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des solutions simples à toutes ces petites difficultés) et son appareil à clavier tel qu'il est aujourd'hui , est , dans le système des télégraphes à cadran , celui qui me paraît mériter le plus de confiance.
Téléffrfliplie à, eadran de M* Slemeas. — Pour faire connaître cet appareil dont je n'ai pas pu reproduire ici les dessins, j'emprunterai quelques pages du rapport que j'ai été chargé d'en faire à l'Académie des sciences en 1850. {Comptes rendus des séances de V Académie des sciences^ t. XXX, p. 500.)
« Tous les télégraphes alphabétiques construits antérieurement à M. Siemens ressemblent à celui que nous venons de décrire » (c'est-à-dire au télégraphe à cadran ordinaire qui commence cet article, Fig. 5, 6); «on peut les caractériser d'une manière générale en disant qu'ils ont nécessairement un manipulateur qui se meut à la main par celui qui envoie la dépêche, et que, par suite , celui qui reçoit la dépêche est obligé de se taire et de rester passif jusqu'à ce que son correspondant lui' laisse la liberté de parler à son tour ; que si les divers appareils dont on il fait usage présentent entre eux quelques différences, elles ne portent pas sur ces deux points , mais seulement sur le mécanisme qui sert à transformer le mouvement de va-et-vient en mouvement de rotation, ou sur la disposition du cadran, ou sur la forme de l'interrupteur, ou enfin sur le nombre des divisions tant conductrices que n^ conductrices dont il se compose.
a M. Siemens a considéré sous un tout autre aspect le problème du télégraphe alphabétique , et il est entré dans une voie tout à fait nouvelle, en se proposant de maintenir à l'opérateur qui reçoit la dépêche, pendant même qu'il la reçoit et qu'il récrit, son action directe et immédiate sur l'opérateur qui la lui envoie , et cela sans avoir recours à un second fil , sans rompre l'accord des cadrans et des appareils, et sans amener la moindre perturbation dans la série des signes dont la transmission est commencée.
n La méthode ordinaire refuse absolument cet avantage à celui qui reçoit la dépêche ; car, s'il voulait parler pendant qu'on lui parle, il en résulterait à coup sûr une confusion dont on aurait peine à sortir. S'il voit son appareil se déranger, faire un signe pour un autre et répéter toute autre chose que ce qu'on lui dit , il n'a qu'un seul moyen à sa disposition, c'est de rompre le circuit, c'est-à-dire de couper la parole à son correspondant.
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AtorS ce n'est qu'après des pourparlers et des pertes de temp coBSÎdérables que la dépêche peut être reprise;
« Par la méthode de M. Siemens , celui qui reçoit la dépédie peut au cpntraire, à chaque instant et sans aucun trouble, parier à celui qui la lui donne, signaler une erreur, ou demander la répétition d'un signe mal fait ou mal comprb.
« Pour réaliser cet avantage, qui est d une haute importanoe, M. Siemens supprime tout à fait Tiniien^teur dont nous ayons parlé, et il dispose son appareil à cadran pour qu'il agisse absolument de la même manière, soit qu'il doive envoyer une dépêche, soit qu'il doive la recevoir. Essayons de faire comprendre œ mécanisme ingénieux qui fonctionne en même temps a?ec une grande vitesse et avec une* régularité parfaite.
«L'armature de l'électro-aimant porte un levier d'enviroa 1 décimètre de longueur qui exerce deux actions trè&-differentes.
« Par la première , il fait passer, à chaque vibration doubk (aller et retour), une dent de la roue sur l'axe de laquelle est montée l'aiguille indicatrice du cadran , et par conséquent 3 porte cette aiguille d'une lettre à la lettre qui suit.
« Par la seconde action , il rompt le circuit et arrête le courant dont il a lui>-méme reçu le mouvement; mais il ne T arrête qu'au moment où il est lui-même arrêté par un buttoir dans son excursion d'aller y c'est-à-dire quand l'armature, attirée par rélectro-aimant , est venue aussi près ^s pôles qu'elle doit le faire; aloi*s le circuit étant rompu, l'armature cesse d'être attirée, et se trouvant immédiatement rappelé par son ressort, le levier accomplit son retour. A peine touche-t-il à cette autre limite de son excursion , qu'il complète de nouveau le circuiti rétablit le courant , et à l'instant se trouve de nouveau emporté par Tarmature pour accomplir son deuxième aller, qui, par h même cause, est suivi d'un deuxième retour. Ces vibrations isochrones s'accompliraient ainsi indéfiniment tant que la pile fournirait un courant de même intensité; puis, elles deviendraient plus lentes quand la pile s'affaiblirait, et enfin elles cesseraient après un temps plus ou moins long quand l'action du conraot serait devenue trop faible pour que la force attractive de l'elcctro-aimant pût vaincre l'inertie de l'armature et la tension du ressort qui la retient éloignée des pôles '.
* En 1843 , M. de La Rive augmentait Taction dûmiqne d*im iimple éé-
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« Deux appareils semblables introduits dans le circuit ; l'un à Berlin, Tautre à Paris, marcheraient de pair et avec un synchronisme par&it, sauf la vitesse de l'électricité qui peut ici être négligée ; et s'ils étaient d'accord au premier instant, c'est-à-dire si les aiguilles correspondaient au même signe, elles feraient des milliers- de tours et marcheraient pendant des journées 'ou des années entières en se trouvant toujours d'accord, c'est-à-dire toujours au même instant vis-à-vis des mêmes signes.
« Aucun opérateur n'est nécessaire; la pile se charge de tout.
« Cependant^ jusque-là, l'aiguiUe indicatrice du cadran n'aurait qu'un mouvement réguUer et saocadé analogue à celui de l'aiguiUe à secondes d'une pendule^ cependant.il serait bien plus rapide, car l'aiguille indicatrice pourrait faire une révolu» tion entière par seconde, ne mettant qu'un trentième de seconde pour passer d'un signe du cadran au signe suivant, ce qui suppose, dans le levier de l'armature, trente vibrations doubles par seconde. Il est vrai que M. Siemens n'essaye ses appareils qu'avec une vitesse moitié de celle-ci, c'est-à-dire un tour en deux secondes, ou une vibration double du levier de l'armature en un quinzième de seconde. Cela ne veut pas dire toutefois que son télégraphe puisse faire lô signes par seconde ou 900 par minutCi car l'œil pourrait à peine suivre l'aiguille ; d'ailleurs, avec cette vitesse régulière et uniformément saccadée, elle montre tous les signes égalemeitt, et fiedt en dernier résultat la même chose que si elle n'en montrait aucun, puisque l'observateur qui la suit ne peut rien distinguer, rien démêler dans ses mouvements : elle fait à peu près comme quelqu'un qui réciterait l'alphabet plusieurs fois de suite, d'une voix parfaitement réglée et monotone, sans faire sentir aucune lettre en particulier ; à coup sûr il serait bien impossible de démêler ce qu'il a voulu dire.
