‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 64 sur 217 · CHAP. I. — FUSION ET SOLIDIFICATION · texte numérisé non relu

CHAP. I. — FUSION ET SOLIDIFICATION

ipath calcaire et da ^ath fluor, et sa denshé un peu supérieure â celle du phosphore ordinaire. Dans cet état il est insoluble dans letber, Talcool, Thuile de naphte, le chlorure de phosphore; non-seulement il est inaltérable à Tair aux températures ordinaires, mais il ne prend feu qu'à la température de 260*, qui est celle où il conmience à repasser à l'état ordinaire, lors* qu'on le diauflfe dans un gaz inerte.

274 LIVRE IL — CftAJLEUB. ~ PJUWÈREr PAB7IÇ.

cffAnTRE n.

Des Vapeurs dans le vide.

i^9. Les vapeurs se forment lentement dans l*alr et laatantan^meni Jaaft le Vida. " Lorsqu'un liquide est exposé au contact de Taii-, il arrive ordinairement 4^'^ diminue j>eu i peu de Yolume, et qu'après un temps plus ou moins lon^B disparaît tout à fait. Ainsi^ l'eau qui couvre la terre après les. pluies ne résiste pas au souffle d'un vent sec ou à Faction pro^ longée du soleil, elle se dissipe en quelques jours, et ce n'est pas seulement parce qu'elle s'in61tre dans le sol, mais aussi parce qu'elle s'exhale dans les airs. Au reste, on en voit la preuve dans ce qui arrive à un vase plein d'eau, exposé à Fair libre ou même dans un appartement : l'eau décroît d'instant en instant, et enfin il ne reste au fond du vase que les corps étrangers qu'elle tenait en dissolution. Le même phénomène se produit avec une rapidité encore plus grande lorsqu'on fait bouillir un liquide par l'action du feu : il se réduit peu à peu, et finit par disparaître. De ces divei'ses observations Ton peut conclure que les liquides changent d'état, qu'ils deviennent invisibles et prennent une force expansive conune les gaz; c'est ce qu'on exprime en disant qu'ils se ifaporisent ou se réduisent en îKt' peurs. Les corps sont d'autant plus polatils qu'ils se vaporisent ou qu'ils se volatilisent plus promptement et à des températures moins élevées.

On peut remarquer aussi que, dans certains cas, ce n'est pas le liquide tout entier qui passe à l'état de vapeur; cela arrive lorsqu'il est im mélange de plusieurs corps différents qui se peuvent séparer par Yéçaporation ; alors, les parties plus volatiles s^xhalent en plus grande abondance, et ce qui reste n'est plus composé des mêmes éléments, ou du moins il n'en est plus composé dans les mêmes proportions.

Pendant longtemps on a supposé que les vapeurs ne pouvaient ni se former ni subsister par elles-mêmes, mais qu'elles prenaient naissance à la surface des liquides par l'action dissolvante de

l'air, ce qM'tiettd iriéiM oaitie AaM^ eHonrai ^inmnùtt^^ pocv-kii mflittteiiir so^n^Ées duo» racmoij^ré. Pov awwiiifepltifltw^ sellé de astle of^ièn, et a» mèÊom ttttips pow étudbr lèsr pf^ priétés remanjuabl^ de» vapttim, I0 moyan^ ki-pk» sMpl« <M|a^ sisie à lèW' offMr un «space- tidc d'air et dieF gas, dhiM. iMfti^ elW pnùfienr 9r défekppw lâ^reiiiiiitp^ eHeMnénes* L^ vide barwmctiiiltte esf éNmMunem pMpve à oe ffettie #«xpëiJeiÉMf$% non- aedfcWiêiMi pQMe^ <fi'^ esv awsi pcirftir qu'il Mit pdogihk?^ mais a«6^ pmfei» qu^ liai cobnMfe* ée mertiise dtt»t mobile, ntt» peut infMçpier; p«r sa* dëp#eMéw, rëiietg|îe de- la force 6iipa«É»hf>er qui s'eMrœ Mff son- seMuttet^

