U?. IV. — ROTATION DES COURANTS PAR LES AIMANTS
cale dirigée dans le même sens que la première { eiinsi la résultnte du cerclé entier sehi verticale et par Conséquent petpeiidi^» ilaire au triangle ^ab.
Ces exemples particuliers suffisent fiour donner une idée des asës sur lesquelles reposé le principe général. Nous alldHs voir isdntenant comment ce principe explique la i*otation des coiiihts verticaux où horizontaux produits pBT les aimants.
CovMutB ▼ertieattx. ^' ab (FiGi S9) étant un Courant vertical ibbile autour de Taxe .z^ , et j étant TextréiHité de Taxe 9'^ UD solénoîde , la résultante de l'action du âolénbïde est plÉx^ eadiculaire au triangle sab ^ dans toutes les {Positions que le oui-ant peut prendi^e autour de son axe de rotation ; par conéquent le courant doit tourner d*uh mouvement continu. La irection de ce mouvement change avec le sens du courant oA, t aussi avec le pôle du solénoïdë ou de rftimailt, comme nous avons observé (fitf5).
C»«ramt< iioriaoBtawx^ — Le ifaéme raisonnement s'applique u oouhiQt horizontal ab (Fig. 30).
Action des aimants les uns sur les autres. '
866/ AUtà^Hnn bi lNft|»ttlil«Mi dM miteanlii. — Codc^biis ilii oiénoide qui s'étende indéfiniment de part et d'abtre du point iM FiG. 31), et dont le courant marche dans lé sens indiqué par es flèches ; concevt)ns ensuite c^ne ce solénotde soit coupé eu m, !t({ae les deux parties soient écartées Tune de l'autre commis Te lïpresente la figure 32. Il résulte de nôtre définition (&64) : i* que Textrémité a est un poie austral^ car, en regardant en fatns e cercle qui la termine , on voit que le courant ascendant M ^uye à dniîte; 2® que l'exti*émité b est un pôle boirai, car^ len ^gardant en face le cercle qui la termine, on voit que le courant ^Cendant te trouve à gauche; ainsi, en coupant un solénoîde^ perpeadiciilairetaient à son axe^ les deux pôles qui en résultent ^Qt toujours deux pôles de noms cotktraires^ comme quand Oii trise un aimant;
I^plus, il est évident que les pôleà aintraireft a^ib des dëttu ^léuôldes s'attirent l'un l'autre ; car, en considérant toulement ^ cercles qui les terminent, on voit que les courants y M)Ut pft-»- ^èles et dirigés tlans le même sens^ et il en est de même de ^U5 les autres. On démontre d'aillem par lé calcul que cette
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attraction est en raison inverse du carre de la distance qui sépare les deux pôles a et b; ce qui est, entre les solénoîdes et les aimants, une nouvelle analogie bien fondamentale.
Gomme on démontre d^ailleurs (ce que nous avons déjà indique (&6tf)) que Faction d*un solénoide indéfini est tout à dit indépendante de la position que son axe peut prendre autour (k son extrémité, il en résulte que les deux solénoîdes de la figure 32 peuvent prendre toutes les positions possibles, Vun autour du point a, et l'autre autour du point 6, sans cesser pour cela de s'attirer avec la même intensité.
Ainsi , quand on coupe un solénoïde indéfini, on donne naissance à deux pôles qui sont en tout comparables aux deux pôl^ que Ton obtiendrait en brisant un barreau aimanté d'une tr^ grande longueur.
Lorsqu'un solénoïde a une longueur déterminée , comme é (FiG. 33), ses deux pôles aexb sont évidemment, Tun un pôle austral et l'autre un pôle boréal, puisque, en regardant le bout a, le courant ascendant est à droite , tandis qu'en regardant le bout i il est à gauche. Or, en brisant le solénoïde défini, on obtiendrait des résultats analogues à ceux que donnent les sol^ noïdes indéfinis , du moins quant au sens de l'action , mais nou pas quant à l'intensité ; car ici, les seconds pôles de chacun de> solénoîdes que l'on obtient n'étant plus infiniment éloigna, oQ doit tenir compte de leur action.
Par conséquent deux solénoîdes définis , tels que ah et ai (FiG. 34), qui agissent l'un sur Tautre^ donnent naissance, conunf deux aimants, à un système de quatre force3, deux attractrves et deux répulsives; les forces attractives s exercent suivant ai' ^ ba\ et les forces répulsives suivant aa et bh\
AlatantotloM. — Dans la théorie dont nous nous occupons, b corps magnétiques, comme le fer doux ou l'acier non aimantée sont considérés comme ayant déjà des courants autour des mo' lécules qui les constituent ; seulement , on est obligé de îaxxt ^ leur égard plusieurs hypothèses distinctes :
l** Hypothèse! On admet que les courants étant dirigés indi^ tinctement et confusément dans tous les sens possibles, l'ensemble des actions qu'ils exercent au dehors est toujours réduit à zéro, parce que ceux qui agissent dans un sens détruisent toujours TefTet de ceux qui agissent en sens contraire.
2* Hypothèse. On admet qu^au moment où une cause extf-
GHAP. IV. — AUIANTATION. S77
Heure quelconque vient à faire sentir son action sur les courants, ik se rangent en tout ou en partie dans un certain ordre pour obéir à Faction qui les soUicite.
3*^ Hypothèse. Si le corps est sans force coercitive , comme le fer doux, Ton admet que la cause extérieure cessant d'agir, les courants, par leur action mutuelle, retombent dans Tétat de confusion où ils étaient d'abord : mais si le corps est doué de force coercitiye, comme Tacier, on admet au contraire que les courants, une fois rangés dans Tordre convenable pour former des solénoïdes , conservent cet ordre malgré les actions intérieures qui peuvent s^exercer pour le troubler.
On voit, d'après cela^ que l'aimantation n'est qu'un arrangement des courants qui préexistent dans les corps magnétiques : si on les tourne dans un sens, les pôles se montrent dans un certain ordre : et, si on les tourne en sens contraire, les pôles se montrent en sens inverse.
Il reste assurément de belles recherches à feire sur ces courants moléculaires , soit pour démontrer leur existence d'une manière plus directe, soit pour arriver jusqu'à la cause qui les produit , soit enfin pom* déterminer les principales circonstances des modifications qu'ils reçoivent de la part de la chaleur ou des autres agents physiques : mais, en attendant, il nous a semblé nécessaire d'exposer avec quelques développements une théorie qui établit des rapports si remarquables entre les phénomènes du magnétisme et ceux de l'électricité.
!f78 LIVRE IIL — lAfiUttlMIE IT tUSCTRIGlTÉ.