‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 143 sur 217 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Cttuws dÎTCftcs fiwÀ, doment naÎMaBOi a des oonnslft éleetriqaei.

Paisque les oonrants électriqnes ne mM sitfre chose ifx b recomposition des deux âmdes oontrafanes, il en rcaolteqne tontes les causes qui sont capables de développer de Tiâecliiflîfeé soit capables aussi de produire des conrantt; omt tes deux ftaides ont toujours développés sioraltmémenC; et, comme chacpie fliûle fibre tend à se réunir à «ne égale quantité de flmde contrairp. il sufBt de permettre cette réunion pour que le courani soit produit. On pourrait penser que le réndtat inverse dok toujovs avoir lieu, c'est-à-dire qu'il sii^ 'd'iat^vompre un courant quelconque pour avoir les deux éleclridtés opposées à l'état (ie repos et de tension ; maïs il n'est pas toi^ours possible de le démontrer par Vexpérieikce , soit que nos moyens d'observabou soient trop peu délicats , s<Ht que , dans certains cas ^ la circubtion de l'électricité dûve être rédlement une condition easeatielle de son développement. Sons rien décider à cet égard, ncm lions bomeixms à remarquer qite tons les courants jusqu'à prr- »ent connus doivent leur ongiae à qualve causes <iUfiereBt£». s^avoir ; à des actions mécaniques, à des actions physiques, à (le> actions chimiques, à des actions physiologiques; et nous exaoïiuerons successivement les principales circonstances de leur formaiion , et les procédés particuliers au moyen desquek on peut les rendre sensibles.

Actions mécaniques >

267. Le frottement^ la pression et le clis^agey sont trois geiirr> d'actions mécaniques que Ton peut distinguer l'un de Tautit' par rapport à rélectricité qu'ils développent , bien que Toq :!«' sache pas s'ils impriment aux atomes ou à leurs groupes moKculaires des modifications réellement différentes.

Le frottement peut être varié de mille manières; mais, Jaii* les machines ordinaires, on a essayé de réunir les conditions les plus propres à donner le maximum d'effet. Lorsque, au lieu SàC-

CBkV. V. — ACnOlS HÉCAIHQKS. 579

' f Aectricfié sor ks oondscieors, «m ^eut la tnanformer en 06«nnt, il sufit ée dispciter «■ fi de cxmimuBiaiticin «ntr« les Gondoctemei les couhms, oo seulement entre le» cmiducteun et le sol; oe fil est alors traversé pv un oourast eomme ftil rémîsflait les àemt pôles d^nne pile plus ou moins forte, et il est en effet capable d*agir saa TaîgiiîUe aiaMinlée. Cependant , son action est peu énergiqoe : une grande anachine , fnoduisant tk rapides et fanllantes étincelles à une distance considérable, donne un si fsMe courant qu'il faut pour en constater la ptétence, un nndtiplicateur assez sensttde; une machine de Naime assez puissante ne donne, par exemple, que 30 ou 40^ de déviatioa auK aiguilles compensées d'un muHi^icateur de 500 tours. ^Uadas, j4fm. de Chim. H de Pkjr»., t. XXIII^ p. 62). Dans ces expénenees, 'û importe surtout que les différents tours du mahipliaileur sment bien isolés Fun de Fautre : pour cela, il finit donner au fil une double ou triple couverture de soie, et Tenvelopper «ncore de taffetas gommé, ou le passer d»s un bain de résine fondue et mélangée de gomme laque.

Lorsque les extrémités du multipKcateur ne scmt pas en contact avec les conducteurs, mais secdement présentées à distance, le courant est pltis faible, et son intensité parait être en raison invene de la distance, du moins pour les distafnces comprises entre 1 décimètre et 1 mètre.

