CHAP. VIU. — FONTAINE DE UÊAON
point qui est autant élevé au-dessus du niveau du vase moyen que le niveau du vase supérieur est lui-même élevé au-dessus du niveau du rase inférieur. Cette pression est en effet celle que supporte Tair qui est enfermé dans le vase inférieur et dans le vase moyen. La figure 7 représente une autre fontaine de Héron, dont on devinera facilement la disposition : il suf&t de quelques tubes de Terre pour la construire.
106. tMmp^ * gas lij4rogèBe. — Cet appareil se compose d\in ballon à long col &, renversé dans un vase plus large t^ (FiG. 6), dont il ne touche pas tout à fait le fond ; la jonction ce' doit être hermétiquement fennée; un cylindre creux de zÎDc zz enveloppe le col du ballon ; Veau acidulée qui remplit le îase i^ agit siu* le zinc, elle se décompose , son hydrogène se dégage, et par la pression croissante qu'il exerce , Feau est de plus en plus refoulée dans le ballon i, jusqu'à ce que le niveau va descendu au-dessous de la dernière tranche z' du zinc; akn toute action cesse et Von a un réservoir rempli d'hydropBid comprimé. £n tournant le robinet r, le gaz se dégage dans ) air par le tube t^ qui doit être très-fin y et, mélangé à Vair at* mosphériquei il s'enflamme au contact d'une éponge de platine.
107. P«fli|po asiplMmle ci élévatolre. — La pompe aqûrante (FiG. 9) se compose d'un tuyau nFajrpiraiion a , d'un corps de fompe b y d'un piston p^ d'un tuyau d'ascension s, et àe trcûfl ioupapes r, f, /, qui s'ouvrent de bas en haut. La première soupape r est au fond du corps de pompe, la deuxième t est dans Tépaifiseur du piston, et la troisième / est au bas du tuyau d'ascension. Le tuyau d'aspiration plonge dans Veau que l'on veut élever, et la tige du piston passe dans une boîte à étoupe e et dans une boite à graisse g. Â Vorigine du mouvement, le piston étant soukvé, sa soupape se ferme, et les deux autres l et r (ouvrent, la première par Vair supérieur qui se comprime et s'édiappe, la seconde par Vair inférieur qui se dilate et passe ions le piston» La pression diminue dans le tuyau d'aspiration, et Teau a'y élève par Veffet de la pression extérieure. Âirivé audessus de sa course le piston redescend; la soupape inférieure se ferme, Vair se comprime dans le corps de pompe, soulève la soupape du piston, et passe au-dessus. En remontant une seconde fois, le piston soulève Veau un peu plus haut, et en redescendant une seconde fois, il chasse une nouvelle quantité d'air* ^n, après un certain nombre de coups, si la pompe est bien
it$4 LIVRE PREMIER. -- PESANTEUR.
faite, Veau arrive au-dessus de la première soupape, elle monte de plus en plus, soulève elle-même la seconde soupape, et passe au-dessus du piston. A partir de cet instant, tout Tair est chassé, et la pompe joue dans Teau. Chaque fois que le piston monte, il soulève toute la colonne d eau qui est au-dessus de lui, et il entraine celle qui est au-dessous; chaque fois qu'il descend, la première soupape se ferme, la sienne s'ouvre, et il s'en vient prendre par sa base la colonne qu'il avait entraînée, pour la> soulever à son tour. L'effort qu'il faut faire pour soulever le piston se compose de deux parties : Tune est le frottement ; l'autre est égale au poids d'une colonne liquide ayant pour base le piston lui-même, et pour hauteur toute la hauteur à laquelle se trouve l'orifice par lequel l'eau du tuyau d'ascension s s'écoule dans l'air.
Pour que la pompe soit bonne, il faut que l'eau puisse atteindre à la première soupape r. Ainsi, la position de cette soupape dépend du degré de i-aréfaction que l'on peut donner à l'air qui est au-dessus d'elle, et ce degré de raré&ction dépend lui-même de l'étendue de la course du pistou et de la distance des deux soupapes tel r. Quand cette distance est nulle, le vide est possible, et, à la rigueur, la soupape r pourrait être à 10°',30 de hauteiu* au-dessus du niveau de l'eau qu'il s'agit d'élever. Si cette distance des deux soupapes était seulement de 1 décimètre, et que le piston n'eût que 2 décimètres de course , Tair ne pourrait être amené par le jeu de la pompe qu'à une demipression atmosphérique, et la soupape r ne pourrait être tout au plus qu'à ô mètres de hauteur. Il est facile de calculer la relation générale qui existe entre ces divers éléments.
108. Pompe mspIraBte et fonlante» * eorps de pompe Alésé. — Cette pompe (Fig. 10) se compose d'un tuyau d'aspiration a, d'un tuyau d'ascension s^ d'un corps de pompée, et d'un piston/?,' mais elle a seulement deux soupapes, r et /, d'aspiration et d'ascension ; rien ne passe au travers du piston ni sur son contour, et sa face supérieure est toujours en communication libre avec l'atmosphère.
Quand le piston monte, l'eau est aspirée au-dessus de la soupape r, et, quand il descend, elle est comprimée, presse la soupape r et soulève la soupape /.
109. Pompe aspirante et foulante, sans eopps de pompe laésé ou * piston plonsear. — Cette pompe , représentée dans