles., sont maintenues à Tétat de la plus vive ihcande»^ cence^ et presque en fusion, pendant tput le temp qu*elles joi*:

gnent les pôles ; les autres métaux entrent pareillement en luâoD ou en combustion , suivant qu'ils sont plus ou moins conducteurs de r électricité, plus ou moins fusibles, et plus ou mpins oxydables. Enfin, il n'y a pas de composés chimiques conducteuis dont les éléments ne soient rapidement désunis, lorsqu'ils se trouvent placés entre les pôles de ces batteries.

Cependant , il est rarement nécessaire, d'avoir recours à des appareils doués d'une telle puissance.' Des piles à auges d'une centaine d'éléments, des pues de Wollaston de 20 ou^ 30 éléments, ou tles piles en hélice de 15 qp 20 éléments, comme nous venons de le "dire , suffisent pour donner une idée de ces diyers résultats. Alors les commotions deviennent faibles: il est presque toujours nécessaire d'avoir les mains «mouillées pour les ressentir. Les effets physiques de fusiob et de combustion ne sont rendus sensibles que sur des feuilles minces d'or , d'argent ou d'étain, sur- des fils de platincfins et dé quelques ceadmètres de longueur, sur des fils de fer ou d'acier de même dimeaston, etc. Les ^ets chimique^ se produisent aussi avec une moiildre intensité, comme nous le verrons au chapitre vii, où nous pourrons en faire l'analyse.

Ce que nous venons de dire s'applique à la pile de Bunsen qui est presque exclusivement employée aujourd'hui , et qui est représentée (Pl. 23, Fig. 31, 32); l'élément- Bunsen vu en coupe (FiG. 31) se compose d'un cylindre creu& de charbon c conve^ nablement préparé, et d*une plaque, d'un cylindre plein ou^'uii cylindjre creux de zinc amalgamé z^ puis d*un vase de verre r et d'un vase poreux .i/, fait de terre cuite ou de biscuit de porcelaine. On verse de )'acide azotique concentré dans 4e vase de verre, et cm y plonge le cylindre de charbon , portant en bau^ un collier de cuivre qui enveloppe le charbon et duquel part le ruban de cuivre p qui forme le pôle positif; on ajoute ensuite le ¥ase poreuir d^ dottt la porosité est telle que Tacide aiodque IHmbibe par le dehors, mais n^pourj^it paf le traverser; ca^ dans ce vase poreux qse l'on met à la fois le zinc et de l'adde sulfurîque étendu de 9 ou 10 fois son volume d*eau. Le zinc porte le ruban de cuivre ;t qui forme le pôle négatif. Ces éléments s'assemblent comme on le voit (Fio. 32); 'le pôle négatif du premier s'adaptant au pôle fIDsitif du deuxièit^e, au moyen d^une vis ou d'une pince, et, ainsi de suite de proche en prodie jusqu'au dixième dont le pôle négatif re^te libre.

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