Si les courants produits par les machines sont si faibles lorsqu'on les compare à ceux que donnent les piles Tohaiqoes, cela tient sans doafle a la prodigieuse vitesse avec la^idle les fluides dectriques se transmettent, et à la lenteur avec laquelle le frottement les développe. Cependant il n'est pas dénsontré^ jusqu'à présent , que Télectricité n'ait qu'un mode unique de transmis* âon an travers des conductem^ , et l'on ne pourra décider cette question que par la mesure exacte des quantités de fluides qui passent et des effets qu'ils produisent.

Oq a fait de nombreux essais pour découvrir comment il arrive que le frottement dégage de l'électricité; mais, sur ce point, 'on n'est parvenu à aucune notion précise. Qudqnes physiciens, après de longues discussions que je ne puis pas rapporter ici , ^is^t,il est vrai, que la séparation des fluides est due à l'ébranlement on au déplacement des molécules; mais, à mon avis, <^te explication n'explique rien; car, dans les changements <l'état des corps , à coup sur il y a ébranlement et déplacement

580 UVRE m. — MAGMËTISME ET iLEGTRlGITÉ.

des molécules, et cependant aucune électricâté n est produite ; il reste donc d^autres conditions essentielles qui sont inconnues.

D'autres supposent que le frottement qui donne de rélectridté est toujours accompagné d'une action chimique, et qu'il su£Eît dW pécher cette action pour que Télectricité cesse de se produire. Cette opinion repose principalement sur Texpérience suivante du docteur Wollaston {Ann, de Ckim. et de Phys.^ t. Wt p. 53). Une machine électrique ayant été enfermée dans un vase où Ton pouvait changer Tair, on voyait le développement d'électricité cesser ou reprendre son énergie, suivant que le vase était rempli d'acide carbonique ou d'air atmosphérique \ mais cette expérience ne suffit pas poiu* démontrer , d'une manière rigoureuse, que toute l'électricité résultant du frottement est due en réalité à l'action chimique que le frottement détermine, et non à l'action mécanique qu'il exerce. Pour résoudre nettement cette question , il faudrait constater la nature et la quantité de l'action chimique produite par le frottement, et la comparera la quantité des fluides décomposés*

S'il nous est impossible d'assigner la véritable origine de l'électricité qui se manifeste par le frottement, nous essayerons du j moins d'indiquer les principales circonstances qui paraissent agir d'une manière constante pour en modifier le développement. Les nombreuses expériences qui ont été faites sur ce sujet peu- j vent être résumées par les propositions suivantes :

V Deux corps solides quelconques , bons conducteurs ou mauvais conducteurs, prennent toujours , par le frottement, VunTé lectricité résineuse et l'autre l'électricité vitrée , lorsqu'on prend toutefois les précautions convenables pour les sécher, pour b isoler, etc., etc.

Le firottement qui s'exerce entre les solides et les liquides parait suffisant pom' développer aussi de l'électricité dans un grand nombre de cas. Le mercure est probablement, sous ce rapport, le plus énergique des liquides»

Le frottement des liquides entre eux pourrait sans doute, dans les circonstances convenables, développer aussi de 1 électricité.

Le frottement des gaz, soit entre eux, soit avec les liquide» ouïes solides, ne paraît, dans aucun cas, développer de IVIeo tricité , du moins quand les gaz ne sont point chargés de parcelles solides ou liquides.

CHAP. V. — ACTIONS MÉCANIQUES. 58i

2® Lorsqu'on élève la température d'un corps, on lui donne une tendance à prendre l'électricité résineuse ; et , comme cette tendance n*est pas la même pour des accroissements égaux de la température, il en résulte qii'en frottant deux corps à des températures différentes , celui qui est vitré à une température plus basse peut devenir résineux à une température plus élevée ; il en résulte aussi que deux morceaux d'une même substance , quoique parfaitement pareils , et prenant une égale part au frottement , peuvent donner de l'électricité s'ils sont à des températures différentes , le plus chaud prenant toujours alors l'électricité résineuse.