« Il faut donc ajouter quelque chose au mécanisme dont nous venons de parler ; il faut arrêter l'aiguille dans sa course , non pas longtemps, mais pendant une demi-seconde , un tiers de sèment , en introduisant dans le circuit un électro-aîmant dont Tarmature, par ses yibrations lentes, déterminait des ruptures successives. En i846, M. FrojDcnty appliquant le même principe squs une autre forme , faisait vibrer Tarjnatare d*un électro-aimant ayeo une vitesse assez grande pour produire des sons et même des sons très-aigus (Comptes rendus^ t. XXIY, p. 128); à la même époque y M. Froment employait ces vibrations comme moteurs, après avoir ajouté à son appareil un mécanisme qui se réglait à volonté et opérait la rupture da circuit à une période quelconque de l'excursicm.
coude ou peut-éti-e un quart de seconde , suivant la justesse des mouvements de celui qui envoie la dépêche , et le coup d œil plus ou moins prompt de celui qui la reçoit : par là raigullle montre, choisit, ou, si l'on veut, prononce en quelque sorte les lettres sur lesquelles Topérateur doit exclusivement porter soa attentibn. Pour obtenir ce résultat, M. Siemens adapte drcalairement autour de son cadran autant de toudies qu'il porte de signes, et sur chaque touche est répété , en caractère trèsapparent , le signe auquel elle correspond. En posant le doigt sur une touche, on abaisse une petite tige verticale de 1 ou 2 millimètres de diamètre, qui vient alors barrer le passage t un levier horizontal parallèle à Taiguille et monté sur son axe. C'est exactement comme si Von arrêtait l'aiguUle elle-même; mais le mécanisme est caché au-dessous du. cadran pour nen pas troubler Taspect, et pour ne pas fatiguer l'attention de Topérateur. Il ne suffit pas que Taiguille soit bien fidèlement arrêtée vis^-vis du signe qu'elle doit indiquer, il importe de plus que le levier moteur, lié à l'armature, dont le même obstade arrête aussi la vibration , se trouve alors vers le milieu de son retour, c'est-à-dire vers le milieu de Texcursion qu'il (ait sous Tinfluence du ressort qui le rappelle. On comprend, en effet, qu a cet instant le circuit étant rompu depuis un certain temps, et les effets du courant ayant cessé, il y a moins de chance pour que l'armature contracte une polarité magnétique capable de troubler la marche régulière de l'appareil. Ces conditions sont trèshabilement remplies par M. de Siemens. '
« Celui qui envoie la dépêche n'a donc qu'une seule opération à faire ; poser le doigt successivement sur toutes les touches qui correspondent à la série des signes qu'il veut transmettre. Il abaisse une touche, et l'aiguille indicatrice de son appareO» emportée par le mouvement régulier qui l'anime, n'éprouve rien encore; elle continue sa marche jusqu'à l'instant où. elle arrive au signe dont la touche est abaissée ; là elle s'arrête. L'aiguille de l'autre station , mue par la même force et soumise au spchronisme , ne peut pas cependant s'arrêter maihématiquement au même instant, car le levier qui la fait mouvoir, rappelé aussi par son ressort, achève forcément son retour, puisqu'il ne rencontre pas , comme son homologue de la première station , un obstacle matériel qui l'arrête; il achève donc son retour, et prend la position où, pour sa part, il complète le circuit et ré-
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tablit ]e courant. Cependant ce qu'il fait là ne peut pas avoir à Tinstant même son efficacité, puisque son homologue de la première station est alors retenu en un point où il rompt le circuit. C'est ainsi que l'opérateur qui envoie la dépêche, posant le doigt sur une touche pendant une certaine fraction de seconde , détermine un instant d'arrêt pareil dans l'aiguille de la seconde station ; mais , il faut bien le remarquer, les deux aiguilles ne peuvent pas s'arrêter au même instant ; la seconde ne s'arrête qu^après un temps qui équivaut à peu près au quart de la durée d^une vibration complète. Cette circonstance est importante par l'influence qu'elle exerce sur le nombre des signes qui peuvent être transmis dans un temps donné.
« Quand celui qui envoie la dépêche lève le doigt qu'il avait posé sur la première touche pour le porter sur la seconde et faire le deuxième signe , les' phénomènes suivants s'accomplissent. Le levier de son appareil , obéissant à l'action du ressort qui le tire, est libre enfin d'achever son retour, et il l'achève en effet. Alors , le circuit étant partout fermé , le courant se rétablit ; les armatures des deux stations sont attirées simultanément, et les aiguilles reprennent leur marche concordante jusqu'à l'instant où celle de la première station marque le second signe ; l'aiguille de la seconde station le répète à son tour, et les mêmes phénomènes se reproduisent jusqu'à la fin de la dépêche.
« Si tout se passe bien , l'opérateur de la seconde station n'a rien autre chose à faire qu'à suivre d'un œil attentif les mouvements de son aiguille indicatrice , et à écrire ou à dicter les signes qu'elle lui a désignés ; si, au contraire, il y a un doute, ou s'il est survenu quelque dérangement, il pose le doigt sur une touche; alors l'aiguille de la première station s'arrête à ce signe, et celui qui envoie la dépêche est prévenu par là que son correspondant veut parler : l'entretien s'engage et les explications s'échangent, et bientôt le travail primitif reprend son coui<s. On peut dire que c'est une conservation bien ordonnée, entre deux personnes qui veulent s'entendre, chacune ayant une égale liberté de placer son mot à propos.
« L'appareil dont nous venons de donner une idée se suffit à lui-même; il n'a besoin d'aucun auxiliaire, lorsqu'on veut s'en rapporter au manuscrit de l'opérateur, et courir la chance des erreurs qu'il a pu commettre , soit * en lisant les mouvements de l'aiguille, soit en écrivant les signes après les avoir lus. I. »0
«6 LiyES.iIL ^ KàONSTISlUE ET ^LBCTRiGCrÉ.
c Mais, pour éviter juaqu'à la posûlûlité des erreurs de oetle €3pèQi|).JI. Siemens joint aiibesoin, à soa appareil, uneimpn- Buene .magnétique qui4onne la dépèche aussi bien imprimée 4iu'elle pourrait. rétoe par la presse ordinaire. Alors le stationnaire.A'a pas à s'en. mêler 4 il peut se promener pendant îpje son appareil travaille, iet.s^il revient au bout de quelques minutes, il trouve une bande de papier.sur laquelle sont imprimées avec une grande perfeeûpn toules les .lettres de la dépêdie ; elles ne sont pas seulement miens à là suite Tune de l'autre , mais les blancs sont observés avec soin, petits entre les. lettres et grands entre les mois. .Bien n'empêcherait d'y mettre la ponctuation lapins correcte, si elle devenait nécessaire à Tintelligenoe du texte; mais,ten généml» ce serait perdre un temps prédeux à &îie des signes inutiles.
« Essayons ide jdnnner une idée de cet appareil, qui est tièsbv&à conçu et. parfaitement exécuté.
« Un axe vertical , en tout semblable à celui qui porte Taiguille indicatrice du cadran , et prenant un mouvement de mtatiim par un .mécanisme .absolument pareil, reçoit, à sa partie supérieure^ trente. rayons bonzontaux disposés dans le même plan et «spacés également : chacun de ces rayons, Ters son extrémitéia {dus .éloignée de l'axe, c'estrà-dire à 4 ou 5 centimètres de distaaoe, porte en .reUef assez saillant, et sur sa Cebce sapérieure, Tnne des Jéttres du cadran; ces rayons étant flexibles et faisant ressort» il-.sufiira d'en pousser un de bas en haut contre la bande de pi^pier ^ui.se trouve un peu au-dessus pour qu'il vienne la pnesser avec plus ou moins de force. Cette baade de papier embrasse , sur un aix: d'environ une demi-circoBfénînce, un Doulean À. imprimer couvert d'une encre assez fenne. Là où le papier est fortement pressé par le. relief de la lettre, il s'impiime nettement; ailleurs il ne reçoit pas même de Uches*
«. Mais.il reste bien des mouvemennts à combiner pour remplir fidèlement les deux conditions suivantes, savoir :
« 1^ Pour que le roaleau à imprimer, qui doit être Ànunofaîle au moment où il imprime , tourne d'une quantité convenable et emporte avec lui le papier pour faire un bknc, aussitôt qu'il a reçu la pression d'une lettre, et un blanc plus grand ^piand il termine un mot;
-u y Pour que le marteau qui vient en dessous Smfiper la lettre, vienne juste au moment où elle s'arrête elle-même, pen-
CBAIP. X. -*- TfiLÉGBAJOB A GORAK. 787
<d«HÉ peaV^étne un Im» «« ua qoartJe seconde, pour Teoevoirle coup.
