CHAP. II. — ÉLECTRO-MAGNÉTISME
force atdmctive, ni une force répulsive, mais uae force directrice qui tourne toujours l'aiguiUe perpendiculairement au fil conducteur , sans attirer un pôle de préférence à l'autre , c'est-à-<Kre que la ligne des p^ltts est teujiMUS en croix avec le oonraat. Pour prendre une idée plus Bette de cette direction , concevons un cylindre creux^ d'une long[ueur' quelconque, et, par exemple, d'un décimètre de diamètre ; suivant Taxe de ce cylxndve, imaginons un fil conducteur traversé par le courant, ,et sur sa surface une aiguille aimantée qui puisse se mouvoir librement dans tous les sens : Tefifet de la force élecure-magnétique sera tel, que TaiguiUe se mettra toujours tangentieMcmentau cylindre, et transversalement à ses arêtes ; ou, en d* autres termes encore, û du milieu de l'aiguille on abaisse une perpendiculaire sur le courant, Taiguille, dans son équilibre sous Ticiluence de la force électro-^nagnétique, sera elle-même pâ^peadioukire au plan qui passe par cette perpendicidaire et par le courant. Ce n'est pas assez de définir ainsi la directkm de raiginlle, il faut encore assigner la position de ses p^es, déterminer de quel coté se trouve le pôle boréal, de quel côté le pôle austral, soit jque le oourant se propage dans un sens ou dans l'autre. Dans les premiers temps, on éprouvait de grands embarras pour exprimer en peu de paroles ces rapports de position et de direction qui se compliquent de mille manières; mais Ampère a levé toutes ces difficultés au moyen d'une comparaison qui semblera peut-être aussi bizarre qu'elle est ingénieuse. Ampère ne se contente pas de donner une direction au courant, il lui donne encore une tèie^ àespieds^ une droite et une gauche ; il en fait un homme. Concevons dans une portion q[uelconque du fil conducteur une petite figure d'honune couchée dans le sens de la longueur, les pieds du côté du pôle positif, et la tête du côté du pôle négatif) de telle manière que^ d'après notre définition précédente, le courant entre par les pieds et sorte par la tête ; concevons que cette figure ait toujours la foee tournée vers le nùUett de Tsûguille sur laquelle agit le courant : alors l'efiS^t est tel que l'aiguille se trouve en croix, conune nous venons de le voir, et toujours son pôle austral vers la gauche de la petite figure d'homme ; ce qoe nous exprimons en disant qu'elle se tourne en croix avec le courant, son pôle austral à gauche. Cette espèce de formule singulière offre «ne image facile qui supplée à beauicou|p de paroles ; ceux qui voudront l'appliquer à toutes les expériences ifue nous avons
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(lejà citées, q* auront pas besoin d'un long exercice pour recoaiiaître qu'elle est en même temps très-fidèle et très^comniode.
244. Be la poCatloB des almaiils pmr l'Inflnenee des «•■• rmnCs. — Le phénomène curieux de la rotation des aimants par Taction des courants a été indiqué par le docteur WoUaston, et démontré par M. Faraday, à une époque où Ton n'avait encore que des notions très-incomplètes sur les forces électro-magnétiques.
Voici d'abord le détail des expériences : une large éprouTCtte de verre w' (Fig. 14) est remplie de mercure jusqu'à une petite distance de ses bords; un aimant cylindrique ab^ lesté avec uq rontre-poids de platine p, se tient debout dans le mercure , de manière que son pôle a s'élève de quelques millimètres au-dessas du niveau (cet aimant est représenté un peu plus en grand dans la figure 13) ; une tige t, que Ton peut élever ou abaisser à volonté au moyen d'une vis de pression , vient plonger dans le mercure par son exti-émité inférieure , tandis qu'elle communique , par son autre extrémité, avec un conducteur en cuivre c, qui communique lui-même avec l'un des pôles de la pile ; enfin, le conducteur c\ qui tient à l'autre pôle, passe sur le bord de Téprouvette et plontge dans le mercure très-près de son contour extérieur. On lui donne la forme d'un anneau pour que tout soit symétrique. Dès que la communication est établie, l'aimaot tourne dans le même sens d'un mouvement plus ou moins rapide, et fait des révolutions successives autour de la tige /; il a bien quelque tendance à venir la toucher et à tourner alors plus rapidement, mais, avec quelques soins, il est facile de rajuster pour qu'il se maintienne à distance ; cependant il faut un puissant appareil pour que la rotation soit régulière et rapide- Mais l'on peut disposer l'expérience d'une autre manière qui donne toujours une grande vitesse , même avec des piles ordinaires de 10 à 12 couples. C'est cette disposition qui est représentée dans la figure 14. La petite cavité qui se trouve à l'extrémité de l'aimant , et par laquelle il peut se visser sur le contre-poids de platine , forme une espèce de petite coupe g (Fig. 13) que l'on remplit de mercure; on abaisse la pointe de la tige t de manière qu'elle plonge dans ce mercure sans toucher à l'aimant, qui conserve ainsi toute sa mobilité; ensuite on éta-