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CHAP. II. — ÉLECTRO-MAGNÉTISME

d'oscillations , sans être en gênerai ni attirée ni i-epoussécf . C'est la première expérience de Œrsted. Lorsqu'on voit une action si ▼ire, qui se fait sentir encore, même à la distance de plusieurs mètres, on s'étonne que , parmi tant d'expériences qui ont été faites avec la pile, le hasard n'ait pas une seule fois offert à l'observation un phénomène de cette nature.

La force qui s'exerce ainsi entre le courant de la pile et le magnétisme de l'aiguille est ce que l'on appelle la force électro^ magnétique. Il est facile de constater par l'expérience que la force électro- magnétique présente les caractères suivants :

1* Qu'elle diminue à mesure que la distance augmente entre le courant et l'aiguille ;

2* Qu'elle s'exerce dans tous les sens et au travers de toutes les substances, excepté au travers des substances magnétiques.

Voici maintenant quelques suppositions qui nous seront utiles pour caractériser les phénomènes d'une manière plus commode et plus précise. Nous admetti*ons dans le courant une direction déterminée, et nous la définirons en disant qu'il va toujours du pôle positif au pôle négatif en passant par le conducteur extérieur qui joint les pôles ; ainsi , quand les communications sont établies , et que le mouvement électrique s'accomplit dans tout le circuit de la pile , nous dirons , en parlant de l'arc pa , qui touche au pôle positif, que le courant le traverse en passant àep eu a (Pl. 19, Fig. 1); pareillement ob est traversé de a en A, ic de 6 en c, etc.; et, en considérant le circuit complet, nous dirons toujours que le courant va Ae n en p en passant par la pile, et de /7 en n en passant par le conducteur. Nous désignerons souvent le courant par les formes et par les dimensions du conducteur qu'il traverse; quand il passe par un conducteur rectiligne, nous l'appellerons courant rectiligne ; par un fil trèsfin, courant linéaire; par un cylindre creux , courant cylindrique; par un fil courbe, courant curviligne ; par un cercle, cou^ rant circulaire; par un conducteur indéfini dans sa longueur, courant indéfini ; par un conducteur rentrant sur lui-même et formant un circuit complet , courant fermé ^ etc. Aucune de ces expressions ne doit être prise à la lettre : quand nous disonsr qu'il y a un courant dans le conducteur qui joint les deux pôles de la pile, nous ne voulons nullement faire entendre qu'il y a dans ce conducteur un mouvement de translation du fluide vitré depuis le pôle positif jusqu'au pôle négatif, et un mouvement de

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tranâlatlon du fluide ré&ineux en sens inverse, car il est probable, au contraire , comme nous l'avons déjà indiqué plusieurs fois, quç la recomposition des électricités se fait autour de toutes les molécules pondérables et dans tous les intervalles cpii les squh rent.

243. Le eonrmmt temA 4 toiuner l'ml^ville en cr^lx av^e lai* le p«le austsal A gavehe* — La figure 2 représente une aigoille aimantée &a, au-dessus de lacjueUe passe honzontalement ua courant rectîligne cc'j situé dans le plan du méridien ma|péti* que, et dirigé de c en c' ;. Taiguille est chassée hors de sa direction primitive; son pôle austral est poussé à Voccident^ et, après qiaelques oscillations, elle s'arrête dans la position i'a', éprouyant ainsi une déviation mesurée par l'arc aa' . Cette déviation augmente ou diminue suivant ^e Ton abaisse le courant pour rapprocher plus près de l'aiguille, ou qu'on le relève pour l'en éloigner.

Les choses étant raooenées au premier état, si de nouveau Ion app;x>che le courant , mais en le retournant pour qu'il aille en sens contraire, de c en c% comme il est marqué par la petite flèche ponctuée , l'aiguille éprouve encore les effets de sa présence ; alors son pôle austral est poussé à Y orient y et c*est dans la position V ^a" qu'elle vient s'arrêter.

Ainsi, au^-dessus de l'aiguille, le courant dévie le pôle austral à l'occident quand il vient lui-même du sud au nord, et il k dévie à l'orient quand il vient au contraire du nord au sud.

On peut répéter les mêmes expériences en faisant passer le courant au-dessous de l'aiguille, toujours horizontalement et dans le plan du méridien magnétique : alors, chose surprenante, les effets sont précisément inverses, c'est-à-dire que la pol* austral est poussé à l'orient quand le courant va du sud ^u nord, et poussé à l'occident quand il vient du nord au sud.

Dans ces phénomènes la force électro-magnétique est combattue par l'action directrice que k terre exerce sur l'aiguille; et pour observer l'effet seul de cette puissance nouvelle qui agit d'une manière si énergique et en même temps si singulièra, il est nécessaire de neutraliser la force terrestre : c'est ce que Ton peut faire très-simplement, en disposant, par exemple, un barreau horizontal, dans le plan du méridien ma|^étique, et sur le prolongement de l'aiguille, on découvre alors le vrai caractèîe de la force électro-magnétique : on voit qu'elle n'est ni uoe

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