« Kous avoiu déjà «dii que les rayons qm poiteint les lettres -«a i?^Uef «e daneuTent coibom Taiguille du cadran, c'est-à-dire «qu'ils foixieat eiut-mémes une espèce de cadran tournant, de telle sorte que toutes les lettres en r^f viennenttaur à tour passer au-^lessiis du marteau, qui est «disposé pour agir de bas en haut, .et toujours au même point. Or^ à la station qui envoie la dépé- •ohe, l'opéraleuf , mettant Je doigt sur une touche, airête un instsaU la lettre en relief 4e la deuxième station, xiomme il y arrête 1 aiguille du cadran, lorsqu'on se sert de l'appareil à cadran; il ne reste dbnc qu a faire jouer le marteau pendant cet instant très-court, pour que Timpresaiott soit accomplie.
A C'est un électro-aimant puissant qui est chargé de cet office^ il est mis en jeu par une pile particulière ou pile auxiliaire, tiont le courant n'entre pas dans le circuit tél^aphique. Chaque fois 4}ae le knrier moteur du télégraphe exécute une vibration pour £ûie pasaer une des lettres en relief, il. établit une oommuoaiealioEn entre les pôles de la pile auxiUaire, ou, en d'autres termes, il ferme le circuil: de Télectro-aimant d'impreseion , et cependant celui-ci reste inactif, paice qu'il est construit pour •obéir plus lentement à Faction de son courant; mais lorsque le levier moteur s'arrête un instam sous l'action de «on ressort, c'eet^-^lire à sa limite de retour, afin de répéter le signe <pse la paremièie station lui fait parvienir, alors T électro-aimant d'unpressînn reçoit du courant qui le traverse une £arce assez prolongée pour que sa lourde armature obéisse à l'attraction qu'elle éprouve. Dans oe mouTement elle produit les effets suivants;
« l*" Par un levier un peu long qui'^Ëiit coi|)s avec elle, eHe donne le coup de marteau à la lettre en relief qui l'attendait :
« 2^ Par un second leviei* qui agit un peu plus tardivement sur une roue à rochet, elle fait tourner d'un cran le rouleau imprimeur et la bande de papier qui l'ealouve; les précautions aont prises pour que le rouleau se déplace aussi dans le sens longitudinal, et puisse imprimer ainsi par les divers points de sa surfaœ;
« 3® Par un troisième levier, elle vient rompre enfin le circuit de la pile auxîfiaire, e iinéantir ainsi la puissance qui l'avait attirée; à l'instant, cette lourde armature, ayant pour cette fois terminé son rôle, rqprend eUe-même sa plaoe, obéissant à Tac-
788 LIVRE m. — MAGNÉTISIIE ET ÉLECTRICITÉ.
tion du reisort qui la sollicite, et qui devient alors prédominante;
« i^ Par un quatrième levier qui ne fonctionne qu'à la fin de chaque mot, Tarmature de Félectiti-aimant d*impressioD fait rêsoimer im timbre, et le stationnaire peut apprécier par là si les appareils conservent leiu* accord; ce dernier effet résulte d'une disposition ingénieuse : chaque mot se termine par une touche blanche, et celui des trente rayons qui correspond à cette touche ne porte aucun relief, alors le marteau , qui frappe comme s'il devait imprimer, n'éprouvant pas la résistance due à l'épaisseur du relief, fait une course un peu plus longue, et permet à Farmature dont il fait partie de faire elle-même un peu plus de chemin. C'est par cet excès d'amplitude dans le mouvement que le quatrième levier peut arriver jusqu'au timbre à la fin de chaque mot, et n'y arrive pas quand c'est une lettre qui s'imprime.
« Enfin, M. Siemens joint encore aux appareils précédents un appareil nouveau, qu'il appelle transmetteur y et qui est exclusivement destiné à transmettre les dépêches entre deux stations très-éloignées l'une de l'autre. Ce troisième appareil repose encore sur le même principe; mais, de plus, il présente une application intéressante de la théorie des courants dérivés. Le courant qui circule entre les stations, le courant télégraphique proprement dit, peut être très-faible, parce qu'on ne lui demande presque aucun service ; sa seule fonction est d'ouvrir et de fermer le circuit en temps opportun. Alors les courants des piles de chaque station passant presque exclusivement dans les appareils à signaux , ont toujours assez de puissance pour les faire marcher; puis, quand leur rôle est fini, le faible courant télégraphique agit à son tour pour préparer Tappareil à exécuter le sigïie suivaut.
« La commission a examiné avec un très-vif intérêt les divers appareils de M. Siemens; elle y a trouvé partout une parfaite intelligence de la théorie, et, en habile observateur, M. Siemens a su tenu* compte de tous les phénomènes si complexes qui se manifestent dans les conducteurs et dans les élec^ tro-aimants , surtout quand les actions doivent être d'une trèscourte durée.
<t Son système , médiocrement exécuté , donnerait sans doute des résultats très-médiocres; mais bien exécuté, conune il T^^ par M. Halske , il nous parait avoir une incontestable supériorité
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sur les appareils du même genre , cVst-à-dire sur les appareils alphabétiques ordinaires, en ce que ceux-ci ne fonctionnent pas avec le même degré de sûreté et de précision. Quant à la vitesse, nous sommes portés à croire que Tappareil de M. Siemens ne le cède non plus à aucun appareil alphabétique ; nous regardons même comme probable que les perfectionnements ingénieux , que M. Siemens a apportés dans la construction des électro-aimants, sont propres à lui assurer de Tavantage , surtout lorsqu'on a soin de ne mettre en rapport que des appareils ayant à peu près la même sensibililité relative , et de ne jamais associer deux électro-aimants , dont Tun serait vif et Tautre paresseux. »
34i. Télégri^pliea ik al^Banx eonveiitlonnela* — Nous comprendrons sous ce titre les télégraphes dans lesquels les signaux résultent ou des diverses positions de Taiguille du récepteur, ou dune série de mouvements successifs dont l'ensemble ne compose qu'un seul signe convenu d'avance, une lettre ou une idée. Nous ne trouvons que deux télégraphes dans ce genre , celui de MM. Fojr et Breguet, qui est exclusivement employé en France par l'administration , et celui qui est le plus répandu en Angle- ' terre , que nous appellerons télégraphe anglais.
Télégraplie de HH. Foy et Bregiiet. — Lorsqu'on fit en France les premiers essais de télégraphie électrique sur le chemin de fer de Paris à Rouen, M. Foy, directeur des télégraphes, demanda avec raison que les signes électriques fussent les mêmes que ceux du télégraphe aérien duquel son personnel était habitué; la commission ne vit que des avantages à cette identité dans les signes dont l'usage était consacré depuis un demi-siècle , et dont les vocabulaires étaient arrêtés depuis longtemps ; M. Breguet ne tarda pas à trouver une solution très-satisfaisante de ce problème : c'est cette solution que nous allons faire connaître , avec tous leâi perfectionnements que M. Breguet y a introduits et qu'il a bien voulu me communiquer. *
Le télégraphe aérien emploie 49 signaux qui se produisent de la manière suivante : aux deux extrémités d'une longue pièce horizontale ab (Pl. 26 , Fig. 15), que l'on appelle régulateur ^ se meuvent circulairement deux rayons bien équilibrés ac et bd^ que l'on appelle indicateurs; chacun de ces indicateurs prend S positions, savoir : 2 sur le régulateur, l'une en se repliant sur lui, l'autre en se développant sur son prolongement; 3 au-dessus, la position verticale en haut et les deux positions de 45* à
7M LIVRE lli. '-- MACNfiTISMR BT ËLECTIlHnTË.
droite et à gaiiAe de cette verdcale supérieure ; 3 tm^^àessa^^ la position Yerticale en bas^ et les deux positions de 45* à droîlr et à garacke de cette verticaile iniprieuve. Que l'un des incfieateins reste immobile, tandis que Fautee pvend soccessrvement so 8 positions., il en résulte B signes dififôrents; et en combînatf chacune des S positions de Vmn mvec les è posUons ée f auur, oa obtient en somme 64 signes^ Cependant, conme €» "vegardaat de loin a^ec une lunette on avraît pu cssefondrc Tindicace» replié sur le régulateur, avec Tiadicatear défdoppé sot son prolongement, il aTait été nécessaire de supprâner une db ces post» tions, ce qui réduisait Tensemble des signes k 7 loi» 7 oa 49.