3® L'état de la surface d'un corps n'est pas sans influence sur Tespèce de fluide qu'il prend par le frottement : on remarque , en général , que les petites aspérités de la surface donnent aux corps^ et surtout aux corps mauvais conducteurs , une tendance à prendre l'électricité résineuse. Ainsi, en frottant l'une sur Tautre deux lames du même verre, Tune polie et l'autre dépolie, la première prend l'électricité vitrée et la seconde l'électricité résineuse : cependant, il y a d'autres causes qui produisent le même effet , comme nous l'avons indiqué pour le disthène

4* Une lame de métal prend toujours l'électricité vitrée , lors- (ju'elle est frottée par de la poudre plus ou moins fine du même métal (Becquerel, t. II, p. 117) : on en fait l'expérience, en mettant en contact avec l'un des plateaux du condensateur une petite coupe dans laquelle on reçoit la fine limaille métallique qui a été projetée avec plus ou moins de vitesse sur une lame de même métal que l'on tient à la main; l'électricité dont se charge le condensateur montre que la limaille a pris l'électricité résineuse par son frottement rapide sur la lame.

5" Deux lames de différents métaux, frottées l'une contre Tautre, prennent assez d'électricité pour donner naissance à un courant sensible : on en fait l'expérience en adaptant les lames aux deux extrémités du fil d'un multiplicateur , et en les faisant ensuite glisser l'une contre l'autre; le sens de la déviation de l'aiguille indique l'espèce du fluide qui se développe sur chaque 'ame, et l'on a pu former ainsi la table suivante, dans laquelle chaque métal est vitré avec ceux qui le suivent, et résineux avec ceux qui le précèdent (Becquerel, t. II, p. 114) :

592 LIVRE 111. *- MAGNftTISlU £T fiLEGTMCITË.

Andiuome.

Aident.

Fladne.

Arsenic.

Or.

RaHadîmii

Cadmiim.

Caivre.

€obak.

Fer.

Ëtatn.

I^icLd.

Ziiic.

Plomb.

thintli

6* La tension de rélectriclté développée par le frottement est indépendante de la vitesse , de la pression , de Fétcndue des surfaces en contact, de l'épaisseur des corps (îx>ttants et du mode de frottement. (Péclet , jinn. de Cliim . et de Phys.^ t. LVII , p. 337 .)

La simple pression , sans frottement latéral , exerce sur les molécules des coi*ps une action mécanique qui n'est sans doute pa^ la même que celle da frottement, bien qu^ soit difBc3e d'assigner avec préciûon en quoi consiste la difTérence ; cependant, la pres^on est capable aussi de développer de rélectricité, comme nous l'avons vu (555).

M. Becquerel a construit un grand appareil pour étudier ces phénomènes, et il conclut que la quantité des fluides dégagé est proportionnelle à la pression ; cependant il ne parak guèi« possible de présenter ces résultats comme Texpression d'une loi générale, car les liquides n'ont pas été soumis à l'épreuve, et les gaz, qui sont si éminenunent compressibles, n'ont manifesté aucune apparence électrique.

Le clivage s^opère avec plus ou moins de facilité dans la plupart des corps lamellaires régulièrement crisullises , comme le talc, le mica, la chaux sulfatée, la baryte sulfatée, le feldspath, la topaze,etc. Sil'on fixe des manches isolants aux deux grande faces d'une lame mince de l'un de ces corps, et que, par un effort particulier , on la divise en deux dans le sens du clivage, les deux lamelles qui en résultent sont électrisées, Fune vîtreusement, l'autre résineusement. (Becquerel, t. II, p. 112.)

Ces électricités sont sans doute trop fîsiibles pour que l'on puisse les transformer en un courant sensible.

Actions physiques.

