CHAP. TH. — ARBRE DB SATURIIB
riiydrogène vient donc perdre sur ce pôle l'ëlectriché positive qu'il a au moment où il se sépare de Toxygène, et à l'état nais* sant, il désoxyde le plomb qui fSe dépose lentement en se cristallisant ; l'acide acétique est alors devenu libre pour former un équivalent d'acétate de zinc , en remplacement de Téquivalent (1 acétate de plomb décomposé.
50S« Coaacrvfttlmi du donM»^ des vaiaae»«x* — On remarque que dans certaines circonstances le cuivre qui sert de doublage aux vaisseaux se corrode et se détruit avec une incroyable rapidité. Davy, supposant que cette action chimique beaucoup plus rapide, que le cuivre éprouve quelquefois dans leau de mer, provenait d'une action électrique particulière, fîit conduit à chercher des actions électriques contraires pour en neutraliser les effets. Après avoir exposé des feuilles de cuivre dans des vases remplis d'eau de mer, et fait communiquer ces vases entre eux, soit par des fils de cuivre, soit par des siphons eux-mêmes remplis d'eau, il essaya de mettre en contact avec le cuivre du premier vase des métaux oxydables, comme le zinc, le fer, la fonte, etc., pour examiner si ces métaux protégeraient le cuivre , et jusqu'où cette protection pourrait s'étendre. L'expérience réussit; conformément à ses prévisions, le métal oxydable se détruisait , mais le cuivre était préservé , et il letait jusqu'à une très-grande distance du point de contact du métal préservateur.
Cependant les expériences pratiques, tentées sur plusieurs grands vaisseaux anglais, sans contrarier la théorie, n'eurent pas tout le succès que Ton en ayait espéré. En général , le doublage était trop bien préservé, c'est-à-dire qu'il devenait pôle trop positif dans le couple qu'il formait 'avec'Jle zinc ou la fonte. Alors les oxydes de chaux, de magnésie, etc., ne tardaient pas à ternir l'éclat métallique du^ cuivre, à se|déposer sur lui, en couches assez épaisses pour fixer les herbesj^es coquillages, etc. ; si bien que le bâtiment était préservé, il est vrai, mais il l'était aux dépens de sa qualité la plus essentielle,{car il devenait lourd et mauvais marcheur.
306» Corps slniples, oxydes» ete.» obtenus par H. Becquerel. — M. Becquerel a étudié le premier avec suite les actions lentes (le l'électricité, et il les ai appliquées avec [un rare succès , soit à isoler des corps simples , qui n'avaient jamais pu être obtenus électriquement, soit à former des|oxydes cristallisés, ou d'autres
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corps plus complexes, analogues à ceux qui se présentent daos la nature. Nous allons essayer, par quelques exemples, de donner succinctement une idée de sa méthode et de ses principaux résultats.
0<i4e<«Mw. ~- On remplit un petit flacon d'une dissolution d'eau salée; dans le bouchon qui doit le fermer, on fait passer deux tubes de 3 ou 4 millimètres de diamètre; leur extrémité inférieure est coiffée d*un linge, sur lequel on dépose enTiroo 1 centimètre de hauteur d'une argile humectée aussi avec de Teau salée. Dans Tun de ces tubes on verse une dissolution saturée de silice en gelée dans l'acide chlorhydrique du commerce, qui contient un peu de fer; dans l'autre, on verse mie dissolution d'eau salée; alors le bouchon se met en place sur le flacon, de telle sorte que par leur extrénûté inférieure les deux Uibes plongent dans la dissolution qu'il contient. Cela fait , on plonge une lame de platine dans le tube à dissolution de silice, une lame de zinc dans le tube à dissolution de sel , et l'on met les lames en communication au moyen d'un fil métallique. Après un certain temps, la lame de platine se couvre de lamelles brillantes qui sont un siliciure de fer, et, l'action une fois conunencée par l'intervention du fer, dont la présence est nécessaire, elle se continue de telle sorte, que la lame de platine se trouve à la fin couverte de silicium en écailles brillantes, qui conservent tout leur éclat tant qu'elles sont sous l'influence du courant.
M. Becquerel a obtenu de la même manière l'aluminium, le zirconium et le magnésium, et il est présumable que cette méthode s'appliquerait aux autres métaux alcaUns qui n'exercent pas sur l'eau une action vive à la température ordinaire.
Oa^tfo d0 cwivrw. — Dans un tube fermé par un bout , l'on introduit, au fond, du deutoxyde de cuivre, sur lequel on vei^ une dissolution saturée d'azotate de cuivre ; ensuite on dispose dans ce mélange une lame de cuivre assez longue, dont une partie touche le deutoxyde et l'autre la dissolution : pub Ton ferme le tube à la lampe pour l'abandonner à lui-même. Aprè$ un certain temps, ou voit paraître sur la lame de cuivre de petits cristaux brillants, de forme octaédrique, et de couleur rouge foncé; c'est le protoxyde de cuivre cristallisé.
^ifiifMfa dm ehmuap Dans les deux branches d'un tube en T,
dont rextrémité inférieure est remplie d*argile humide, on vene de l'eau de Seine ; on plonge à droite et à gauche une lame de