GHAP. III. — ANNEAUX COLORÉS. 4SI
Ces iodicadons suffisent pour faire comprendre la cause du bénomeiie et les conditions principales sous lesquelles il s'ac-
On TOÎt maintenant combien il est facile de varier les expé^ locea, soît arec la lumière ordinaire en recevant les anneaux m Toâl , soît avec la lumière solaire en les projetant sur un Meau. Dans le premier cas , s'il ne s'agit pas de prendre des ■ores, on emploie la pince à tourmaline (Pl. 43, Fi6. 82^ ; I s'agit de prendre des mesures, on peut employer avec avanje Tappareil de M. Soleil (Pl. 43, Fig. 24). La lumière pola- M^ par la glaoe a est concentrée par une lentUle b sur la lame / ; a autres lentilles c et d servent d^oculaire, et on regarde \e la tourmaline t ; les trois lentilles b^ c et d ont la même lance focale àe 3 centimètres ; Tintervalle des deux der« kea est un peu moindre que la somme de leurs distances fo* liit et la lame est à la fois au foyer de b et de c. Ainsi, d est k loupe avec laquelle on regarde l'image réelle des anneaux, lnée au foyer de <? : un micromètre, convenablement placé be les deux dernières lentilles, peut donner des mesures assez Isles. La pince /», qui porte le cristal , a un mouvement de felîon sur un cercle divisé qui sert à mesurer Tangle des axes is les cristaux, à deux axes, comme nous le verrons bientôt. Pour faire ces expériences au moyen de la lumière solaire , emploie Tappareil de la figure 21 : la lame soumise à Texince et la tourmaline* qui doit redresser les plans de polariion se placent alors, l'une et Tautre, près du foyer commun I lentiUes 6 et c, et les anneaux vont se projeter, comme les ^ du microscope solaire , sur un tableau convenablancnt
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>!• Afluneanx e#l<iréB dama les eriatanx * dewoL
entre la pince à deux tourmalines, on met uiio le de nitrate de potasse, taillée perpendiculairement à l'axe BHtaUisnticm, Ton observe les phénomènes représentés (Pl. 44 , i 7, 8, 9) : on obtient la figure 7 quand les axes des tour- Ibes sont croisés, le cristal ayant lui-même une position con- Idde; puis, en tournant peu à peu le cristal sans déranger iDomalines , on obtient successivement la figure 8 pour arr «afin à la Sgure 9 quand le cristal a décrit un arc de 45* I k figare 7 horizontale quand il a fait un quadran. L Hencbel , qui a étudié ces phénomènes avec autant de
sagacité que de précision, a fait voir que, dans les cristaux deux axes, les couleurs sont distribuées sur des lemniscate c'est-à-dire sur des courbes à deux centres (Pl. 43, Fig. 23 jouissant de cette propriété que , pour chacune , le produit A rayons vecteurs cm et c'm est constant et égal au produit de I demi-distance des centres par un coefHcient connu qui vari d'une courbe à l'autre.
Ici, le double système d'anneaux est évidemment produit pi les deux axes du cristal, et le centre de chaque système indiqti le prolongement de l'axe, autour duquel il se produit.
En faisant Texpérience à la lampe monochromatique, on pei compter beaucoup plus de courbes autour de chaque centre. '
L'appareil (Pl. 43, Fig. 24) peut servir à trouver l'angle dd deux axes : il sufBt pour cela de mettre un fil croisé au fojer m la lentille d, de disposer le cristal pour que les deux centres M aimeaux soient dans un plan vertical, et de faire tourner pince p pour amener successivement chaque centre sur la des fils ; l'arc décrit par la pince est l'angle des axes.
Le carbonate de plomb donne à peu près les mêmes apfi renées que le nitrate de potasse : ses lemniscates et ses cookl sont représentées (Pl. 44, Fig. 10); l'angle de ses axes est 17*30'. Lorsque l'angle des axes est plus grand que 20 oui on ne peut plu,s voir sinuihaiiénient les deux systèmes d'annei dans le champ de l'instrument , ni même dans la pince à to^ maline ; le système unique , qui est visible , se présente akl sous la forme dessinée dans la figure 6 : la barre noire tourne^ sens inverse du cristal, et décrit 90* pendant qu'il en décrit 91 en sorte qu'un quart de révolution suffit pour la faire passer la position horizontale à la position verticale , et tfice versa^ plutôt du plan qui contient à la fois le plan de polarisatioo l'axe de la tourmaline dans le plan qui lui est perpendicultft Dans l'une ou dans l'autre de ces positions, le second ceutitâ trouve sur la barre noire, et c'est là qu'il faut le cherdier faisant tourner la pince ; mais, comme celle-ci ne tourne qu'l tour d'un axe horizontal, il faut toujours mettre la barre îf*^ cale pour déterminer l'angle des axes.
On peut aussi, au moyen du même appareil, constater ^«î dans presque tous les cristaux à deux axes, les diverses coof simples ont des axes différents : dans le carbonate de pl*^| par exemple , les systèmes d'axes de toutes les couleurs s**