‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 140 sur 297 · GHAP. IH. — ANNEAUX COLORÉS · texte numérisé non relu

GHAP. IH. — ANNEAUX COLORÉS

I axe , comme le cristal de roche , la tourmaline , le zircon , itrate de 5oudc , le mica , Thyposulfate de chaux , l'apolite, etc., etc.; cependant nous devons remarquer que le 1 d'Islande est peut-être , de .tous les cristaux , celui qui le les apparences les plus régulières et les plus simples.

le cristal de roche , par exemple (Pl. 44 , Fig. 6), la croix raît par Teffet de la polarisation rotatoire , dont nous pars plus loin; dans d'autres cristaux à un axe, comme Tapoîte , Tarrangement des couleurs est altéré , parce qu'il arrive doute que Taxe optique des différentes couleurs n'est pas reusement dans la même direction.

ns les cas les plus simples, le phénomène des anneaux stiie assez fiaicilement à • la théorie précédente de Fresnel ; , lorsqu'il s'agit de discuter le cas général, les calculs, se liquent beaucoup trop pour qu'il nous soit permis de les er ici ; d'ailleurs , ou n'a pas fait assez d'expériences sur esures exactes des anneaux dans les dîfTérentes couleurs vérifier la théorie dans toutes les applications. Nous devons nous borner à indiquer d'une manière générale l'action

développe dans les cristaux perpendiculaires à l'axe qui mt ainsi naissance aux couleurs.

ent/p' (Pl. 43, Fig. 19) la plaque perpendiculaire à l'axe , i position de l'œil. La partie du faisceau incident qui devisible forme une espèce de cône lumineux bob' dont le et o est dans l'œil , dont la base circulaire a un diamètre bb' >le avec la distance, et dont Taxe co coïncide avec l'axe du . L(?s divers rayons de ce cône éprouvent des effets bien •nl^ : ceux qui avoisinent Taxe co traversent la plaque sans ier, et ceux qui se trouvent près des bords abo la traverbliquement, et sont par conséquent soumis aux deux ré- \ïïs ordinaire et extraordinaire; mais ces deux ré&actions mplissent toujours dans le même plan , parce que toute 1 perpendiculaire passant par co est une section principale ; is , les divers rayons , également éloignés de l'axe ou résur une même circonférence, éprouvent des modifications Ifferentes dans leurs plans de polarisation; car, si l'on mtc par dbdb' (Fig.' 20) la coupe du faisceau au moment ort de la plaque cristallisée , et par bb' le plan primitif d<' ation, il est évident: 1** que les rayons b et b' restent es dans le plan primitif, puisque leur plan de polarisation H. 2«

coÏDcidc avec la section principale bb\ qu'ils trarenoit; 3* q» les rayons d et (F restent pareillement polarisés dans leur pin primitif, parce que leur plan de polarisation est perpendicduR à la section dd ^ qu'ils traversent; 3"* que les rayoos ^â^qaefm séparent en deux autres : l'un ordinaire , polarisé sumint /S; l'autre extraordinaire, polarisé suivant fk. Or, i*ayons, en se séparant ainsi, prennent nécessairement des différentes : Fordinaire prend de l'avance sur l'ex^aoïdEniiet ou i^îce versa ^ suivant que le cristal est positif ou négatif; d^ en s'éloignant progressivement de Taxe Cy on Toit que oefti avance devient successivement égale à un nombre pair ou a • nombre impair de demi-ondulations. Cependant ces rayons polarisés à angle droit ne peuvent pas interférer; c'est povei que le faisceau émergent reste d*ane teinte mûforme lonfal. propage librement ; mais si Ton va le regarder aipec un seur, par exemple, avec une tourmaline dcmc l'axe soit au plan primitif de polarisation, on observe de bien différents : 1* les bandes bV et dJ polarisées dMu It M tion principale de la tourmaline sont absorbées, ce qui (Toix noire; 2^ a étant Tazimut de la section cfk^ les des rayons polarisés suivant fh et suivant fk sont rs= tett et :r = f sin' a, t étant l'intensité du faisceau ineideni, la maline agissant sur le premier donne deux faisceaux ,

r =ir ces' a=zt cos* a et x = r sin* az=zt cos* a sin* n agissant sur le second elle donne pareillement deux rajoi

r\ = X siii* a=^t sin* « , ar't = ^ cos* « = f cos* a sin' fl. I)c ces quatre rayons les deux ordinaires r et t\ sont abâoifaéi et les deux extraordinaires x et x\ d'égale intensité, passent travers de la tourmaline, et peuvent maintenant interférer, pi qu'ils sont ramenés au même plan de polarisation: seulemeal y a entre eux une demi-longueur d'onde (cbap. v, propos, m^ d'ailleurs x provient de celui qui a traversé la plaque aveclti^ tesse ordinaire, x\ de celui qui Ta traversée avec la vitesse extratf dinaire. La différence des chemins parcourus en vertu de vitesses différentes doit donc être augmentée d'une deni-bl gueur d'onde. Ainsi, la série des anneaux sombres correfp*

aux différences de mai'che 0, -5-, -r-, etc., dans le cristal; ^^

série des anneaux brillants aux différences de marche^, 71^

Page 1