Les actions physiques qui développent de l'électridté sont: les actions capillaires, et les actions de la chaleur, du m^^ tisme et de IVlectricité ; car, jusqu^à présent, on n'a pas Beu de penser que Faction de la lumière puisse, dans aucune cirooostance, déterminer la séparation des fluides électriques.

cftàF. V. Acrmis PMisiouES.

SI68. Acikm — ptthJg», — M. Becquerel attriboe à 1 actioa capillaire les phénoneM» électriques qu'il a observés dans les dreonstances suivantes :

A Tun des boms du fil d'un uuiltîplicateur très-sensible ou adapte me cufller de platkie renplie d'adLde nitrique pur; à TaHire bout du même fil ou adapte uoe éponge de platine soi*gneusemeni larée à Tadde nitrique» et ensuite cbau£Eée au rouge ; on plonge euauîle cette éponge dans Tacide de la cuiller; et l'on observe une déviation djuis Taiguille du multiplicateur; le sens du coiueanl moa^re que l'éponge a pris Télectricité négative : cependant» après quelques instants, on observe un courant oontraire. Lorsque Tacide est étendu de la moitié de son poids d'eau , Ton n observe que le pwnûer effet; il n y a plus de courant inverse.

L'aeîde dilorhydrique eonceutré donne des effets ibveracs de ceux de Tacide nitrique pur.

Ces ùàts sota, peut-être trop restreints et tr(^ complexes pour qu'il soit permis d'en conclure d'une manière générale que l'ao* tion capillaire dégage de l'électricité.

269. PftiénomèneB tlieaMia Oeetiifea* — L'action de la Uialeur ne se fait pas seulement sentir sur la tourmaline et sur d autres cristaux pour les rendre électriques, comme nous l'avous vu (236), mais elle se fait sentir aussi sur les corps bons conducteurs, et particulièrement sur les métaux, pour y déveii^per des courants plus ou moins énergiques qui ont été dé* couverts en 1821 par le docteur Seebeck, de Berlin : ces courante^ que Ton appelle thermo-électriques ^ à cause de leur origine, constitueal aujourd'hui, sous le nom de thermo^magnétàsme^ Time des branches les plus intéressantes de rélectro-magnétisme« Nous ne ferons connaître ici que les principales conditions sous lesquelles ils se produisent ; mais, dans l'un des chapitres suivants , nous essaj^erons d'établir les lois remarquables de leur iûteiisité.

Les recherches qui ont été faites sur la fonnation de ces courants peuvent être résumées par quelques propositions générales que nous allons successivement examiner.

Première proposition. — Deux fils métalliques étant soudés ^t à bout, de manière à com.poaer un circuit fermé de forme quelconque, il s'établit dans le circuit un courant plus ou moins ^ergique, toutes les fois que les deux soudures sont à des tem-

r>84 LIVRE III. — MAGNÉTISME ET ËLECTRIGITË.

pi^ratures différentes , et le courant persiste aussi longtemps que In différence des températures est maintenue.

On démontre cette proposition pour un cas particulier an moyen de l'appareil qui est représenté (Pi.. 21, Fig. 1) : ss est un cylindre de bismuth ; ses' une barre ou une lame de ciÛTie recourbée et soudée aux extrémités ^ et / du cylindre de bismuth; ab une aiguille aimantée, libre sur son pivot. Les soudures s' et s étant à la température ambiante , on dirige le plan vertical de l'appareil dans le méridien magnétique; alors, si Ton échauffe la soudure s par exemple , Taiguille éprouve une déviation plus ou moins considérable, et , si Ton refroidit la même soudure s au-dessous de la température ambiante, Faiguille éprouve une déviation en sens contraire.

Ces mouvements |de l'aiguille, tantôt dans un sens et tantôt dans l'autre, accusent bien évidenunent la présence d^un courant électrique qui se propage dans un sens lorsque la soudure s est plus chaude que la soudure /, et dans le sens opposé quand au contraire c'est la soudure s' qui est plus chaude que la soudure s. Cette conséquence se confirme encore en agissant sur la soudure s\ au lieu d^agir sur la soudure s.

