‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 43 sur 217 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

DE LA GBAtEUE.

Notions générales.

120. L*air, Teau et les dlfFérents corps de la nature peuvent exciter en nous des sensations particulières , que l*on appelle sensations de chaleur ou de froid. Ces affections se produisent au contact immédiat ou à de grandes distances, et elles sont d'une telle nature, que nous ne pouvons pas eu attribuer la cause à la substance propre des corps. En présence d'un foyer allume, 0005 jugeons facilement que ce n'est pas la matière du charbon qui vient sous forme invisible nous toucher et nous réchauffer \ et quand nous recevons les rayons solaires , nous jugeons de même que ce n'est pas la matière pondérable du soleil qui descend vers la terre, pour produire sur nos yeux l'impression de la lumière, et sur toutes les parties sensibles de notre organisation l'impression de la chaleur. Il y a donc un agent qui est distinct de la substance propre des corps, qui est engagé dans leur masse, qui s'en échappe, qui se transmet à distance, qui établit une communication continuelle entre eux et nous, et qui est la cause des sensations de chaleur ou de froid que nous éprouvons. Cet agent a reçu différents noms. D'abord, confondant la cause avec l'effet, on l'a appelé chaleur; ensuite, par des notions plus justes sur son mode d'existence, on Ta nommé fluide igné, matière du feu^ etc.; enfin, à la réforme de la nomenclature chimique, Lavoisier, Berthollet, Morveau et Fourcroy Font appelé calorique. Cette dénomination a été adoptée par tous les physiciens, et l'on a conservé le mot chaleur pour désigner la science qui traite des propriétés, des effets et des lois du calorique.

Cependant on ne s*en tient pas toujours à ces strictes définitions : il arrive souvent que le mot chaleur est employé pour désigner l'agent lui-même qui produit les phénomènes, et que

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