DM 41»einMi ««etaseee «MmnéUnwa M «a
OSAF. I. ^ AIMANTATIOII DE L'ACI£&. 39^
^Jfms4fm les fluide» nnj^ts^es ne Èomx pas xnîfisibles, puisqu'ils restent en quelque sorte inhëreiiAs aux mo* lécules peadéraUes des corps dans lesquels ils se trouvent, D em résulte évidemment que les corps siniples magnétiques doivent ooBserver leurs propriétés d'une manière plos ou moins appu^ renie au milieu des diverses combinaisons dont ils peuvent faille partie. Ainsi, l'on peut s'attendre à retrouver dans toutes Y^ substances {eamigineuses des tracés de magnétisme d'autant plus seasibles que le ler y entrei*a en plus grande proportion ; ee$l en effet ce qui arrive : étendant le peroxyde de fer , le pei^ soUiire de fer , et d'autres composés dans lesquels la proportion de fer est petite, ne sont plus magnétiques à la manière du ferv, de Tacier et de l'aimant, sans qu'il soit possible , quant à psésent, d'assigner la cause précise de ce phénomène. Le nickel , le cobalt, le chrome et le manganèse sont les seuls corps simples fû jouissent, avec le fer, de la propriété d'être magnétiques^, et cette propriété se tronve de même complètement dissimulée dans la plupart des composés chimiques dont ils font partie. Cependant, par des moyens que nous indiquerons dans YEleetrchmagnétismej on parvient à constater des effets magnétiques dans des corps simples ou composés qui avaient, jusqu'à présent, paru insensibles à ce genre de forces; mais, pour cela, il &ut des aimants d'une très-grande puissance.
181 • Moyen de reeonnallre al une sabstanee est simple- ■est mai^étlqiiie ou si elle est aimantée* — Un corps aimanté a nécessairement des pôles différents , car nous avons déjà dit qu'il est impossible d'isoler l'un des pôles d'un aimant , et par conséquent d'isoler l'un des fluides; les pôles de noms con^ traires ayant une action contraire sur le mémo pôle d'une aiguille aimantée, il suffira donc de présenter tous les points d'un corps au même pôle d'une aiguille pour reconnaître son état : si l'action est toujours nulle, le corps n'a point de magnétisme sensible ; si eDe est toujours attractive , le corps est simplement magnétique ; si elle est attractive pour quelque point et répulsive pour d'autres , le corps est aimanté, il y a deux pôles et une ligne moyenne dont on peut trouver la trace.
n arrive quelquefois qu'un même corps présente plus de deux pôles; alors on dit qu'il a des points conséquents. Par exemple, Vaiguille représentée dans la figure 6 ofire deux points conséquents '.l'un en a', l'autre en b\ Pour en reconnaître la pré-
sence , il suffit de la faire agir sur une petite aiguille d'qpreure comme celle de la figure 25. Celle-ci étant horizontale , on approche l'autre aiguille verticalement , et on la fait monter ou descendre de manière que tous ses points passent successirement devant le même pôle de l'aiguille mobile. S'il n'y a pas de point conséquent, on n'observe qu'une attraction et une répulsion. S'il y a un point conséquent , on observe deux alternatives : par exemple, une attraction d'abord, puis une répulsion, puis une autre attraction. S'il y a deux points conséquents, on observe trois alternatives , etc. ; car , dans un aimant qui présente des points conséquents , chaque pôle touche toujours à un pôle de nom contraire , et les alternatives d'attraction et de répulsion se suivent régulièrement.
Les points conséquents peuvent encore être rendus visibles, soit en plongeant l'aimant dans la limaille , soit en le mettant sous une feuille de carton ou de papier sur laquelle on tamise de la limaille très-fine. C'est la seconde de ces expériences qui •est représentée dans la figure 6. Nous verrons plus loin comment les points conséquents ou les pôles multiples peuvent s'établir dans les aiguilles, et comment on peut les fidre disparaître et les éviter : ce qui est d'une grande importance dans la construction des boussoles.
UVBE m. — MAGNÉTISME ET ÉLECTRICITÉ. 397