‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 140 sur 217 · Déelbiaisoa.' — Puisqu'un courant circulaire fermé se · texte numérisé non relu

Déelbiaisoa.' — Puisqu'un courant circulaire fermé se

570 LIVRB III. ~ MAGNÉTISME. ET BLECTRICITÉ.

dirige perpendiculairement au méridien magnétique, il en résulte qu'un assemblage d*un nombre quelconque de cerdes parallèles entre eux, et traversés par des courants marchant dans le même sens, doit se placer dans la p^éroe direction. Qr, un tel assemblage n*est autre chose qu\m solénoïde ; dope un solénoide horizontal doit se tourner de manière que son axe soit dans la direction de Taiguillede déclinaison, le courant ascendant étant à l'ouest. C'est ce que l'on vérifie, en effet, au moy^n 4m K)I^ noide de la figure 19 , pi. 30, qui a's|dapte à Tlippai^il (Pi^, 19. Fia. 18).

Il en résulte que nonTseulemçnt Taiguille de dépUn^iâQO peut être assimilée à un solénoide , mais que le pôle autrui des aimants, o'estfiàrdire celui qui se dirige yers le nprdi egt c^lui pour lequel le coté ascendant se trquve à droite quand on )f» reganie en face par le bout; ou celui dont le couraut mitrcbe en sens contraire de TaiguiUe d'une montre; tandis qne le pôle ^réal, vu par le* bout, est produit par un courant qui tourna comme l'aiguille d'une montre.

IvelbiAlaoK.rrr Puisqu'un oourant ferinét mobiU autour d*uii axe perpendiculaire au méridien magnétique j se dirige ^^m un plan perpendiculaire à l'aiguille d*iQolinaison , il eat évidept qu'un solénoide bien équilibré dont l'axe de figure ser^t mobile dans le méridien magnétique , se mettrait en équilibve en pî^ nant rigoureusement la direotion de l'ai^fuille d'inolinai^n. H aérait difficile, sans doute, de laire des solénoides asaez mobile pour vérifier ce résultat par une expérience directe, mais il suffit de l'appnoximatiQn que Von peut obtenir au moyen de l'appareil (Px.* SO, Fi«. 15) pour montœr que« même dans Ti^elinaisoQ, l'aiguille aimantée se comporte oomn|e un véritabln'aQléqonk.

VartaUevs 4lvnes et #0»twtoll«a«« — Dans h thfCNÎ^ ordinaire du psaffnétisipe , on ne peut expliquen pe4 p|ié|iomèn«s qu*en admettant des modification! pardct^iUère» d^ïif letat du magnétisme terrestre , f)t Ton comprend qu'il n'y % paa plus à^ difficulté d'fittribucr ces modifications ^ \m cbang^lPf at daqs le courant électrique qu'à un changement dws 1% dûtcibutipii magnétique.

Action mutuelle des aimants et des courants.

fi65. Dlreetlon des aimamts par les eovruits. — Nous avons résumé les divers effets de Taouon primhivt obierréa par

eiIAP. IT. ^ ACTION DES AIMANTS ET DES GOURANTS. S7i

QErated, en disant que le courant tend à tourner Vaiguille pu crois avec lui^ le pôle austral à gauche (245). Essayons de vpir comment ce fait général peut maintenant s'expliquer, en regardant Taimant comme un solénoïde. Or, si nous concevon| un co^rant vertical fixe et ascendant ai (Pl. 20, Fio. 20) et un courant rectangulaire mobile autour de Taxe hori;^ontal cd^ il est évident que le plan du rectangle deviendra vertical, le coté «/* tendant à monter, et le cdté gh à descendre; ear, dans le coté «/, le courant s'éloignant du point de croisement par rapport au courant abj il est attiré par la partie supérieur^ de ce courant e% repoussé par la partie ïnierieurej c'est le contraire pour gh, le plan du rectangle deviendra done vertical ; une fois dans cette position, il tend à se tourner ^e manière à passer par la direction du courant vertical ai, car le coté vertical- le plus voisin est attiré et Tautre repoussé. Ainsi, lorsqu'un courant rec- . tangulaire parfaitement mobile est sollicité par un courant ver* tical fixe, il tend à se tourner dans un plan vertical passant par la direction du courant fixe , et à s y arranger de manière que son côté le plus près marqhe dans le même sens que ce oourfint.

