‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 194 sur 217 · GRAP. X. — T1TES8E DES PROJECTILES · texte numérisé non relu

GRAP. X. — T1TES8E DES PROJECTILES

c'est-à-dire a ^^ de seconde ai Ton touche près de la drconfërence, à 77;^ si Ton touche au milieu du rayon, etc.

Si le plateau fait deux tours, trois tours, quatre tours par seconde , on obtiendra ainsi des passages d'une durée deux , trois ou quatre fois moindre.

Otj en fidsant rexpérience, j^ai trouvé qu'une pile ordinaire de Daniell, à six éléments, ayant à traverser un circuit d'environ 40 mètres de fil de cuivre de 1 millimètre, donne un courant assez intense pour que l'action qu'il exerce pendant ^^^ de seconde imprime une déviation de 12 degrés à l'aiguille d'un galvanomètre peu sensible; l'aiguille met environ 10 secondes à parcourir cet arc, de telle sorte que l'action rapide des fluides électrique et magnétique , qui s'est exercée pendant ^-j^ de seconde , se trouve par là transformée en un mouvement cinquante miUe fois plus lent, lorsqu'il passe dans la matière pondérable de l'aiguiUe.

Le galvanomètre de M. Melloni a une sensibilité qui est maintenant connue de tous les physiciens; elle est variable dans les divers appareils ; cependant elle peut être prise pour terme de comparaison , lorsqu'il ne s'agit que de donner une idée approximative des effets électriques. L'un de ces instruments donne 15 degrés de déviation lorsqu'on fait agir sur lui, pendant -ç^ de seconde , le courant d'un seul élément de Daniell , dont le circuit se compose d'environ 20 mètres de fil de cuivre de 1 millimètre. Ainsi, avec cet instrument, l'on peut apprécier sans peine la dix-millième partie d'une seconde.

On comprend qu'il y a ici à déterminer les lois suivant les^ quelles l'amplitude de la déviation varie dans le même appareil, avec l'intensité du courant et la durée du contact. Ces lois peuvent se déduire de diverses considérations théoriques; cependant il sera nécessaire de les vérifier par des expériences précises. En attendant, je me suis borné à graduer empiriquement l'appareil qui m'a servi, c'est-à-dire à dresser une table des déviations qu'il éprouve sous l'influence d'un courant connu agissant pendant un temps déterminé. Cette graduation une fois faite , le galvanomètre devient, en quelque sorte, un pendule balistique qui donne le temps pendant lequel le même courant exerce son action.

Parmi les applications que j'en ai pu faire jusqu'à présent, je citerai seulement celle qui est relative à la vitesse d'inflammation de la poudre.

8t2 LIVRE IIL — MAGNÉTISME ET ËLECTRICCTÉ.

L'expérience se dispose de la manière smTante (Pl . 27 , Fig. 8) : les deux extreDiités d'un circuit dans lequel se trouve le galnnomètre et un élément de Daniell viennent s^ adapter, Tuoeà la capsule mise en place sur sa cheminée, et l'autre au diienèi fusil, toute la batterie étant bien isolée du canon; une portioo du fil passe devant le bout du canon , à «pielque distsnce , de manière à être coupée par la balle à Tinstant où elle sort. Voilà tout Tappareil. Lorsqu'on tire , le courant passe donc pendant tout le temps qui s'écoule depuis Tinstant pu le diien frappe k capsule jusqu'à Tinstant où la balle coupe le fil. Les déviations produites dans diverses expériences fiantes avec la même charge de poudre sont parfaitement concordantes; les observations se font avec la plus grande facilité , et , avec la charge dont j'ai fait usage , les valeurs extrêmes sont -J^ et |^ de seconde, pour le temps qui s'écoule entre l'instant où la capsule est firappée et l'instant où la balle sort du canon.

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