Tous les métaux ne donnent pas des résultats aussi frappants que le bismuth et le cuivre; mais alors, au lieu d'une seule aiguille, on emploie un système de deux aiguilles compensées comme on le voit dans la figure 2 : la bande supérieure ses' est fendue pour laisser passer l'aiguille inférieure, et le pivot s'elw jusqu'à l'aiguille supérieure.

Pour faire voir que les différences de température les plus imperceptibles entre le bismuth et le cuivre sont capables de développer des courants très-énergiques , on emploie l'appareil qui est représenté dans la figure 3.

Enfin, pour un très-grand nombre d'expériences, il est nécessaire d'avoir recours à l'emploi du multiplicateur; mais les multiplicateurs thermo^ électriques doivent, en général, être composés avec un fil très-gros çt n'avoir qu'un petit nombre de tours, comme nous l'expliquerons plus loin (chap. v) : si, avec les deux extrémités du fil de cuivre d'un tel multiplicateur, on touche, par exemple, un morceau de bismuth ou d'antimoine i on verra que la moindre différence de température aux deia points de contact détermine une déviation considérable.

Pour étudier par ce moyen les courants thermo-électrique

CHAP. Y. — PHËNOMËRES THERMO-ÉLECTRIOUES. 5SS

donnés par deux métaux quelconques , comme le fer et le platine, il sufEt de couper en deux un fil de platine, et d'adapter chacune de ces moitiés à chacun des bouts du multiplicateur, de manière que le contact soit bien métallique ; alors, pourvu que ces jonctions soient exactement à la même température , le multiplicateur, armé de nés deux bouts de platine, jouira des mêmes propriétés que s'il était tout entier composé d'un fil de platine continu , c'est-à-dire qu'en touchant maintenant avec un fil de fer les deux extrémités du multiplicateur, on aura des courants qui ne pourront résulter que de la différence de température des deux points de contact du fer et du platine.

En soumettant les différents métaux à cette épreuve , ou à d'autres analogues , on arrive aisément à démontrer la proposition générale que nous avons énoncée ; mais Ton reconnaît en même temps que les différents couples métalliques ont à cet ^ard des sensibilités très-différentes ; car, dans les mêmes circonstances, les uns donnent des courants d'une grande énergie, et les autres des courants excessivement faibles.

On a pareillement essayé, par les mêmes moyens, de classer les métaux à raison de leur tendance à prendre l'électricité positive ou négative , et les résultats que Ton a obtenus sont représentés dans le tableau suivant , où chaque métal est positif avec tous ceux qui le suivent, et négatif avec tous ceux qui le précèdent :

Antimoine. Laiton. Cobalt.

Arsenic»

Rhodium.

Palladium.

Fer.

Plomb.

Platme.

Zinc.

Étain.

Nickel.

Or.

Argent.

Mercure.

Cuivre.

Manganèse.

Bismuth.

M. Becquerel a observé qu'à de très-hautes températures le fer et le platine changent de rôle ; mais cette inversion ne paraît pas constante ; car je n'ai rien observé de pareil dans un ti*èsgrand nombre d'expériences dont il sera question à l'article du f^yromètre magnétique ^ destiné à la mesure des hautes températures.

Deuxième proposition. — Lorsqu^on chauffe ou qu'on refroi- ^^ quelques points d'un circuit métallique fermé et composé

586 LiyftE m. — lAGMTlSMe CT ÈUGTEIGITÊ.

d'uB seul méul homogcoe, oa y AétcinuDC, amis cntakiei eondibaiis, des eourancs plus ou moîns énergiques.

