‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 2 sur 217 · H AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

H AVERTISSEMENT

puis longtemps , st la pesanteur, la chaleur, rëlectricité, le magnétisme, les actions moléculaires, Tacoustique et l'optique, constituent la physique moderne comme la physique ancienne, ce n'est pas une raison de penser que notre siècle est stationnaire ou que la physique est à son terme ; on peu&eive»«ckiP« saulenent que les forces auxquelles est soumise la matière sont en petit nombre, qu'elles se sont révélées aux anciens observateurs par des phénomènes plus ou moins apparents, et que dès l'origine il a été facile d'en faire la classification et le dénombrement général ; on peut en conclure encore que le véritable but de la science n'est pas de chercher à découvrir des forces nouvelles, mais de déterminer les lois et les modes d'action des forces connues. Telle est en effet la direction qui est suivie depuis plus de trois siècles , sur les traces dfe E^ler, dfe Galilée, de Desear^s, de Pascal et de Pfewtan , qui ont les premiers ouvert à l'esprit hfimai» celte vaste carrière. Combien <Je grandtes découvertes ont' enricM là science pendant ces trois sièclbs^ tesrplus brîHantB dfr rkisfoire dh monde!' et cependant combien nos ao«^naissances paraissent restreintes er bornées liovsqii'oii jette un coup d'œil profond sur les mystères sans nonbnp qui nous environnent de toutes parts ! A- mesure cpe la science marche , notre esprit semble s'élever sur un phis vaste horizon-, d'où il aperçoit des régions nouvelles de plus en plus étendues, qtri restent à explorer. Nous^ commençons à sortir des ténèbres, notre vue s.'aflfermit à la himîère, et nous pouvons mieux juger qu'à aucune aufere époque des secours solides et> puissants ^e ia^soîenoe peut prêter à h civilisation. Les théories se dévdoppent, k» applkatibns se multijpttent, les entreprises indttSlrieUeBJ y puisent des ressources jusqu'alors inconnoes : aprds avoir pris son^ rang dans renseignement générai pour liabiMer

rirtteiligcme à la lo^qat ^es ùàllA^ qiiî«ftt k k km si Se*etmàe «l fiî Imoioeuse , la pbyM|ne' pénètiie idam Im ate* Ue» pour j pencr le goût de F-eiactîtodeiet pour ydooner Fessor au génie d'invention. C'est par l'beureu&^ciiBeouffs de lafit fée ^ynaMlaaeer que 1m idéocmwrtas saecèdent aux déctiÊXWtàoA a\ec une iah|iîéilé .um esnople., et que BOUS voyons d «nJotlaiit à latane im nouvel ordre defîhé* OMBèttes ouvrir de JMmvelks voies à «os TBcàievobea*

Att ndiieMde ee2Boi»«ment -universel de la soieoûe, au iidieii4fl5flMxtifiea&ioaa plus 0u moins .prorondes ettoiH joHB fkragresw^es qu'eUe éprouve, les isakës éUm&oàmreb seDtflëoBSsairenieDtiooampleU : s'ils préseiaeot a^wcexao* lilude le tableau^ oos eotlnaissaoces, œ ne peat êtne qne peisr rinstanâ «ù ils paraissant;; qaelqties «oMas nnffiapi pour que ce tableau deviemie infidèle. Ce n'est fm cependant, que teUe ^prapositiou qui semUe vraie aiqjawrd'lMâ puisse être faiiase diemaio, car nous avons heuiisHseflaent des méthodes lespénmentales assez srfures pour ne pas ^am^ iiwdre Tenoeiir avec 3a vécîlé : les reenllate iie changenH pas, ik lestent oonHante^t acquis auilomaine delascsesoe, Biais ib is'^lendeiit^ ik se généralisent, et sartoot, par le seul iak d'uae observatâon nouvcdle , îk peuvent 'sanvenl être démonivës dlime manftàre pins ttcMe ou plus sinqaie. Dans i'ienseigneinieiit oomma dana les itrakés spedavx y il fait donc s'ig^fdiqver aivec on soia infini, non^seulemenlii ne rien ûmetto^ d'ementieLy mais encore à rapprocher les expérienoes et les tùltSy et à fes dasser autant qiie possible dans un ordre logiqi» qui les «ncbalne étioîlensent.

C^st ce que j'ai •essayé de faire avec un ncHivean «>in*

En iSâ2, j^indiiqiiais de la manière suivante les ctam^ gcmenls que }e venais d'introdume dans la sixième édl-tion.

V Ikiis la première partie de k chaleur, j'ai introdaïC

IV ATmTISSBnifT.

les résidtais des Mpérienoes récentes de M« Pierre sur la cHalstioii des mêmes liqaides dont il avail antérieinrem^it déterminé avec tant d*exactitude les densités et les points d'ébuUition.

a Dans la seconde partie» on trou^eta pareillement les derniers traraux de M. Person snr les ehideors latentes de fusion j et sur les rapports très-dignes de remarque qui se manifestent entre ces chaleurs latentes et d'autre propriétés physiques des corps auxquels elles appartiennent ; les expériences de M. de Senarmont sur la conductibilité des cristaux, et un résumé des recherdies si méthodiques et si précises de MM. de La Provostaye et Desains, sur la chaleur rayonnante, particulièrement en ce qui touche aux analogies des rayons calorifiques et des rayons lumineux.

