CHAP. I. — AIMANTATION DE L'ACIER
siears frictions dans le même sens sur toute la longueur du morceau d'acier, soit en le faisant passer sur Taimant, soit en faisant passer Taimant sur lui (Fig. 26). Par exemple, en traitant Ae la sorte les petits cylindres dont nous parlions tout à l'heure , et sur lesquels Faimant n'avait pas de prise , on les voit , après quelques frictions, s'attacher à sa surface, s'attacher l'un à lauti^ , et former enfin une chaîne magnétique qui se prolonge conune celle des cylindres de fer. Le premier caractère de l'acier trempé est donc d'exiger , pour devenir magnétique, ou un contact prolongé avec un aimant, ou des frictions répétées. Un second caractère , très-digne de remarque , c'est qu'après ces opérations il conserve pour toujours le magnétisme qu'il a pris. Pour preuve de cette vérité , il suffît de rouler dans la limaille Tacier qui a été touché par un aimant : on y .reconnaît alors une ligne moyenne et deux pôles, et, en un mot, toutes les propriétés qui distinguent les aimants. Qu'on l'essaye encore après un jour ou un mois, ou même après des. années, on verra qu'il n'a rien perdu de sa force; enfin , que l'on mette en présence , pour les faire agir l'un sur l'autre , les pôles de même nom de ces aimants artificiels , ou leurs pôles de noms contraires , on verra que les premiei*s se repoussent, et que les autres s'attirent exactement comme le font les pôles des aimants naturels.-
Du premier caractère que présente l'acier , c'est-à-dire de la lenteur avec laquelle il cède à l'action des aimants , on conclut ^'il y a dans sa substance une force , ou plutôt une sorte de résistance qui s'oppose à la séparation immédiate de ses fluides magnétiques, et cette force, on l'appelle force coercitioe. Du second caractère qu'il présente, c'est-à-dire de la faculté avec laquelle il conserve le magnétisme qu'il a pu recevoir, on connut qu'il y a aussi dans sa substance une force ou une résistance qui s'oppose à la réunion des deux fluides séparés ; car les fluides contraires s'attirent et tendent sans cesse à se recomposer ou à se neutraliser , et , s'il n'y avait pas une force qui s y opposât, les deux fluidesi se recomposeraient en effet, et l*ader retomberait à l'état naturel dès qu'il serait séparé de l'aimant qui exerce sur lui son action décomposante. Cette ré- ^tance à la recomposition des fluides s'appelle encore force coercitiçcy conune la résistance à leur séparation. On n'est pas ^ toutefois que la force coercitive qui s'oppose à la séparation
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des Andes sort; ideaiîque avec k force eoereîtive <pn s'oppose à leur réunicm.
L'acier est peiftV*étre de teos les oarps de la BMire celui qui peut passer par les anai^^iiieiils «Mléoulakies les plus variés, sans qu'il y ait des diffévenocs sensibles dans sa eouj^ositicm chimique. Par diffiévems àegfés de tMimpe oq da recuit, on peut en effet, duimer an mâme noraeaii d'aci^ les pr^piaéiés les plus diffërontes , les plus opposées; en peut est faÎBe das ressorts pa^ faitemeat ëlasiiqiies, des tiges malléables covune du fer, 4» limes, des burins, eu d' autres instpuments qui sont fir«j[ik» comme du yevre ; aux différants états oorrc^pondest des forces eoercîtiyes différentes, et la tpano^ la plus roida, cest-à-dipe celle qui rend Tacier dur et cassant, est «n général oeUe qui U donne la force ooeccitive la pins giande.
Le fer prend lub-^néwe un peu da forée ooeioilive lorsqu'il est battu , UJvdn -ou Àreui : mais , pour le distinguer , nous appelons fiir d^ua cebii qui n'a point de force coemti^ie.
Il résulte de ce qui précède que nou^ ponvons labrt^pier d» abnants tout à fait pareils auK aimants naUmels^ ^ nous es tirons avantage penr varier à volonté les dimenakma et les forâmes, et les approprier à nos recherches. Les aimants artificiek pi^nnent des noms difEsnents. Une aiguille aimaiUé^ (Fie. H) a, en général, la forme d'un losange. Elle est destinée, tantôt à être posée sur un pivot •d'acier très-aigii, iui ntojwn d'une cb^pe d'agate c; tantôt à être sn^adue par un fil de MÎe d'un aeul brin , ou -par un assemblage 4e fils de soie sans tenion. QuebiueCcMS Taignille aimantée est un sinq»le Si d'ader, un cf- Undre ou un prisme aUongé. Quand les dimensions de TaiguiUe sont vn peu considérables;, soit en longueuir , soit en épais«ear, il ne suiBt plus de la passer sur Faimant pour lui donnei* tawt k magnétisme qu'elle peut recevoir; il faut recourir alors à des .procédés particuliers que nous ferons ooqnaitre eu détail daos le chapitre de VMmaniaiicM^
Une aiguille de grande dimension s'appeUe un ioFreau ainua^y ou simplement un barreiWf
La réunion de plusieurs aiguilles ou de plusieurs lames aimantées aynnt toutes les pôles de mâme nom tournés dans le méoie sens, forme un faisceuu aimamîé ou un foJseaam magaétift^ (FiG. 22, Ô7, 28).