Suppo9eti^dmieqw,dtiiâfru»elbrgife^o«t9tfe0p(/'(FM'. 3, Fttv î#)v on dispfise dtetts* barofaièfkes'^ et A' qui diMMenc trèsp^exnMeMftnt la pressioft de Pa^nosphèrë, «f qu'enêiiiie, au moyen &\m^ jA» '^ petse leeéûrbée, etf fiisee posM»' «ner pettle quahtilé d*6ftil<dM|i le tdbie d^ baremètto ^ ; Peau s'^M^re e» votu è» sa* l^èrévd spécifique, elfe» am^re^ bîeMdt dans- It^ vide et Ton4teeUi,'ety ^ . rinstant, on Toit le sommeC-dlft la> coiomie qui d^raeend d«P{«Ksieurs milKmèares. Ce W^éft pas -ic^ poîd» d« la pMîie- éol^tinie d'eau supérîewe quii^ pvd^iaMP Je^iiiertnire', ce a*^9t pii«fibft pIiB Faîr qu'elle' await pa> donlttafa* et qui se serait dega^é^ ear nous htf sopposoMa pairfaitsiMnt purgiée d'air. Il feut dfan« quela sub9ltaee^pM|>«» èeî l'êau 9t soit «ptotisée da&s le ifidë, et que sa Tapeoi^ ail ukir^«pr«ilé' pan^lle à ofll« que: n^ua aïKin^ appelée \k fdt^ice^ êwpknsi^e, hk f^ce elmOque oa la Sârmi4m des gaz^ car eBe agit comue feraîî uM petite qiiaiiilité d'air que Ton aurait firii passer anf^dessm du metea^e.

La menàre^ dé eette /btce éloMqM eac doitoëe païf ]a eUpre*^ Wart, c'esC-^âHls^ par Fabaisseueut du sommet t au-^dessous du soBuneC e, €Mi eu gëoëtal par la difiterence de hauteur emare le Trû baromètre A et te b«romètM^ à yapeur b\ Eu effet, si le soBunet r est déprimé, paf etemple, de qamze imlliix^ètres ai»« dessous du sommet tfy c'eat qu^il s^'est dévdoppé dans le Tide^ ao^essua et r, ums foïre élastique qi fait équilibre à oecteco^ lonae da^ mivcure dr quinaze n^mèireSi.

tJn QHMiièmebasrtMiiètrs &*, qtnaron merarait à o^ des d^u» praaitrs et datts» lequel on ferait passer un autre liquide*, de Yé* ther vÉScÊkfÊé par etfiemplé, ép^ouvctrait; ausin une dépresâeAa inJiamaifcéU', et une dlépres$ioti'béaitt*oapplua grande que cellï» di» ba^omètr» V, ear^ eu fbii^ifffit l'expéirierico à ki temftémtm-e

or^naii?e, le sommet tomberait à peu près à la moitié de la hautem-.du baiomètse i. D'où il résulte quç, dans ces circonstaaces^'U force élastique de la ya]»eiir dVther sulfuriq^e est à peu pié& une demi-pression atmosphéiîque»

L'appareil représenté (Fig« 7, Pl. 10) est- destiné à montrer les diverses forces élastiques des vàp^uns différentes, et à en donner la niesure au même instant. Il se oomîpose d'une curette rectangulaire de fonte dans laquelle plongent sept ou huit tubes barométriques contenant des substances dififéren tes; chaque tube a son échelle, dont le 0 est àrextrémité inférieure des deux pointes d'acier a, af : pour amener le niveau du mercure de la cuvette à l'affleurement de ces pointes^ il suffit de tourner la vis ^ qui fait.sAonter ou descendre lé flotteur /*; les vis calantes du pied de. ra[^[iareil servent à rendre horizontale la ligne des pointes. Alors, 'il suffit d'estimer la dépression de chaque tube p^. rapport à celui du milieu, qui est un baromètre ordinaire. Les substances que Ton soumet ainsi à Texpérience sont l'alcool, les éthei», les huiles essentielles, le camphne, le musc, etc. ,

ISO. Ba .aundiaiiiiii de teuieift dcii vftpean. — H est évident que la Ibrce expansive des va|>eurs s'exerce dans tous les sens, comme la force expansive des gaz; il est évident aussi qu'elle s'exerce indéfiniment , c'est-4t-dire qu'une .quantité de vapeur, quelque petite qu'elle soit, se répand de toutes parts dans un espace vide, quelque grand qu'il puisse être, et qu'elle va s'arrêter aux. parois qui hmitent cet espace en y exerçant une pression plus ou moins forte. Ainsi, la moindre parcelle d'eau devient capable, en se vaporisait, de prendre un volume de plu* sieurs milliers de mètres cubes, comme ferait, la moinidre par^ celle d'air en se rqpandant dans cet espace. Mais, si les viq>eurs ont une force expansive indéfinie, par laquelle elles peuvent prendre d^ volumes indéfiniment . grands, elles n'ont pas une force élastique indéfiniment croisfi^nte, par laquelle elles puissent résister aux pressions qu'on exerce sur «elles, et se réduire à prendre des volumes de plus en plus petits : nous allons voir en effet que, de la vapeur étant donnée, si on essajre de la comprîr m^ pour augmenter sa force élastique, on arrive à un point ou cette vapeur se condense et n^asse'à l'état Uquide pletotque de prmdre une force élastique plusrgvan^; c'est cette limite de ré^ sistance à être liquéfiée que lUm appelle la tension maximum de la mpeur. Celte vériité foi^dwienftale peut être démomnée

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