‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 31 sur 217 · CHAP. VI. — MANOMÈTRES · texte numérisé non relu

CHAP. VI. — MANOMÈTRES

Quand les pressions doivent être très-fortes , on emploie d'autres manomètres (voy. chap. FV, machines à vapeur).

84. FosU A Test (FiG. 12, 13, 14, 15). — n suffit de nommer cet appareil pour que l'on en devine le mécanisme. La crosse contient un réservoir à soupape dans lequel on comprime de Talr sous huit ou dix atmosphères, au moyen de la pompe représentée dans la figure 1 5 ; cette pompe de compression est un simple tube à piston qui se visse sur le réservoir, et qui porte vers l'extrémité opposée un ou deux trous a, que le piston ferme dès qu'il commence à se rapprocher du fond. En mettant les peds sur la traverse de la tige du piston , la manœuvre est facile ; c'est par la résistance que le piston éprouve quand il approche du fond que Ton apprécie le degré de tension avec lequel l'air mtérieur repousse la soupape. Quand le réservoir est chargé , on 3 ajoute un canon qui reçoit le projectile et qui en dirige le movreinent. On fait partir une détente qui presse la soupape : Tair sort avec violence, chasse la balle , et la soupape se referme à ] instant. On peut tirer de suite plus ou moins de coups , suivant que le réservoir est plus ou moins grand. Le fusil à vent peut lancer la balle avec autant de vitesse que le fusil à poudre. Cet effet ne se produit pas sans bruit ni sans lumière. L'air comprimé , se débandant subitement , fait une explosion pareille à celle du crève-vessie; et, à l'extrémité du canon, on voit un jet de flamme qui est produit par le frottement des petites pous* aères solides que l'air rencontre ou qu'il emporte avec lui , car il paraît que dans un air très -pur il n'y a plus de flamme perceptible.

434 LIYRB PREMUiR. — PESÀMTEUft.

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