Dans la télégraphie électrique on donner à dkaqnr mdicafear ses 8 positions, ce qui s'obeient a^ec une sficeté pavCM» av moyen de Féchappement de M. Bregnet, cpie nau» aimn^ décrit en parlant de son tâégraphe à cadran. En efiist, ii y arvaît \» 26 positions à donner à Taignille du récepteur, et l'on arrair pris \ine roue à 13i dents; poisquHl n'y a ici que 8 poskionn à ha donner^ il suffira de prendre une roue a 4 dents , et d'em|>lo]fcr exactement le même mécanisme. Cest ce qui est rcpnéseotr dans la figure 15 , où Von voit pour chaque indicateaD' les deox palettes x e^jr^ une portion de Tarbre oscttant quâ Us povte et la roue à 4 dents qui fait passer juste une dena-éent eu | dt cireonférence qunnd ToaciBatiott du lerier dégage noe dks plettes pour mettre Vamtre en priseu Seidement le système est double; comme il ; a deux indicateurs qin doprent se monnroîr, d'une maanère ps^feitement distincte et indépendante ^ dmcua s son mouvemenC d'horlogerie ^ son échappement, son âecnoaimant et son counanit sépœré^
L'ensemble de ee récepteur est représenté dans les figtives 12 et 13 ; sur la figure 13 on voit Tapparence extérieoire , In ferme de la boite , et celle de ses feces qui est tournée Tetn Vnpénteur, portant en haut, à droite et à gauche, dieux petits caAns qui servent à régler la tension du reieort de rannati»m de cha* que âectxo««annant ; puis., un peu plus bas , le régvAateor icce et les deux indicateurs^ dont chacun est monté sur l'axe de la roue à 4 dents des figures 15 et 1^ afinde se aaonvoir arec elle.
Dans la figure 13^ qui est sur une ph» grandie édieHe, b boite est enleWe, et l'on a k perspective de tout le meoh nisme intérieur ;. le spectateur est supposé reganda cdïlîqiMmieai et par derrière. Dans le système de gauche^ on voit Fâectn^
mkV. X. — TËL«GRAPHES A SIGirÀUX. 791*
annamUorizontal, dispose de mamîère k pouvoir èkte Acifement* ailiryé'ec remplacé; r.imiatiire f est en^ grandie pardé cachée ; mais son lèvier^î sVleTe verticalement pour venir en z impri* mer* le petft mouvement d^'ôscilhition a Taxe qui porte les palettes d*édiappement x^ j; ces palettes sont elles-mêmes cachées par là' platiue qnf reste en plaœ pour montrer Tensemble du mouvement d'horlogerie destiné k foire marcher là roue d'échappementa
Dans le système de droite , Tél'ectro-aimant est enlevé pour laisser voir la place qu'il occupe et diverses pièces importantes; la platine dti mouvement d'horlogerie est parefllement enlevée, afin dé mettre à décotrvert les rouages qui le composent; ici l'on ^stingne tous les démils de la roue dTéchappement à 4 dents, et de ses' rapports avec les deux palettes jr, /, avec Taxe oscillant qui les' porte, enfin avec le leyièr gi de Tarmature mobile* ^de réieetro-aimant; on voit de plus l'ensemble des communica* tiDiis électriques, dont il sera facile de se rendre compte d'après les développements que nous avons déjà donnés.
Td est le récepteur de M. Breguet; c'est une véritable pièce d'horlogerie , composée avec cet art dont il a le secret au plushaut degré et exécutée avec les dieraiers soins die précision , comme tout ce qui sort' de ses ateliers.
Arrivons maintenant au manipulateur, qui doit évidemment êlte doublé connue le récepteur; il est représenté dans son ensemble et dans sa position (Fig. 12); Tune des manettes est représentée plus en grand et vue de fiice (Fie. 14); on voit ici, sor le cercle fixe a, les huit encoches correspondant aux huit positions de Tindicateur. Que Ton prenne d'une main- la manette m qui est articulée à son extrémité, qu*on Téloigne un peu du cercle a, et qu'on la tourne pour la porter dans Tune des huit eucoches où elle s'arrête par une cheville qu'elle porte, l'indicateur qu'elle fait marcher tourne comme elle et s'arrête avec elle dans la même position. Ce que nous venons de dire dé la manette de droite s'applique à celle de gauche, qui agit de son côté de liai métsie manière sur l'indicateur qui est sous son influence. Ainsi les deux mains sont à l'œuvre ; mais après quelque temps d'exeiv cice , eHes acquièrent une habileté merveilleuse dans ce genre d^bpératlon , où elles doivent perdre toute habitude de mouvements symétriques.
. fV)urquoi Taiguille de l'indicateur est-elle obligée d'obéir à la
manette qui la commande , et de la suivre sans cesse dans ses mouvements, dans ses pauses, dans ses vitesses,. comme si elles ne faisaient qu'une seule pièce ou comme si elles étaient enchaînées par des liens invisibles? Elles sont liées, en effet , par Taction du courant et par les fermetures et ruptures que la manette détermine : on voit(FiG. 12) un disque méullique c/ qui est monté sur Textrémité de Taxeliorizontal de chaque manette m et qui tourne avec elle: il porte une rainure quadrangulaire à angles arrondis qui est vue en projection derrière le disque a (Fig. 14); un levier horizontal ^, placé au-dessous de Taxe de la manette (Fig. 12), porte deux bras, Tun oblique et ascendant qui va par un petit galet engager son extrémité dans la rainure, lautxe vertical et descendant c dont Textrétnité, qu on appelle le marteau, aboutit vers les deux conducteurs xeiy (Fig. 14); gouverné par la rainure, ce levier oscille pendant le mouvement de rotation de la manette , les milieux des 4 côtés de la rainure portent c à gauche et les 4 angles le portent à droite; dans le premier cas il j a, par exemple, fermeture du circuit, dans le second cas rupture. C^est ainsi que les 8 mouvements de la manette donnent à Taiguille du récepteur ses S positions; et, que la manœuvre âmultanée des 2 manettes de gauche et de droite fait marcher »multanémcnt les 2 aiguilles de gauche et de droite du récepteur, tant à la station de celui qui envoie la dépêche qu'à la station de ce* lui qui la reçoit ; seulement, celur-ci est obligé de mettre et de maintenir son manipulateur hors du circuit pendant tout le temps qu'il écoute et qu'il laisse la parole à son interlocuteur.
