GHAP. IL — DENSITÉ DES LIQUIDES. Î
sultats des effets que produit la dilatation sur le verre du flacon et sur les liquides que Ton soumet à respérience.
i43. Jaagesf e par les pesées. — Dans un grand nombre de recherches on est obligé de connaître exactement la capacité des yases de différentes formes qui servent aux expériences, et Ton y parvient en général de deux manières : l'' par les i^lumes ^ en versant dans des tubes gradués ou dans des éprouvettes le liquide qu'ils peuvent contenir ; 2^ par les poids , en faisant la pesée du vase plein d'air et la pesée du vase plein d'un liquide de densité connue.
Le premier procédé n'exige que peu de soins y seulement il faut que les appareils soient gradués avec précision , et il faut •employer un liquide, comme le mercure, qui ne s'attache pas aux parois. Alors connaissant le coefficient de dilatation de la matière du vase , celui de Téprouvette et celui du liquide ; connaissant de plus la température à laquelle Téprouvette a été graduée, il est facile d'obtenir la capacité du vase pour la température 0 et pour toutes les autres températures.
Le second procédé n'est pas aussi simple , mais il conduit à des résultats plus rigoureux lorsqu'il est employé avec les précautions convenables. Prenons pour exemple un ballon } après lavoir desséché en dedans et en dehors, on le rempUt d'air sec et on le pèse ouvert , en notant la température t et la hauteur barométrique A ; soient/? le poids apparent que l'on obtient, d\e poids de l'air qu'il déplace, et c le poids de l'air qu'il contient, l'on a (137) pour le poids de la matière du ballon
ensuite on le remplit d'un liquide, en chassant l'air avec soin, et OQ le pèse de nouveau , en notant de même la température l! et la hauteur barométrique h' \ soient p le poids apparent que l'on obtient, tf le poids de l'air déplacé, et c' le poids du liquide qu'il contient, on a pareillement, pour le poids de la matière,
p' + d' — c\ et par conséquent
p+d—c=zp'-\-J — c'; c'=p' — p-^-d! — d+c.
Pour éviter des corrections incertaines sur l'état hygrométrique deTair ambiant, on doit toujours mettre peu d'intervalle entre ces deux pesées ; alors les valeurs de h et Ji , de / et /'| sont , en
flU LIVIE II. ^ îeSËÂI«m. -^ MUSMlfiM PARTIE.
générid, flEBsefe'Vcikbeft |>0tt qae l^n paisse praodve dss:d , et k valeur de c' se Tédah à
Soient, pour les conditions de Tei^ïéiiieBOe^ ^' la capadlé «da baUoa en oentimèisnes^nibes, o Je «poids spëcififpie de Ymt^ mi»- ^ -du li^dte , «n a ctsip'v^ c' ssz pV^ et par suite ,
JB!a«i«|H!ësentaiit psir ç la capacitë à 0, on auiait
.'=.(!+*.), et; v=^.^.
Si le liquide dont on s^est servi est de Teau, on trouvera o', an moyen de la table des dilatations de Teau; si c'est du mercure , on aura
m étant 4e «i^oeffideM de Sibmiîên éÊL «Mranm en (0,00018; ^êSM à lavtfleur ée «, elte «0t, oimuHemous wrdas^Vtt ^pi^.344),
144% BM %MbiH#ii«^ •««— Les aréomètites siNit fàes ^fiottemis qui donnent imiiiéAkiliemoift les densitës des liquides èkms lesquels ils s'enfoncent.
On distingue deux sortes d'aréomètres : les aréomètres à poids *vaftîaMe ^t les trtwmètres à volmne variable.
La figure S4 représente un aréomètre à poids çariithhs ; v c^ le uoflumt on te corps de l'instrument; on le *fait "ée «verre 'ou de tnétflîl^ '/ ieft ie lest^ c'est-à-dire une pmite masse de lAei^cure ou de plomb que l'oti ajuste à la partie inférieure^ / est la fige^ qui doit être très-déliée; enfin c est le chapeau^ sur lequel on doit mettre des poids. Quand l'instrument est «dans mi liquide, il se dispose d'après les conditions d'équilibre des corps flottants; il se tient debout, à cause du lest qui rabaisse son centre fle gravité , et il s'enfonce jusqu'à ce qu'il y ait égalité enire soft poids et le poids du liquide qn^il déplace; alors ^m 'ajoirfie des poids additionnels sur le chapeau pour €cf fleuret Vitit»tat«f»^
mkP. IL ^ DWfMTÉ BÊS lîffUIÛtS. ^îft
c'€gt^»-iiit fêmt ^W peut tnit /; taarqnë snr la tige, sfe iTDive «eVi^MneM à /leur d'eau^ Dm» les diflférents liquides il finit des pfiMs diffi^fA^ pcmr proâuh'e rafflearemetit, et c'est four <oéia '^'mi Tappelle tin arémnètre à |>oîds variable. Soient/? te poids de 4*itisliiHi]»ent, a \e pmds additionnel qn'îl faat y ajouter p«âr l'arffleerrer dMs Veati à 0, a' le poids additiomiel qu'il Cma }r «jomer potir TalSeurer dans Talcool à 0 ^ la densité de l'alcool sera à k den»té At Teaû ^somme p-^a' est kp^a,
L'as^fliètre e§t d'âmamft "phis sentie que le volcrme plongé ot plti) ^c^onskllci^àble ^ la tige plus ^fitre.
