‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 116 sur 297 · CBAP. IX. -- DISPOSITIONS DE L'APPAREIL · texte numérisé non relu

CBAP. IX. -- DISPOSITIONS DE L'APPAREIL

Vitesse sera seulemçnt de 200 tours par seconde , nous verrons apparaître le phénomène décisif : la déviation commeDce , Fimage du fil de platine se brise ; le tiers du milieu qui appartient à l'image de Tair se déplace, et il se déplace autrement que les deux autres tiers, le supérieur et Tinférieur qui appartiennent à limage de Teau. Ainsi la difFérence des vitesses de la lumière dans Feau et dans Fair est rendue manifeste.

Hais quelle est la plus grande de ces deux vitesses? quel est celui des deux systèmes qui a raison? qu'est-ce que la lumière? est-elle une ânission de la substance propre et impondérable des corps? est-elle un simple mouvement de vibration dans mie substance éthérée , impondérable et infinie qui remplit Fe^ce?

Observons Famplitude relative des deux déviations, elle seule peut répondre à ces questions , et elle y répond d'une manière dédùve, comme le montre la figure 14 qui représente Fimage tpe Fon aperçoit dans Foculaire quand le miroir fait 500 ou 600 tours par seconde. L'image de Feau est plus déviée que l'image de Fair; donc dans Feau la lumière se propage avec moins de vitesse que dans Fair. Ainsi , au lieu d'être croissante tfec la réfirangibilité , comme le voudrait le système de l'émission, la vitesse de la lumière est au contraire décroissante, comme le veut le système des ondulations.

Voici les données de l'expérience de M. Foucault :

Longueur focale de Fobjectif 1",90

Rayon des miroirs concaves r = 4"",00

Dbtance de Fobjectif au diaphragme. . . . A= 3",00 Distance de Fobjectif au miroir 1 = 1"*,1818.

Pour 800 tours par seconde on en déduit, comme nous l'avons m, e=r0""",6; pour Fimage de Fair.

Le tube a seulement 2 mètres de longueur, l'indice de réfaction de Feau est -.

Dans le système de l'émission il représente une longueur d'air de —, il feut y ajouter les 2 mètres d'air qui complètent la distance de 4 mètres égale au rayon du miroir , et doubler le ré- Miltat pour l'aller et le retour, ce qui donne l'équivalent de l mètres d'air.

3»2 LIVRE Vî. — OPTIQOT.

Dans le système des otidulatîous IVpajssetiT d'emi def itwtîf^ repré&eiite une longueur d'air de —, il fnut y ajouter im 2 mctttd

d^air et doubler le résultat^ c€? qui dotiac lV»f|uivaleiit de l**"..*^!»

Pour l'autre miroir t*, la lunuere, pour l'aller et le retour doit pai^ourir È mècres y et arec une vitesse de S 00 touri la «lë^* tiou i est de 0™,6, nu de 0"*"',075, paur ciiaque mrWe.

Aiirs^ dans le sy^ttine de rémissioti, la déviation &' de rimagr de Teau serait £ =r «''■*,5^5i dontiant & — ►tVs^O'**",©?^,

Dans le systi-inc des onduUtiatis la dëviaiton t* de limap^ èë Teau doit être /^zO"", 7, donnant i" — ei— 0"*",î.

La dillerenoe des deux sysl^^nies se traduit donCn^ iion*f<< ment par une position inverse de l'imiige de l*eau par rapport i mage de Tatr, maii^ encore par tnie différence absolue ik? U"™, J I fl qui par un glXïs^j^^t'Mli iit de 10 fois devient 0""",75, On peil juger par là combien Texpérience est tranchée et décisive.

On doit ti>utefois remarquer qu'elle tient particulirn^nnetit i caractrre de la parfaite égalité des raynns de combure r « des deux miroirs p et f ' ^ ear si res rayons étaient dUTérerils^ J déviations de l'image de Tair et de rimagc de IVau f4 entre elles comme /^(r^ + ^ est à #^*{r-h/), ou, par exen comme 4 est à 5, si le rayon r surpaiitiait de *J le rijon r,

S 3. Expirîerwejs de M^ Fi^eau sur la pHesse de la lumière.

176. Expérience de Suresfws. — M- Fiijeau est le premierl expérimentateur qui soit parvenu à rendre sensible la vitesîse d* la lumirre à la snrtace do la terre ; il n'a pas seulement res<»lii ' cette grande question û lor^nemps insoluble, mab il a, en même temps, imaginé et fdh construire des appareils qui ont pu domuT la mesure de cette viteise, entre deux points dîstani^ seulem^it de quelques kilomètres. La première eommuuication qu il a ÙmU à r Académie des sciences sur ce sujet t^t du 23 juillet 1S49; par conséquent antérieure de dix moL^ à celle de M. FtïuraiJl dont nous venons de parler {Cmnpies remlm de VJvtuh^mte dr^ schneef^ U XXIX, p. 90 et 132% Si je n'ai pas adopté Tofilre ehronologique dans Texposition qtiej'en fais ici ^ c'est seulemciil pour ne pas séparer les trois expériences de M, Fi/.**au , df»ni b dernière (septembre 1851) n'est pas moins remanjuable qnr ti première.

Indiquons d'abord les principes de rexpérience de Suresnc»

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