Le btsnnuth et TanbiBoiiie p«rats«ent écie les mét^mL les plat profureft à montrer ce phénomène remanpiable : «kis&, ea prenant par exoapk un morceau d'aotMoine «le fioraM «fuelcoaque, et en disposant sur une de ses fisoes une petke aîguîUe aîasastée Iq^remem suspendue, cm troui^ tau^ouis sur le eooftour de ce morceau plusieurs poiiits tels qu'en les dmuSàxHL om kofàmit k TaiguiUe aîmatttée une déviatioB Urcsscnsiblp dans un sens ou dan» Tanlre : cette obseï i iiiiaii est due ausei au dootew Seebeck.

Plusieurs physîcîeiis ont étudié ce phénomène renmin|aable : MM. Yélin, Cumming et Sturgeon se sont paitÎGulîèreBaettt ap* {Ji«iués à donner des fisrmes régulièves aux aMreeaux de Usniitb et d'antimoine, on à coa^Mser a^ec ees métaux des civcuits reo- Ungukires, elliptiques, circulaires, etc., ete^ pour détotmeer les points les plus efficaces et les directions des courants qui résultent de réchauffement ou du refiroidissement de ces poîais. Mais, jusqu'à piése&t, il nous parak impossible d'énanœr aucun fiiit général , soit sur la direction « soit sur Tintensité de ees courancs singuliers; car des circuits semblables et de grandeurs diffoentes donnent presque toujours des rcsultaifi diffàrenta.

Quelques observateurs attribuent ces effets à des ^p>upes cristallins qui se forment pendant le refroidissement des métaux, et qui empêchent Tuniforme propagation de la chaleur dans tous les sens. Cette ofûnion n'est pas sans fondemeiu; mais il nous semble que des observaticH» plus directes seraient nécessaires poiur rétablir d'une manière rigoureuse.

M. Becquerel a donné plus d*extension à ce fait curieux ; il a montré qu'il s'applique aussi à des fils de platine, et, en analysant avec sa sagacité ordinaire les principales circonstances qui modifient les résultats, il a établi le principe suivant : Lorsqu'uo fil de platine forme un circuit fermé, et que sur tm point de sa longueur se trouve un obstacle quelconque capable de ralentir la propagation de la chaleur, si Ton cbauSe le fil à une petite distance de ce point , il se produit un courant qui dans cet intervalle est dirigé vers l'obstacle, et qui parooiut dans le méiue sens toute retendue du circuit.

Ainsi, en mettant les deux bouts d'un fil de platine en contact avec les deux extrénntés d'un multiplicateur, et en mainte»

CHAP. Y. — M&N^VÈMS TBfiBMO-ÊLECTRKimS. 587

lant ces j<mctîoiift très^-exactement à la mène fiempmture, pour empêcher ks effets theniK>-éleclEriques ordinaÎKs, on obtîait des oouranfts dirigés de a en &, lorsqu'on <^iiffe en « après^ avoir sieplié le fil en hélice en i, ou apiès y aToir Sâk on sin^^ nœud, ccHnme on le voit dans la figure 4.

On obtient des effets analogues avec le cu&Tre lorsqpi'il est un peu oxydé : ainsi, en accrochant en & les deux boufes d'un multiplicateur (Fi6. 5) et en chauffant en a, il se manifeste un ooo* rant de a en & locscpie les fils ne sont pas parlailienient décapés. (Bea|uerel, t. II, p. 40.)

Cqieiidant Nobili a obtenu des courants inverses, avec des. métaux, plus oxydables, «somme le aine, le fer et rantiBMMae. {BMiQih. unip. de Genève, u XXVII, p« 118.)

270. FMMMBèaes 4*iudkM«lom. — Ces phénomènes ont été découverts par M. Faraday en 1831 ; ils ont reçu depuis une extension importante, comme nous le verrons (diap. vui) ; mais les feits les plus fondamentaux qui les constituent peuvent se résumer de la manière suivante :

Lt^squuH circuit comdmcteur fermé commence it recetmr dane ^elques-'uns de ses points Factien d'un couraai quelc^nquey il est tr€tuersé par un courant iorverse ; lorsquil cesse de receimr cette action^ il est traversé par un courant direct; €«/E/t pendant qu'il reçoit cette action d'uue manière constante, U nest tra^ t^ersé par aucun courant et n*€prom»e aucune modification apparenie sensible.