Télégraphe angl^aU. — Ce télégraphe ne fait que deux signaux élémentaires, qu'il faut combiner entre eux pour obtenir autant de signaux composés que la correspondance Texige; c'est une aiguille verticale g (Pl. 27, Fig. H) qui oscille à droite et à gauche entre deux points d'arrêt , a , a , très-rapproches. La plaque antérieure de la petite caisse qui contient Tappareil porte l'alphabet adopté. On voit que la lettre c se fait par 4 vibrations successives vers la gauche; la lettre /> par 4 vibrations vers la droite ; i se fait par 3 vibrations à droite, suivies d'une vibration à gauche, et w par 3 vibrations à gauche, suivies d'une vibration à droite. En général, les lettres de gauche finissent par un mouvement à gauche, et les lettres de droite par un mouvement à droite ; de plus, les petites lignes dans le signe de chaque lettre indiquent les mouvements qui se font les pre-
CUAP. X. — TÉLÉGRAPHES A SIGNAUX. 793
miers. Ce système transmet juscfirà 15 mots par minute, ou plus dune lettre par seconde. On sctonue que Toeil puisse saisir tant (le mouvements si précipités et si peu difîëi'cnts , et qu'il parvienne , par Tusage, à démêler sans peine et sans faute ceux qu'il faut grouper ensemble pour composer une lettre; on ne sVtonne pas moins que la main puisse exécuter ces mouvements avec la mesure convenable , c*est-à-dire en y mêlant , à point , (.ertaines pauses très^-courtes , formant une sorte de cadence qui aide singulièrement la lecture.
Le même appareil sert à recevoir les dépêches et à les envoyer. Essayons de faire comprendre le mécanisme ingénieux par lequel il peut tour à tour remplir cette double fonction de récepteur et de manipulateur.
1* Récepteur. L'aiguille extérieure qu'on regarde n'est pas celle qui ret^oit l'action du courant , mais elle est montée sur le même axe qu'une aiguille intérieure ab (Fig. 13), et obéit à tous les mouvements que celle-ci est obligée de faire. L'aiguille aimantc^e ab est dans un double multiplicateur (Fig. 12, 13), dont le courant parcourt les fils dans le même sens; de telle sorte que la portion de droite et celle de gauche exercent des actions conspirantes pour faire passer l'extrémité b de l'aiguille, soit à droite , soit à gauche, suivant que le courant est ascendant ou descendant dans la partie antérieure du multiplicateur. Mais les deux arrêts «, a (Fig. 11) de l'aiguille extérieure limitent I amplitude des excursions; de plus, la position du centre de ^'ravité maintient le système des aiguilles dans la verticale, quand le courant ne passe pas. Il sufBt donc, pour recevoir la dépêche, de mettre les deux exti^émités du fil du multiplicateur en communication avec les deux fils de la ligne télégraphique correspondante. Alors, quand on veut opérer très- vite, il faut deux observateurs, l'un pour lire et dicter la dépêche, l'autre pour l'écrire.
2® Manipulateur. Pour envoyer une dépêche, l'opérateur met la main sur la clef /(Fig. 11, 14), qu'il tourne un peu à droite ou un peu à gauche dans des limites d'excursions moins restreintes que celles de l'aiguille, mais qui cependant ne dépassent pas 1 5 ou 20^ ; alors l'aiguille g et l'aiguille semblable de la station qui reçoit la dépêche font à l'instant le même mouvement que la clef. Ainsi, en tournant la main on fait tourner les aiguilles; celles-ci ne font que reproduire instantanément avec fidélité et dans leur ordre tous les mouvements de la main ou de la clef.
794 LIVRE m. — KAGMÉTTSVE ET ËLEGTMCITÉ.
Les figures 9, 10, 14 vont nous expliquer oe mécanisme. La clef est montée sur nn petit cylindre d'ivoire (Fig. 14) qui pénètre dans l'intérieur de la caisse où se trouve le mottipHcateur; là, il reçoit deux anneaux de métal , n et/?, séparés par un intervalle d'ivoire de 4 ou 5 millimètres : nous supposons dans la figure que tout Pappareîl est vu d'en haut. L^anneau n communique sans cesse avec le pôle négatif de la pile^ qui vrènt s'adapter en jT, parce que la bande de cuivre j se continue par un ressort oblique rqui frotte sur n par une légère pression; Tanneaii/^ communique sans cesse avec le pôle positif de la pile qui vient s'adapter en x, au moyen du ressort / pareil au précédent; ainsi , nous pouvons dire que n et p sont lé pôle négatif et le pôle positif de la pile. Deux chevilles d'acier v et o sont fixées l'une sur //, l'autre sur p ; elles sont diamétralement opposées et jouent le rôle principal pour faire parler le télégraphe ; l'aclicra de la première s'exerce sur les ressorts d'ader g' et d; celle de la seconde sur les ressorts det g\ d e\ àT sont d'une seule pièce et toujours en communication électrique ; il en est de même de g ^ g' Les figures 10 et 9 représentent les coupes verdcales de l'appareil, Tune faite par les grands ressorts g et d\ l'autre pr les petits ressorts ^ et cT. On voit sur la figure 10 le cyHnclre d'ivoire, l'anneau /?, la cheville d'acier ct et les deux ressorts , celui de droite d^ celui de gauche^, qui viennent en haut, quand ils sont libres , s'appuyer contre la pièce de métal c ; jamais ils ne touchent l'anneau p ; ils ne peuvent communiquer avec lui que par la cheville ct, quand elle est dans une position convenable; on voit de même sur la figure 9 le cylindre d'ivoire, Tanneau /i, la cheville v et les petits ressorts , celui de droite iT et celui de gauche g\ Jamais ils ne touchent a l'anneau n; ils ne peuvent communiquer avec lui que par la cheville v, quand elle est dans ime position convenable.
Quand la clef est verticale, les chevilles u etv sont Tune en haut, l'autre en bas ; elles ne touchent point leurs ressorts , c'est la position qu'elles doivent avoir quand on reçoit la dëpeche; les dfeux fils de la station qui l'envoient arrivent l'im en «, l'autre en &; si le courant arrive par a, il passe au multiplicateur dont le fil comnranique en m et en n par ses deux extrémités ; de " il' passe en g^ en c, en rf et en A, ce qui complète le circuit; il traverse le multiplicateur en sens contraire quand il entre par 4, puisque alors il va de b en rf, en c, en ^, en u dans le muiti-
€Wà», X. — TÉLËGRAraES A »GIfAUX. 705
plîcatintr, d'où il sort par m pour arriver en a et. compléter le drcnit.
QuaoMk la def esc tournée k droite, b cheville m presse le ressort de droit» d, h détache de c (Fi«. lOj), ouvre le circM en ce pomf , et en même lefiips met le ressort d en comiminication avec Fanneau p , c'est-à-dire avec le pôle positif de 1» pile de roparateiir (Fm;^ %4); par le même' moiy^enient la cheviBe v (FiG. 9) vient presser le ressort g^ et le mettre- en coonnmiica-» tiom avee le pâte négatif de la pile; alor& (Fia» 14) le eouranc passe èe d em'è'pimt gagnev le fil de la ligne, arriver an mtdti-^ pUeateuv ée la sianion qoî reçoit la dépêche, revenir en a, en jvi dans te motaiplti^teuv de Topénitewr, d'oà il sort en w pour paa»' set en g^ d^n^^la eheville > et dans Tanneau it, pour compléter le cirenu;.
Qmind la def est tournée à gaucke^ c^est le phénomène in-^ vetse ijni se produit ; alors (Fig. 10), c'est le ressort g qui est détaché de c et mis en commmiicatîon avec lis pôle positif de la pife, candis que Ib chevHle v vient presser d; le courant de la pîfe de Topérateiir va donc de ^ en « dbn» son multiplicateur, d'où il sort en /9», gagne le fil de la ligne en a pour agh* en sens contraire mn le mutriplicateur de la station qui reçoit la dépêche, revient en 6 et if et par la cheville v à l'anneau n, cVstà-dire avec le paie n^atif de la pile pour fermer le dvcuit.
