J80 LIVRE II. ~ DE LA CHALEUR
le mot calorique est aussi employé pour désigner Tensemble de nos connaissances sur ces phénomènes et sur leurs lois.
121. Le calorique n'agit pas seulement sur les corps organisés, mais il agit aussi sur les corps inorganiques. La glace peut fondre, l'eau peut entrer en ébullition, le fer peut rougir au feu; tous ces phénomènes et tant d'autres de même espèce ont nécessairement une cause, et nos sens nous avertissent que cette cause est le calorique. Il y a une telle correspondance, une telle simultanéité entre ces modiCcations qui sui*viennent dans les corps et les changements qui surviennent dans nos sensations, que nous craignons peu de nous tromper eu portant ce jugement. Ces seules indications peuvent nous seiTir à classer les phénomènes du calorique, et à établir d'avance Tordre dans lequel nous devons en faire l'étude.
Nous diviserons la théorie de la chaleur en deux partie;:» La première partie aura pour objet les deux effets physiques que le calorique produit dans les corps, savoir: V les changements de uolume ou la dilatation ; et 2^ les changements d^état ou le passage de l'état solide à l'état liquide, et de l'état liquide à Tétat de vapeur.
La seconde partie aura pour objet : 1 ® la propagation du calorique, qui comprend la conductibilité ou la propagation au contact, et le calorique rayonnant ou la propagation à distance; 2* la calorimétrie ou la mesure des quantités de calorique qui sont nécessaires pour produire des elfets déterminés.
Nous essayerons d'abord de donner une première idée des phénomènes qui servent de base à ces divisions de la théorie de la chaleur. Ces indications générales sont d'autant plus nécessaires que nous ne pourrons traiter de la deuxième partie de la chaleur qu'après avoir vu Toptique.
128. ChangemenU de volume. — Nous avons vu (13) que le calorique dilate tous les corps, que le volume d'un corps quelconque dépend du degré de chaleur qu'il éprouve, et que, toutes choses égales d'ailleurs, le même degré de chaleur lui donne toujoui's exactement le même volume. Nous devons maintenant donner quelques développements et quelques exemples pour mieux faire comprendre cette proposition générale.
Pour montrer la àiX^iXSiXxoii àe» corps solides ^ on peut employer l'appareil représenté (Pl. 8, Fig. 26), t est la tige soumise à l'expérience^ l'une de ses extrémités vient butter contre