‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 145 sur 217 · MAP. V. — ACTIONS CHIMIQUES. S · texte numérisé non relu

MAP. V. — ACTIONS CHIMIQUES. S

Dans les solutions acides, au contraire, c*est l'eau qui dt po^ sitive, et la solution restante qui est négative.

Lorsque les acides agissent sur les métaux,' il se produit en général deux phénomènes : le premier est Toxydation du métal, qui est une combustion; et le second, qui succède ordinairement au premier, est la combinaison de Toirfde avec Tacide, qui est encore analogue à la combustion, en ce que l'acide joue toujours le même rôle que Toxygène , tand^ que Foxyde joue le même rôle que le corps combustible; on doit donc s'attendre à un dégagement d'électricité plus ou moins considérable pendant que ces phénomènes s'accomplissent. C'est ce qui a été, en effet, constaté dès 1S23, par MM. OËrsted, Arogrado, Becquerel, de La Rire et NobiU; mais comme les métaux interviennent nécessairement dans les circuits , on pouvait toujours supposer que la force électromotrice n'était pas sans influence sur les courants produits. Yoici les expériepces par lesquelles on constate ce phéaomène :

Lorsqu'on plonge les deux, extrémités du multîplicatcfur dans xm acide qui attaque le cuivre , on voit à l'instant laiguille s'agiter et accuser la présence d'un courant très-énergique; ce courant change de direction d'un instant à l'autre , et le moyen le {Jus eiBcace pour lui imprimer une direction constante paraît être de tenir l'un des fils en repos dans l'acide, tandis que l'autre est vivement agité. Cet effet résulte de l'inégale action dûmique que l'acide exerce sur les deux fils.

Pour soumettre un autre métal à la même épreuve, il suffit d'en prendre deux morceaux attachés diacun à l'extrémité de l'un des fils du multiplicateur, et de prendre des précautions convenables pour qu'il n'y ait pas d'inégalité de température aux deux jonctions du métal avec le multiplicateur; alors les deux morceaux étant plongés dans l'acide, on observe les courants <iui résultent de l'ensemble des actions dmniques qui s'exercent eatre le métal et l'acide.

Ainsi, deux fils d'or pur étant aâmplement tortillés autour des deux extrémités du multiplicateur, et plongés ensuite dans l'eau régale, on obtient un courant très-'sensibte; M. Becquerel a rendu ce courant plus énergique encore , en plongeant ces fils d or dans de l'acide nitrique à une assez grande distance l'un de •autre, et en versant quelques gouttes d'acide hydrochlerique autour de l'un des fils seulement; dans ce cas, en effet, l'action

chimique est très-inégale; car, au premier instant, elle est The sur Tun des fils, et nulle sûr Tautre.

Pour observer les courants qui résultent de Faction d'un acide sur un alcali , M. Becquerel verse Vacide dans une cuiller àc platine, et il prend dans une pince de platine le morceau di soude ou de potasse qu'il veut soumettre à Tépreuve; alors L pince et la cuiller étant mises en communication avec les extrémités du multiplicateur, on plonge Talcali dans Tacide poui compléter le circuit.

Dans toutes les actions de cette nature que Ton peut varier à rinfini, on observe constamment que l'élément acide dégage l'électricité positive, et Télément basique Télectricité négative.

Il en est de même encore dans les actions plus complexes ou un métal prend la place d'un autre métal dans une dissolution saline ; nous en citerons un exemple :

Dans une dissolution de sulfate dç cuivre , on plonge à quelque distance Tune de Fautre deux lames attachées aux deoi bouts du multiplicateur, Tune de zinc et Tautre de cuivre, on observe un courant très-énergique , et Ton voit en même temp le zinc passer à Tétat de sulfate de zinc pour prendre la place du cuivre, et celui-ci se révivifier sur la lame de cuivre.

On donne encore plus d'intensité au courant en disposant Texpérience de la manière suivante, comme l'a fait M. Becquerel, qui a, le premier, analysé tous ces phénomènes chimiques avec autant de bonheur que de persévérance. {A fut, de Chim, et à Phys.^ t. XLI, p. 1.) Dans un vase de verre ou de porcelaine, on dispose une cloison avec une membrane de vessie ; d*un côte, on met une dissolution de sulfate de zinc et une lame de zinc, et de l'autre une dissolution de sulfate de cuivre et une lame de cuivre : la réaction est à peu près nulle tant qu'il n'y a entre ce> liquides d'autre communication que celle qui s'établit par I' cloison : mais , aussitôt que les lames de zinc et de cuivre sont liées entre elles par un métal quelconque, par exemple, parle (il d'un multiplicateur, le zinc est vivement attaqué, tandis qne le cuivre du sulfate de cuivre est révivifié sur la lame de ciiiw elle-même; il se produit en même temps un courant très-énergique , qui reste constant si Ton a soin d'ajouter du sulfate de cuivre solide pour maintenir la dissolution au même point de saturation. Nous reviendrons sur ce sujet (chap. vu); no"=* avons voulu seulement ici constater le fait du développement df

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