‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 197 sur 217 · ADDITION AU TOME PREMIER · texte numérisé non relu

ADDITION AU TOME PREMIER

quement les théories de Galilée , a été dignement accueilli et apprécié par les éloges que M. Arago et M. Pouillet ont exprimés dans la dernière séance de TÂcadémie. Depuis quelques jours plusieurs de nos confrères en avaient connaissance; M. Foucault m'avait exposé une partie des inductions dynamiques et des considérations qui avaient formé sa conviction : de premières expériences avaient justifié ses conjectures et ses vues. En me consultant , V auteur désirait savoir à quel point le résultat mécanique auquel il arrivait s'accordait avec les théories mathématiques et avec les déductions obtenues par les géomètres. Dans le chapitre v du IV® volume de la Mécaniqut céleste^ Laplace a considéré Teffet de la rotation diurne de la terre sur le mouvement des projectiles dans le vide ; il a «i égard, en outre, à la résistance de Tair sur la chute des corps qui tombent d'une grande hauteur : toutefois, il ne s'est pas occupé du pendule à ce point de vue du mouvement du globe terrestre. Poisson a traité ce sujet, en 1837, dans le Journal de r Ecole polytechnique ; cependant ce n'était pa» Tobjet spécial de ce grand géomètre, et il ne s'en occupe qu'incidemment. Il trouve les oscillations indépendantes du mouvement diurne dans tous les azimuts, quand le pendule est assujetti à suivre une courbe donnée; à V égard du pendule qui peut se mouvoir librement dans tous les sens , il dit que la force perpendiculeùre au plan des oscillations est trop petite pour écarter sensiblement le pendule de son plan et aifoir une influence appréciable sur son mouifeinent. Cette conclusion paraît contraire aux expériences de M. Foucault; mais le passage que je viens de citer permet un doute : Poisson ne rapporte pas le calcul de la force dont il parle, et d'ailleurs il n'est pas suffisant d'avoir reconnu qu'une force perturbatrice est très-petite pour conclure qu'elle ne pro* duira qu'un effet insensible après un grand nooabr^ d'oscilla* tions.

« Cette question méritait d'être approfondie; voici les résul* tats fournis par une discussion attentive des formules du mouvement relatif, à laquelle je me suis appliqué. J'ai supposé que le pendule ne fait que de très-petites digressions voisines de sa position d'équilibre; quand elles sont planes, une combinaison fort simple et analogue à celte qui donne les équations des moments, montre que le plan oscillatoire tourne graduellement autour de la verticale i^ j point de suspension , avec une vitesse

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