MAP. TH. — COUPS SIMPLES, OXYDES, ETC
platine, et l'on fait passer le courant d'une pile d'une quinzaine d'éléments ; après un certain temps , la branche négative donne la réaction alcaline , et ensuite la chaux hydratée se montre en cristaux réguliers.
chtfmê^ ém emêpa^ 99 «l'ary^Mf. -« L'argent, par son contact avec Tanthracite ou le charbon, détermine des réactions remar*quables dans Tacide chlorhydrique : le morceau de charbon se fixe sur la lame d'argent avec un fil de même métal ; on l'introduit ensuite dans un tube contenant de l'acide chloirfaydrique. Ce tube ne doit pas être fermé, car il éclaterait par la pression des gaz qui se développent; il est seulement rétréci pour donner issue à ces gaz, sans permettre une trop grande évaporation. Après quelques mois, le chlorure d'argent cristallisé apparaît sur la lame d'argent, et l'on constate qu'il se dégage pendant Topéradon de l'hydrogène carboné, formé par le contact de l'hydrogène naissant et du charbon.
Le chlorure de cuivre s'obtient par le même procédé.
CmÊ^unmtm étmm^m ém ^wéurm mi ém — tulp» — Dans l'une des branches d'un tube en U, on verse ime dissolution de bicarbonate de soude, dans l'autre une dissolution de sulfate de cuivre; elles sont séparées au fond du tube , par de l'argile humide. Deux lames de cuivre, communiquant entre eUes, plongent, Tune à droite, l'autre à gauche. Après im certain temps, on voit dans la dissolution de soude de belles aiguilles satinées, d'un ▼ert bleuâtre; c'est le double carbonate de soude et de cuivre.
§ 3. Description des piles i>oltaïques de divers systèmes^ et examen des actions chimiques qu'elles éproupent.
Après avoir essayé d'expliquer, autant que l'état actuel de la science le permet, les actions chimiques produites par les courants électriques et les dégagements d'électricité produits par les actions chimiques, je vais essayer de donner, en peu de mots, une description des diverses piles qui ont été imaginées dans ces derniers temps, et d'indiquer les principales recherches qui res^ tent à faire pour expliquer d'une manière satbfaisante les phénomènes électriques et chimiques qu'elles présentent.
J'examinerai successivement les piles à un seul liquide et ks piles à deux liquides.
67$ LITRE m. — MAGNÉTISME ET ÉLECTRICITÉ.
307. nie de Salée* — L'élément de la pile de Smée est représenté (Pl. 23, FiG. 14, 15). La figure 14 est une vue de face, et la figure 15 une vue de profil; il se compose d'une large lame p de pltUine platiné, comprise entre deux lames z de zinc amalgamé, dont la largeur est seulement un peu plus du tien de la largeur de la lame de platine. Celle-ci est pincée à son IxM'd supérieur entre deux règles de bois rr, dont le» prolongements reposent sur les bords du vase de verre ou de porcelaioe dans lequel plonge Télément, et servent ainsi à le soutenir; la partie supérieure des zincs s*appuie et se presse contre ces règles de bois 9 dont l'épaisseur détermine par conséquent la distance qui doit exister entre les lames de zinc et celle de platine.
On adopte en général les proportions de 7 d'eau et 1 d'adde sulfurique pour le liquide dans lequel plonge l'élément. Dans les éléments de grandes dimensions, comme celui qui est représente sur nos figures, la lame de platine a SOO millimètres de haatear, 130 de largeur; les zincs, 180 de hauteur et 55 de largeur; alors il est nécessaire de soutenir, par un petit cadre en bois, les troi> autres bords de la lame de platine.
Une pince métallique qui presse les deux bords supérieurs (b zincs contre les règles de bois, porte le fil négatif, et une pince pareille pressant la lame de platine porte le fil positif.
Quand la communication n*est pas établie entre les fils, Fadde sulfurique du liquide n^agit pas sensiblement sur le zinc amalgamé , car on ne voit pas de dégagement d'hydrogène ; mab aussitôt que les fik conmiuniquént, ou directement, ou par Tiotermédiaire de divers conducteurs métalliques ou liquides , l'action est plus ou moins vive , suivant la nature et les dimension de ces conducteurs; l'hydrogène se dégage en abondance surit surface du platine; le zinc s*oxyde et se transforme en sulftte, qui tombe au fond du vase.
Il y a donc ici trois actions chimiques, savoir : 1* décomposition de l'eau ; 2* oxydation du zinc; 3* combinaison de loijoe de zinc avec l'acide sulfurique. Supposons d'abord que ces acttons soient successives. L'eau étant décomposée , l'oxygène est clectrisé négativement et l'hydrogène positivement. Admettons, fovs un instant, que Toxygène se remette à peu près à l'état natum par son contact avec la lame de zinc, celle-ci sera alors électrîsef