AinÀ Fopéral^ur, par le mouvement âe sa clef, fait passer le ocmrant dé sa pie dams un sens ou dans ramtre, pour produire, dans so» propre mattiplicatenr et dan» celui de b station qui tecm tai dépêche , la série des mowrementfr qm sont nécessaires pour figurer, aux deux stations, le» lettnes, le» mots et la dépêche tout entière.
L'a^ppm^ que nom» vewoia» de décrire est un appareil simple ; n>Ms, pour obtenir une ptns- grande rapidité quôr va jusqu'à vingt nots par minaiee, on envplcne un appareil double , c'est-à-dire composé âe- dewt muUplMa^iws, deux aigniHes extérieures volsnies Tune de Fautre,. par conséquent ^atre fils et deus defs. ^ deux syacèmes étant indépendants, le signe die chaqne lettre sefak par la position relative des deux aiguittes. On a ainsi quatre signe» élémemmres, au Keu de deux, pour formwcous les signes compmés; Ib^ mouvements sont moins nombreux pour chaque lMne> et la transsiissiow plus rapide : au reste, le mécanisme est ^^tactemenf te même. Cet appareï double devient alom tout a
706 LIVRE m. — MAGNÉTISME ET ELECTRICITE.
fait analogue au télégraphe de M. Brcguet, que nous venons de décrire, avec cette différence, à l'avantage de celui-ci, quil ofTre incomparablement moins de chances d'erreur, à cause des positions mieux caractérisées des aiguilles de l'indicateur et des mouvements plus assurés , moins incertains , des manettes du manipulateur.
542. Télégraphea éerlvaiita. — Nous comprendrons sous ce titre les télégraphes dans lesquels Faction du courant laisse de son passage des traces ou des empreintes qui peuvent être groupées de manière à former tous les signes ou symboles liécessaires à Texpression de la pensée. Je n'ai pu représenter ici que le télégraphe de cette espèce, que M. Froment a construit, il y a quelques années , sur mes indications , en y apportant des perfectionnements d*exécution qui en font un appareil dont la marche est à la fois très-silre et très-rapide. J'essayerai , toutefois, de donner une idée des appareils de même genre de M. Morse, de M. Dujardin et de M. Bain.
Télécraphe éerlvanC de H. Froment. — Il est représenté (Pl. 27 , FiG. 6 et 6). Le récepteur d'une station écrit sous la dictée du manipulateur de la station qui envoie la dépêche, et la distance des stations peut ici, comme dans les autres télégraphes, être aussi grande que Ton voudra ; la plume qui écrit peut être à cent lieues de celui qui la tient, ou du moins de celui qui la fait agir et qui en gouverne tous les mouvements ; elle trace , il est vrai , une écriture mécanique dont les lettres ne ressemblent pas aux lettres ordinaires; mais, pour celui qui eu a la clef, cette écriture n'est ni moins claire, ni moins correcte, ni moins facile à lire. M. Froment Ta construit en 1845 d'après mes indications.
Après divers essais de plumes et de pinceaux de diverses espè ves , j'ai reconnu que pour tracer les signes ce qu'il y a de meilleur est un crayon ordinaire de mine de plomb, tenu (^liquement sur le papier comme on le tiendrait à la main pour bien écrire; ce crayon doit recevoir deux mouvements , celui de haut en bas et de bas en haut ou le mouvement de va-et-vient qui forme le ti*ait, et en outre, un mouvement de rotation autour de son axe, imitant celui qu'on lui donnerait en le tournant entre les doigts pour faire poser successivement tous les côtés de la pointe et pour la maintenir également fine et conique. C'est le levier ab de l'armature de 1 electro-aimant (Fig. 6) qui est chargé de cette
CHAP. X. — TÉLÉGRAPHES ÉCRIVANTS. 7U7
double fonction : le crayon c est fixé sur son extrémité et fait avec lui toutes les vibrations qu'il exécute entre ses deux arrêts, à chaque fermeture et à chaque rupture du circuit ^ ensuite, le poriecrayon qui est de métal est fileté en dehors et se trouve muni vers le haut d'une roue ayant sur sa tranche des dents fines et convenablement taillées pour qu'à chaque mouvement de retour que fait le levier par la tension du ressort, un petit heurtoir fasse tourner cette roue d'une dent. Ainsi, par le seul effet de la vibration le crayon se meut, se taille et s'avance à mesure qu'il s'use.
Il reste une condition à remplir : celle de donner au papier une vitesse convenable proportionnée à la vitesse de vibration de l'armature; car c'est du rapport de ces vitesses que dépend la forme des signes; la vitesse de vibration étant uniforme, par exemple de -j^ de seconde, si le papier se déplaçait perpendiculairement d'un décimètre dans le même temps , le crayon ne pourrait tracer qu'une longue courbe sinueuse dont la forme se reproduirait périodiquement à chaque double décimètre , si le déplacement du papier n'est au contraire que d'un demi-milli- 'mètre pendant le dixième de seconde d'une vibration simple, le crayon tracera une courbe dentelée analogue à a (Fie. 7). Mais il faut distinguer ces dentelures et les grouper pour produire le nombre des signes nécessaires savoir : 26 si l'on veut écrire alphabétiquement , et 49 si l'on veut écrire d'après le vocabulaire de l'administration télégraphique. Or, rien n'est plus facile que cette distinction d'après de petits intervalles de repos du manipulateur, comme on le voit par les signes, i, c, rf, eÇFiG. 7), et comme nous l'expliquerons dans un instant.
Le papier reçoit de diverses manières le mouvement dont nous venons de parler : s'il est en ruban étroit on l'enroule sur un tambour animé d'un mouvement de rotation convenable; s'il est en feuille, comme l'indique la figure 6 , on l'enroule sur un cylindre dont l'axe porte un pas de vis, tandis que l'un des supports porte un demi-écrou ; alors le mouvement d'horlogerie h qui fait tourner le tambour avec la vitesse voulue le fait en même temps avancer , la hauteur du pas de vis réglant la grandeur de l'interligne. La dépêche écrite peut être immédiatement pliée, cachetée et envoyée à son adresse.
Ainsi , celui qui reçoit la dépêche n'a plus rien à faire qu'à ôter le papier écrit pour le remplacer par du papier blanc ; toutes
7t8 LIVRE m. — MàGlIËTISIfB ST tLECTMMÏÏSÈ.
le» erreurs de Ifictuve -et de iraiMCi^tion sont entées Ce syfittsne a de {dus «cet avantage très^rand q«i*il n'y a plus ie désaccord possible entre le manipilateur et le récepteur, et de .lous les «ppareUe dont aous avons parlé il n'y a que le tât> graphe anglais qui iouisse aussi de cette propriété. iNous navoss plus qu'un oiot à dire pour expliquer le manipulateur qà est représenté en place ( fie. 5 } et à part , vu en dessas
<rw. 6).