c< Le magnétisme, l'électricité et Télectro-magnétisme ne constituent I en réalité^ qu'une seule branche de la physique, mais elle est la plus vaste et celle qui reçoit les déveloj^ments les plus rapides et les plus variés. Un ouvrage élémentaire ne peut pas suivre le détail de tous les faits particuliers qu'on y observe; mais je me suis applique du moins à n'omettre aucun de ceux qui sont assez caractéristiques pour jeter une nouvelle lumière sur une théorie qui reste encore si imparfaite malgré tant d'efforts. Les principales additions que j'ai faites dans cette vue sont relatives à l'électro-chimie, à la galvanoplàstiquci aux phénomènes d'induction, au diamagnétisme, et à la tél^gra-phie électrique. Il m'a semblé nécessaire , sur ce dernier point,, de donner une description détaillée des divers systèmes d'appareils employés en France, en Angleterre et en Allemagne, aGn de (aire comprendre toutes les actions physiques et mécaniques sur lesquelles repose ce nouveau mode de communication qui porte au loin la pensée avec une fidélité et une promptitude si merveilleuses et qui est

àVnriMMBIfT. V

sauft doute appdë à eseroer tant d'iofluenoe sur les relalioBS sociales des peuples, civilises.

« J'ai essayé de faire entrer dans racoustique une partie des travaux remarquables de M. Werlheini.

c( L'optique a reçu des dévdoppeoieDts considérables : les insinunents ont été complétés ; un nouveau chapitre a été consacré à Texposition des principaux phénomènes de Toptique céleste et des apparences que présentent les astres; les racherches de H. Biot sur les lois de la polari* saHon rotatoire, celles de M. de Senarmont sur les substances biréfringentes et isomorphes; celles de M. Pasteur sur les propriétés des acides et des sels organiques, et celles de H. Jamin sur les propriétés que prennent les rayons polarisés en se réfléchissant sur les milieux diaphanes, m*ont permis d'étendre beaucoup le cadre dans lequel se trouvaient resserrées plusieurs parties impor* tantes de la polarisation.

c Enfin, M. Fizeau et M. Foucault ont bien voulu mettie à ma disposition les documents et les dessins qui m'étaient nécessaires pour faire connaître dans tous leurs détails les méthodes expérimentales si remarquables qu'ils ont suivies pour arriver, par des voies différentes, à la solution des grands et difficiles problèmes que présentait la vitesse de la lumière, s

La présente édition n'a pas exigé des changements aussi importants.

Le l*' et le 2* livre, la pesanteur et la chaleur, n'ont reçu que de courtes additions et quelques sim|difications de détails ; il en est de même du 4* et du 5* livre, actions moléculaires et acoustique.

Le 3* et le 6* livre, électro-magnétisme et optique, sont ceux qui ont reçu les modifications les plus considérables.

mènes sont soumis : aussi rien n'est plus curieux pour Vhistoire de Tésprit humain que de suivre, à ti^Wr^le dévefloppement des siècles , les idées singulières que les hommes se sont faites successivernsnt sur les propriétés des corps, sur les éléments qui les composent, sur les princifes et sur les causes qui agitest bi matière, et qui mainfiennent l'harmonie du monde. Quelle confusion d'hypothèses et d'erreurs, au milieu desquelles les hommes de génie ont jeté çà et là quelques vérités fécondes ! Et même de notice temps, qu'y a-t-il de plus curieux que d'interroger les divers esprits, de^uîaf les pltis< vulgnif es jusc[ttfaufx plus hahiles, et d'entendre leurs idées sur les phénomènes de la natui^e , sur les effets de l'air et de l'atmosphère , sur l'équilibre des eaux tout autour de la terre, sur les effets de la chaleur et de la lumière, sur la météorologie, sur la- cause du tonnerre, par exemple, que Ton n'ose p}«ts porsoaniûer, il. est vrai , mais que quelques personnes se représentent encore comme ayant une forme et un corps ! Quelle variété d'image» et de conceptions ! quelle différence entre les hommes ! quelle différence entre les peuples ! On peut dire que dans une seule génération se retrouvent les opinions de tous les siècles : dans un esprit inculte, chez un peuple ignorant, toutes les erreurs avec tous les préjugés des siècles pusses; dans un esprit cultivé, chez un peuple ami des lumières, toutes les connaissances qui se sont transmises d'âge en âge , et toutes les lois générales auxquelles la raison a pu s'élever.

La physique, qu'on appelle aussi la philosophie naturelle, n'est qu'une partie de ces connaissances qui forment le vaste domaine des sciences de notre époque ; elle en est la partie philosophique et fondamentale. On a coutume de dire qu'elle a pour objet les propriétés des corps et les actions qu'ils exercent à de grandes distances ; c'est en effet ce qu'on peut en dire de plus simplie, quand on veut absolument la définir d'une manière générale. Mais, tenter de définir une science, c'est consentir à être inintelligible , car une science ne peut pas se définir par quelque propriété caractéristique et fî;appante comme un objet matériel , ou comme une figure de géométrie. Ainsi on nous permettra sans doute de commencer l'étude de la physique, plutôt en donnant des notions claires et précises des objets dont elle s'occupe , qu'en essayant de donner des définitions vagues et obscureâ de la fin qu'elle se propose.

2« De l'Espace. — Nous concevons très-facilement les Ion-

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