Î8 ADDITION AU TOME PREMIER
pendule ne s'écarte que très-peu de la yerticale, notre confrère M. Pouillet a remarqué, il y a longtemps^ que la projection horizontale du point mobile décrit une orinte elliptique dont k centre répond à la verticale, et, en se bornant au premier degré d'approximation, Tellipse est inrariable. En faisant intervenir k mouvement diurne de la terre, je trouve que, quel que soit le sens du mouvement du pendule dans son cniiite sphérique, cette projection horizontale est encore une ellipse dont les deux axes sont constants; c'est le plan azimutal du grand axe de Tellipse qui se déplace, dans un sens rétrograde, avec une vitesse dont la partie uniforme est n sin Y9 c'est-à-dire la rotation angulaire de la terre estimée parallèlement à l'horizon, ainsi que je l'ai expliqué ci*dessus. Tous ces résultats supposent que Ton néglige la résistance de l'air, dont l'effet principal se manifeste sur Tamplitude et sur la durée des oscillations, que cette résistance finit par éteindre ; mais cet effet est très-feible sur la déviation du plan : ce ne sera que dans une seconde approximation que j'essayerai d'y avoir égard , n'ayant pour objet dans cette note que de montrer comment l'expérience importante de M. Foucault aurait pu être indiquée par les équations de la dynamique interprétées sans inadvertance, parce qu'elles ne sont autre chose que l'expression exacte des lois du mouvement de la matière. »