C'est un disque toumafitqui porte huit petits boutons que l'im peut aller prendre successivement avec la main pour te aaener en face d'un bouton fixe de rcqpène i; vis-À-vis la place ({u'ils foccupent, soiten dedans, soit en dehors de)eiir.oevde, sontécnts huit nuflaéroe fixes et qui ne tournent pas, €, ly^y^ 4,â<,6,7;k bouton a* 1 est toujours celui qui se trouve vifrÀ-vis le cbîfire 1, etc.^ elc« ; sur l'axe de rotation du disque tournant eat monté un auAre disque dont le pourtour est divisé en huit parties égales, alternativement oonductriœs et non conductrioes ; les quatne boutons qui corre^ndent au milieu des premières aont^ par exemple, d'ivoire^ «et eeux qui correspondent au milieu des (kr<nièressont d'ébène; le ressort qui frotte sur la Irandie du disque et qui faut la fermeture du circuit, est placé vîs-à-^m le bouton fixe b; alors il y a fermeture du dronil;^ quand c'est mi bouton Uanc qui est en face de 6, et rupture , quand c'est un bouton jMMr ; le numéro qui correspond au repère & est le numéro xéro, et les autres numéros se suivent en faisant le tour par la droite. Il est bon de ne ^jamais laisser longtemps l'armature de l'électr»aimant en contact avec lui, on a donc soin de mettre un bouton noir au zéro et de ne jamais terminer un signe complet par on bouton blanc ; xî'est d'ailleurs un moyen de leur donner plus de symétrie; Ainsi pour £iire le signe i ( Fie. 7 ) qui se prononce 3, 4, 3, il suffit d'aller prendre d!aboid le bouton qui est vis-«* vis le u® 3 pour l'amener au zéro, puifi le l>outon n^ i pour l'amener au zéro, puis enfin le bouton a^ 3 : puisque la somme eA paire, c'est un bouton noir qui se retrouve aU'O pour recoor menoer le signe suivant. On voit marqué en figne droite, sur œ aigne, le teo^ qu'on a mis pour porter la main au bouton n' 4 «t ensuite au bouton a^ 3 : on voit pareillement marqué en ligo^ droite , mais l'armature et ie crayon étant «ous l'inâuenoe dïï ressort, le temps qui s'est écoulé pour passer au signe suivant r, qui est marqué &, 2, 1, etc.
• €H4P. X. — TÉUfia^PHES ËCRIVA1VT5. 7ft9
Quand un .signe se compose de deux mouyements, U est bon de les faire tous deux in]|>aârs, conuue 1, 1 ; 1, 3 ; 1, ô ; 1, 7 ; 3, 1 ; 3 , 3; 3) 5 ; 3, 7, etc. , et ^fiand il se compose de trois mouvements, dmtercaler au milieu un nombre toujours pair^ comme 1,2,1; 1,2,3: l, 2, 5; 1,2,7: 1, 4, 1; 1, 4,3, etc. : .par ce mode on évite les erreurs, et s'il arrive que Ton eu com^ mette, on .a uni moyen de les reconnaître et même le plus souvent du les corriger.
XélésBaphe éeviimnt de ■• Movse. — Cet appareil est fort employé. aux États-Unb d'Amérique; les signes qu'il produit se composent d'enfoncements successifs faits sur un ruban étroit. de paper mince qui passe entre deux rouleaux de bronze avec une Titesse uniforme. Le même appareil peut à la fois dérouler le ruban de papier et l'enrouler à mesure qu'il. reçoit la dépêche j c'est un système d'engrenages mus par un poids et réglés par un volant. La pièce qui fait le signe ou les enfoncements successife, est une sorte de poinçon à pointe mousse , ajusté obliquement à l'extrémité de l'armature de l' électro-aimant; à l'instant où l'armature est attirée, le poinçon vient , avec une obliquité convenable, presser le papier, non pas sur le métal du cylindre de bronze , mais sur une gorge étroite et peu profonde qu'il porte en cet endroit; le papier n'est point percé de part en part, mais comme imprimé en creux d'un côté et en relief de l'autre. On comprend, d'après cela, qu'un tel poinçon ne peut faire autre cbose qu'un j0Oi/2^ presque rond s'il agit par un seul coup, ou une barre plus oumoins longue s'il agit par une pression plus ou moins prolongée. tEntre deux effets du poinçon se trouve une lacune ou un blanc. Le point, la barre et le blanc, voilà les trois éléments. donnés pour traduire toutes les pensées de l'intelligence. Ajoutons que pour éviter les méprises et aussi pour aller plus vite, on convient de faire toutes les barres de même lon«nieur; il en est autrement des blancs, on en fait de deux sortes, les uns très-brefs, mais tous égaux entre eux poiu* sépai«r les diverses parties d'un même signe, les autres, 4 ou 5 fois plus longs poiu* séparer deux signes consécutif. L'action se produit ici par une seule touche : l'opérateur 1 abaisse pour fermer le circuit, un ressort la relève pour l'ouvrir; le ressort lait les blancs; l'opérateur fait les points et les barres, mais il lui faut une grande habitude et un sentiment bien juste de la mesure du temps pour travailler sans méprise pendant des heures entières»
Le télégraphe de Morse a sur tous les autres , sans exception, Tavantage de n'avoir aucune pièce délicate , tout y est très-solide et très-résistant. — M. Siemens Ta heureusement modifié, surtout en y appliquant son électro^aimant à fer tournant^ analogue au relais qui est décrit plus loin (244 bis). Alors les axes de l'électro-aimant sont horizontaux et l'un d'eux devient Taxe de rotation de l'armature qui porte le poinçon; les mouvements de cette armature sont, comme à l'ordinaire, réglés par deux vis.
Il ne faut donc pas s'étonner qu'il y ait aussi dans tous les États de l'Europe, une tendance très-marquée à donner au système Morse une préférence exclu^ve. On peut donc présumer que son alphabet deviendra prochainement l'alphabet télégraphique universel; c'est pourquoi je vais le rapporter ici; j'y ai groupé les signes dans Tordre qui m'a paru le plus propre à graver aisément dans sa mémoire , le rapport de leur forme avec leur valeur alphabétique.
Alphabet du télégraphe de Morse.
ch
Outre ces signes élémentaires il y a ceux de la ponctuation ^ et de plus les signes réglementaires qui poiuront sans doute, avec le temps, devenir aussi les mêmes dans tous les pays. Mais ces autres signes sont essentiellement plus complexes et composés, au moins, de cinq mouvements, puisque, sans tenir compte des chiffres , les lettres de l'alphabet comprennent ' toutes les combinaisons 1 à 1, 2 à 2, 3 à 3 et 4 à 4.
GHàP. X. — TÉLËGRAPHES ËCRIYANTS. 801
La lecture des dépêches , pour les traduire à leur arrivée , à mesure que le poinçon les écrit , est peut-être le point où le système dont nous parlons laisse le plus à désirer; cette lecture, qui doit être si prompte, est très-difficile, surtout à la lumière de la lampe.
On a fait des efforts pour remédier à cet inconvénient : tout en conservant du système Morse le ruban de papier et la machine qui le met en mouvement, on a supprimé Télectro-aimant et le poinçon pour y substituer la plume de M. Bain, dont nous parlons ci-après , et sa préparation chimique du papier, ou une préparation analogue. Un inspecteur distingué des lignes télégraphiques de France, M. Pouget-Maisonneuve, a dernièrement obtenu, en suivant cette voie, des résultats remarquables. {Comptes rendus de VAcad. des sciences^ juillet 1855.) Cependant , le poinçon a de tels avantages , par sa simpUcité et par la sûreté de son action , que l'on parviendra sans doute à obtenir de lui des marques qui ne laissent rien à désirer.
Télégraplie éerivant d« M. DafardiB. — Il a beaucoup d'analogie avec le précédent, seulement, dans Tappareil de M. Dujardin, le papier est sur un tambour pareil à celui qui est représenté ( Pl. 27, FiG. 5), la plume est un godet en forme de cône, rempli d'encre et portant, au point le plus bas, une fente étroite par laquelle Tencre s'échappe quand elle touche le papier; ce godet est attaché à l'exti'émité du levier de Tarmature de Véleclro-aimant , qui est ici vertical ; ainsi la plume marque seulement pendant que Farmature est en prise, c*est-à-dire pendant le passage du courant.