Si nous considérons maintenant trois courants reotangulpiires équidistants (Fi6. 21), il est évident que c^est celui di| milieu qui sera dan^ le plan vertical du courant fixe, les deux autres é\iàXkX afqpelés par des forces dont la résultante seps\ dans ce plan. Si) 9U lieu d'en concevoir seulement trois . nou& considérons un »ol6Doîde composé d'une infinité de rectangles, il en résultera, par la même raison, qpe Taxe du solénoïde sera exactement em croix anec le courant.

Ce résultat s'applique à un cercle aussi bien qu'à un rectangle î donp un solénoïde quelconque sollicité par un courant se tourne ^i\ croix avec lui.

Nqi^ pouvons ajouter, de plus, que le pôle austral est à gau-^ die, car la gauche du courant étant derrière le plan de la figure ^2, si ï'qn regarde en face le bout du solénoïde qui est derrière ce plan, on voit, en effet, qu'on a le courant asœndafit à droite^ ce qui est le caractère du pôle austral (1164). Ainsi, en dernier résultat, la condition d'équilibre entre un solénoïde et un conrapt rectiligne, est que la section moyenne du solénQîde Ql le courant soient dans pn môme plan', et que Iç pôle austral du solénoïde $oit à gauche du courant.

G^\x% ^i^ectùqn d\\ solénoïde libre ou de l'aiguille aimantée

libre étant une fois démontrée, on comprend combien il est &cile d'expliquer, soit les conditions d'équilibre des aimants qui ne peuvent se mouvoir qu'autour d'un axe donné ou sur des plans donnés comme les aimants flottants, soit les conditioDs d'équilibre des courants assujettis d'une manière quelconque, et sollicités par des aimants.

BotatloM de» alatsMta par les ««anuits. — Lorsque Faimant tourne sur lui-même comme dans la figure 23, Ampère explique la rotation de la manière suivante : ahcd étant la section de l'appareil par la surface du mercure , et n/* étant Tun des courants qui glissent sur la surface du mercure pour gagner l'anneau de cuivre par lequel il doit sortir du vase , la portion ab est attirée par afj tandis que ad est repoussé; par conséquent l'aimant doit tourner en sens contraire du courant qui le constitue. Quand le courant passe, au contraire, du mercure à l'aimant, celui-d tourne dans le sens de son courant.

Lorsque l'aimant décrit un cercle autour du conducteur qui plonge dans le mercure (Fig. 24), l'explication est un peu plus compliquée; nons la donnerons telle qu'elle se trouve dans l'ouvrage d'Ampère :

« Représentons la section horizontale du solénoîde par le petit jcercle etfH (Fig. 24), dont le centre est a, et dont la circonférence etf^ est un des courants électriques dont il est composé. En supposant que cie courant se meuve dans le sens etfi!^ il sera attiré par les courants du mercure, tels que puz^ qui ^ trouvent, dans la figure, à droite de etfV^ parce que la demi-cii^ conférence etf^ où le courant va dans le même sens, en est plus rapprochée que fde^ où il va en sens contraire. Soit as cette attraction égale à la différence des foi^ces exercées par les courants puz sur les deux demi-circonférences , et qui passe nécessairement par leur centre a , puisqu'elle résulte des forces que ces courants exercent sur tous les éléments de la circonférence etft qui leur sont perpendiculaires, et sont, par conséquent, dirigé suivant les rayons de cette circonférence. Le même courant etft du solénoide est, au contraire, repoussé par les courants qui) conune p' u' z\ sont, dans la figure, à gauche de ce courant Hfi^ parce qu'ils sont en sens contraire dans la demî-circonfiérencc p! Cy la plus voisine de pi v! z'. Soit eut la répulsion qm résulte de la différence des actions exercées par les courants/?' n' ^ sur les deux demi-circonférences fie y eif^ elle sera égale à ^i ^

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