Chi cMKoit ^qile, ipour ^éviter lee'calcnls, fl eA possible de fariner fmt chaque înstnancnrt tine table paitrctilière ci Ton trouTie immédiatement la densité à côté du poids additionnel a\
Vw^èâ^nètr^ A -^rittme ^ariabh repi-éseitté (Fie. 28) a en géhà^ Moiss de TcAuine 'qne l'aréotnètre à -poids yartable : la tig^ e<t>Mi petit lobe de ¥enre ^ereiiK'; le tdrps de l'instrameiit "est m cj4iiiAi? ott une boute soufflée à l'exoréniité du tube; et le lest ae lo^ dam lé 'petit appendîoe *ë& verre ^qui «st ^ath-dessmis de \k ho^Ae^ «fie bmde de papier e^ft «oignettsement fixée datis Fintérieur Ae la tige po«ir porter les ^vi^ns qai marquent 'kjs densités. Le poids de cet aréemc^pe éWA 'cmistam, ^ en résulte ^e les decisttés des liquides dans lesquels il s'eiifonoe sofft «otre «ettes en raison itfverse des vokftnes |ylongés. C'cffl; d'après ce principe que l'on fait la graduation, et Ton éorit^ur la bande it pa|mr qui sert d^^héHe les tiOftAftes qui -expriment direeteneot les densités des lû^deft. iVinsi qivanâ raréomètre n'ei>foiioe ^e jMqu'an nonâtre IMO, k dénoté est IMO; VJl eaibnce jusqo'tna noiiibre 9M, 4a densité >est WO, etc., la densité de l'«a« «tant représeiAée piar 1^00.
hts piêê'-^iiq^urf sont «des espèces d'aréomètres qui ne soi* pas gnidv^ peur donner les densités dés liqueurs dans lesqoéUes «n les fAonge, mais seuleteevit ^pow donner leur degré A concepétraiùm. Les aàideê feon¥t étendus d'tine quantité d'eau pks OQ cneâns|p*aiide, les dtt^olmkms sétlines sont plus ou moins 9ai9réas^ les sOBut^de^ie et les ^esprUs sent plus ou mcMns riûheif en tdcool; €t Ton ttàt des phse^actdes^ ^des phêe^séls^ des pèse^ uprit^ 4es pèâe^sttûps^ etc., po«r reconnaître immédiatefnent les différents états dans lesquels Ces liquides peuvent se présenter.
W^Hicide 0ft mrtattwWie de %smmé. «-^ Cet wéomèn^ a tafee rmppnnMoe 4'«n ^écmiètPe 6 volutne varidi>le, mais "H eii
difTère essentiellement par sa graduation. Au point où il s'arrête dans Teau pure, on marque 0 ; au point où Û s*arrête dans un mélange de 85 parties d'eau et de 15 de sel ordinaire, on marque 15; on divise rintcrvalle en 15 parties et Ton continue 'les divisions au-dessous. Deux dissolutions saturées à divers degrés marqueront évidemment des degrés différents sur raréomètre, mais il faudra calculer une table spéciale pour passer des degrés de l'aréomètre aux véritables densités.
Les pèse^els et les pèse-esprits sont gradués d'après des principes analogues; ils ne sont donc, comme le pese-'Ocides^ que des instruments de commerce, à moins que Ton n'ait drc^ une table des proportions de sel ou d'esprit correspondantes à chaque degré.
Valcoomètre centésimal de M. Gay-Lussac est fondé sur d'autres principes. Étant donnés des esprits ou des eaux-devie, il suffit d'y plonger Talcoomètre pour connaître à l'instant leur force réelle, leur richesse en alcool et leur densité. Cet instrument, qui offre d'inunenses avantages à la régie et au commerce, repose sur des recherches très-pi'écieuses pour la science. (Voy. rZ/tf^KC/ion, etc.,6ay-Lussac, 1824.)
148. DenalCé des eorps solides. — On détermine les densités des solides, comme celle des liquides, par trois procédés différents, savoir : au moyen de l'aréomètre, du flacon bouché, ou de la balance hydrostatique.
L'aréomètre que l'on emploie pour dét^miner les densités des corps solides est un aréomètre à volume constant, qui s'appelle aréomètre de Fahrenheit^ ou aréomètre de Nicholsony ou aréomètre*balance de Charles^ suivant quelques légères modifications dans la disposition des pièces. La figure 24 représente l'aréomètre de Charles. Entre le corps ç de l'instrument et le lest /, se trouve un petit panier ou un petit seau d'argent desvtiné à recevoir les fragments de matière dont on cherche la densité. Quand les corps sont plus pesants que l'eau, ils doivent exercer une pression de haut en bas, et le panier est accroché par l'anse afin de recevoir cette pression : quand les corps sont spécifiquement plus légers que l'eau, ils pressent de bas en haut; alors on retourne le panier et on l'accroche par le fond, afin qu'il reçoive encore cette pression.
Pour trouver une densité par ce moyen, il faut, avant tout, connaître le poids additionnel qui doit être mis sur le chapeau