Nous allons indiquer les expériences pai* lesquelles on démoiH tre la vérité de cette proposition , lorsque le circuit fermé est soumis à Faction d'un aimant , ou à l'action d'un courant, ou à l'action de la terre.

1^ Circuit soumis à V action d'un aimant. — Un fil métallique couvert de soie, de 100 ou 200 mètres de longueur est enroulé sur une bobine de bois ou de métal (Fi€. 10), dont rouv^tuie Ultérieure est assez grande pour recevoir un aimant ; les deux extrémités de ce fil communiquent avec les deux extrénûtés d'im galvanomètre suffisamment éloigné, et à l'instant où l'on iatro* duit le pôle d'un aimant dans l'intérieur de la bobine, on voit l'aiguille du galvanomètre qui est déviée avec plus ou moins de force ; mais bientôt elle revient au repos, pendant tout le temps que Taimant reste en place ; et, si l'on enlève l'aimant, elle s'a^ gite de nouveau dans le sens opposé. La déviation de l'aiguille

donne le sens du courant d'induction qui traverse le ciraiit composé du galvanomètre et de la bobine. Il est facile de reconnaître que ce courant est inverse et marche en sens contraire de celui de l'aimant lorsque Taimant commence à agir, et qu'il est direct et marche dans le même sens que celui de Taimant quand Taimant cesse d'agir ou quand on le retire de la bobine.

Lorsque le galvanomètre est très-sensible , il n'est pas nécessaire d'enrouler un aussi long (il sur la bobine ; on peut même quelquefois se dispenser d*un fil replié sur lui-même, et montrer l'effet d'une manière plus simple avec un seul fil qui joint le$ deux bouts du galvanomètre pour fermer le circuit : alors, en approchant vivement de ce fil un aimant pour Téloigner et le rappi*ochec ensuite, on détermine des oscillations très-apparentes dans l'aiguille du galvanomètre. On conçoit que des expériences de cette nature peuvent être variées à l'infini.

2* Circuit fermé soumis a Vaction d'un courant, ' — Sur une bobine analogue à la précédente, on enroule simultanément deux fils couverts de soie (Fig. 12) : l'un est destiné à laisser passer le courant d'une pile plus ou moins forte, c'est le circuit inducteur^ l'autre est destiné à recevoir l'action inductive de ce courant, c'est le circuit induit; les extrémités de ce second fil sont par conséquent unies avec les deux extrémités du fil do galvanomètre. Quand les communications sont établies, on fait passer le courant par le premier fil , et à l'instant l'aiguille du galvanomètre accuse dans le second fil un courant d'induction inverse, c'est-à-dire, qui marche en sens contraire du courant inducteur ; puis elle revient au zéro et reste stationnaire ; mais, lorsqu'on rompt le circuit de la pile, elle se dévie de nouveau et accuse dans le second fil un courant d'induction direct, c'est* à-dire, marchant dans le même sens que celui de la pile.

3® Circuit fermé soumis a T action de la terre, — On a obtenu quelques phénomènes en soumettant à la seule action.de la terre des fils roulés en hélices plus ou moins longues ou plies en rectangle, dont on change alternativement la position. [Ann, de Chim.,t. I, p. 1 16 et 124 ; Bibl. universelle, t. XUX, p. 136.) Les effets, jusqu'à présent les plus considérables qui aient ete obtenus, sont ceux que Ton doit à l'ingénieuse persévérance de MM. Palmieri et Santi-Linari; ces physiciens avaient des premiers obtenu des indices de l'induction terrestre; mais plus tard, en variant leurs appareils, ils sont parvenus, sans aucune intenren-

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