Télégraphe éerivAMt de H. Bain. — Nous avons indiqué (Î89S) le principe de cet appareil; un grand cercle de papier préparé et humide est posé sur un plateau de métal , une tige niince de fer se meut en spirale sur ce papier; si le courant passait toujours, elle décrirait une spirale bleue et continue; les ruptures du circuit donnent des intervalles ou des blancs qui , combinés avec les traits et les points bleus, forment la série des lettres dont se compose la dépêche. C^est là ce qui constitue le récepteur; tout y est disposé d'une manière très-ingénieuse.
Le tableau suivant contient la série des signes adoptés par M. Bain ; on se figurera aisément l'effet qu'ils produisent lorsqu'ils sont rangés en spirale, le cercle intérieur de cette courbe ayant environ 15 centimètres de rayon et le cercle extérieur 30 I. 81
802 UVRE m. — HAGNÉTISME ET ÉLECTRICITÉ.
ou 40 centimètres, les différents plis de la ^ire étant seulement à 3 ou 4 mille mètres de distance.
Mphabet êéUgrofJùqne de Af. Bain.
C, K, Qu, . . . 3, . . .
F, V, Ph, ^ 6, . . .
ra.y •
Af • • • •
0 , ftu, eau, « .
don , sion , . ^ . .
ance, ence, .
aBt, eut, . . .
Le manipulateur de M. Bain n'est pas une invention moins intéressante. La dépêche doit être préparée d'avance, elle est écrite à X emporte^piece^ sur un long ruban de papier; c'est-àdire que ce ruban passe avec une certaine vitesse sous un poinçon qui enlève de petits rectangles transversaux ; un seul coup du poinçon correspond à un point , trois ou quatre coups successifs correspondent à un trait, un intervalle plus ou moins grand correspond au blanc qui doit rester entre les traits et les points. Ce ruban forme ainsi une sorte de galerie découpée à jours qui est ensuite confiée au manipulateui*. Le reste de Topération est d'une simplicité parfaite : une petite languette de métal, faisant ressort , touche en haut un disque de bronze mobile autour d'un axe horizontal; ce contact ferme le circuit et laisse passer le courant; le ruban de la dépêche est appliqué sur le disque et passe sous la languette ; chaque endroit découpé permet le contact et produit une fermeture du circuit , chaque intervalle au contraire donne une rupture , tout se réduit donc à tourner avec une vitesse uniforme la manivelle qui fait cheminer
CHAfP. X. — II^^GIlAPftES ÉGKITANTS. 803
le ruban «eatre la languette et la surface du disque : seulement œtle Titesse dmc être réglée sur celte qui, à l'autre station, fait mouvoir ia plume àe êsr qm «doit pr^uire des traces correspondantes sur le p^pitt* cyanure.
Je 'dois ajouter 'tjanjtMi len l'occasiom de déchiffiner une dépêche d*inie page , transmise de Bacis à Paris en passant par liUe 4$t transmise dans ce 'long circuit à raison de 1100 ou 1900 «ignés par mimite , je nj ai pas trouvé une seule faute.
Tds sont les divers systèmes télégrapbiques qui ont jusqu'à ppesem nérhé quelque attention.
•343. lÊtafeffiawsneMtt fcs eiMuM». — On pe«it distinguer trois espèces de circuits : les ciroiiîts aériens , les circuits \sauter7xdns et les drouits souS'^marins ; nous allons indiquer rapidement les prisicipales oondittons d'après lesquelles ils s'établissent.
ClpevitB «érictts. — Des poteaux de bois soUdenent plantés isur les bords du cbemàn de fer, à la distance de âiO ou dO mètres, soutiennent «t isolent le fil, à la hauteur de 2 ou 3 mètres am dessus du sol, et à la hautenr de 7 mkitesysoit ifitand lefilpa^e d'un bord à l'autre de la voie, sok ^uand il tra?7erse une route ordinaire. Sur ces poteaux siont -fixés des •supports isolants, de porcelaine ou de terre cuhe, faits «n forme ^e cloches et protégeant ainsi contre la pluie une tige qui descend de leur sommet, «n se prolongeant un peu plus !bas que les bords, et4|«ii est destinée -k porter le fil. De 500 mètres en 600 mètres se trouvent des poteaux plus forts, que l'en appelle pù^aux de traction^ sur lesquels on établit des espèces de treuils isolés, propres à tendre le fil et à prévenir les trop grandes flèches qu'il pourrait faire entre deux poteaux ordinaires s'il était trop 'lâche. Lorsque le circuit est tout entier métallique, il faut un fil d'aller et un fil de retour, et ces deux fils ne doivent ni se toucha* ni communiquer indirectement entre eux ; ils sont portés par les mêmes poteaux, mais leurs siTppoTts isolants sont l'un au-dessus de l'autre àiroe distance de 20 ou 80 centimètres. Dans les apparais doubles il faut quatre fils pour composer les deux circuits distincts qui doivent faire mardier, l'un la portion de droite, l'autre la portion de gauche ; on ajoute souvent des fils supplémentaires, ce qui donne en général sur nos lignes un système de six fik, corrvenableraent espacés sur les poteaux, et dout chacun doit être isolé de «es voisins, comme nous venons de le dire.
Dans la phipart des cas on peut cependant profiter de la cdn-
S04 LIVRE lU. *- MAGNÉTISME ET SLEGTRICITfi.
ductibilité du sol, et faire la commuidcation par la terrê^ cW à-dire prendre la terre pour former l'une des moitiés du circuit; c'est ce que nous allons Beiire comprendre par un exemple. Si^ posons en effet qu'entre les deux stations p et r (Pl. M, FiG. 7), qui représentent Paris et Rouen, on ait tendu un seul fil a6, qu'à Paris le pôle positif de la pile communique â?ec Textrémité a, et que le pôle négatif plonge dans la Seine, qaà Rouen Télectro-aimant communique d'une part ayec Textrênûté &, et de l'autre avec la Seine, il est évident que Teau da fleuve tiendra lieu de second fil, et que le courant, après s'être propagé de Paris à Rouen par le fil métallique, reviendra de Rouen à Paris en se propageant par l'eau de la Seine qui complétera le circuit, ou i^ice ifersa ; si c'est le pôle positif de la pile qui plonge dans la Seine et le pôle négatif qui touche au fil, le courant ira par la Seine et reviendra par le fil. Il est vrai que, d'après mes expériences (289), la conductibilité du cuivre est environ 2000 millions de fois plus grande que celle de l'eau, et que la section du fil de cuivre n'étant pas 2000 millions de fois plus petite que la section de la Seine, il y aurait du désavantage à substituer la Seine au second fil; mais l'eau delà Seine n'est pas encaissée dans un canal non conducteur, toutao contraire, le canal qui la contient , ou plutôt le sol qui l'environne jusqu'à de très-grandes distances est lui-même humide et conducteur, si bien que l'énorme section du sol fait plus que compenser sa moindre conductibilité, et qu'en définitive le circuit composé d'un fil et du sol donne au courant plus d'intensité que le circuit composé de deux fils. Voilà ce qui était indiqué par la théorie et ce qui a été confirmé par l'expérience. Au reste, on comprend que c'est seulement pour fixer les idées que j'ai parié de faire conununiquer à la Seine la pile de Paris et l'électro-aimant de Rouen ; cela n'est nullement nécessaire ; il suffit que ces communications se fassent atec un sol "humide ou avec l'eau d'un puits, car l'électricité saura bien trouver la liaison, indirecte el cachée pour nous, qui existe entre les puits de Rouen et de Paris et le sol humide du bassin de la Seine.
Quelques physiciens, tout en admettant les explications que je viens de donner, conservent des doutes sur la possibilité d'établir par le sol plusieurs communications télégraphiques toîsines, sans danger de confusion; voici les principes d'après les-