‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 158 sur 297 · BE VIL — DE LA CHALEUR · texte numérisé non relu

BE VIL — DE LA CHALEUR

metit, t*st encore plus propi^ à montrer ce phénomc-ne v it toutes parts, autour de lui, on reçoit une ini pression de ehalev tu n dis t{ue Tair environnant qui ne le touche pas conserve à pei près son état de repos et sa temperatuiie primitÎTe. Ainsi, lo corps qui sont échauffés jusqu'à donner de la lumière ont tai même temps un pommr êmhsif^ c'est-à-dire qu'ils ont b propriété àéfnettre autour d*euXj dans tous les sens, de la chalcm qui traverse Tair, comme la lumière traverse les miiieui^ dit!* phaues. C*est diaprés cette analogie que Ton dit, en parlant a la chaleur, des rayons calorifiques^ des rayom de caionffitf \ des rayons de chaleur^ comme ou dit, des rajofis iuminear { des rayons de lumière,

220. Pouvoir éiolssir* — I^ pouvoir émtssif ou^iit«r>/r rar\ imiitj dont nous venons de parler, n'existe pas seuh^ment an les corps qui sont assez chauds pour émettre à la fois de h ] mi ère et de la chaleur ; nous allons faii'e voir qu il appartien tous les corps indistinctement^ qu'il peut bien diminuer rpji la température diminue, maïs qu'il ni? pt*ut pas cesser d e\i>ti qa*il se manifeste encore dans un boulet refroidi an point ^ n*ètre plus visible dans les ténèbres eomme dans un l>oulet i plendissant de feu ; dans Teau a la température ordinaire, i dans l'eau bouillante ; dans la glace, dans le meît:?iipe i enfin dans tous les corps, quelque froids qu'ils puissent être, 1 il suit que tout corps est, par rapport à la chaleor, ce qu%*st, exemple, la flamme dWe Iwugie par rapport à It lunnère; tous les points de la flamme partent des i^yoïis lumineux ^ répandent au loin dans respace : de même, de tous les d un corps quelconque^ froid ou chaud, partent sans cesse < rayons de chaleur qui traversent Tair et se propagent lilir jnsqu a ce qu'ils rencontrent quelque corps qui les arrête.

Pour montrer cette continuelle action du pouvoir éammf^ \ dispose en pr(*sence Fun de 1* autre, à 5 ou 6 mrtres «le distan deuT grands miroirs sphériques ou paraboliques de cuiiTe ; éfi manière que leurs aates soient coïncidents (Pi.» 46, Fie» au foyer du premier on met un boulet chauffé au roii^e Uii ou du charbon allumé, dont on active La combustion avec i soufflet I an foyer du second Ton met un morceau d aioad eti moins flune minute on voit l'amadmi s'enllammer ctmmir t| était en contact avec le feu. Cette expéricaçt* pr^iuve évid ment le pouvoir émissif du tK>rps incandescent qui est au

GHAP. L — POUVOIR <M1SSIF. ft39

éa premier miroir, ctr les conditions de Texpérience ne per-

■elteot pas de supposer que ce soit Vair chauffé de proche en pnMrhtt qui vient enflammer le corps combustible; le ooton^ poudre, substitué à Tamadou, rend Texpérience encore plus pompie et plus frappante.

Si au boulet rouge on substitue un boulet chauffé seulement 1300*, et au corps combustible un thermomètre ordinaire, on iMt le thermomètre monter rapidement : donc à 300* ie boulet I aussi un pouvoir émissif .

^ Maintenant, si au boulet de 300* on substitue un Tase rempli

Peau bouillante, ou d'eau à 90*, 80* ou 70*, il sera bien pos-

|i>le que le thermomètre focal du second miroir n'^accuse aucune

Irration de température très-perceptible; toutefois cela ne

louve pas qu'à cette température les parois du vase cessent d'a-

lir un pouvoir émissif, mais seulement que dans ces circon-

le thermomètre ordinaire est trop peu sensible pour en

les effets. Alors, il feut avoir recours à des moyens ther-

tométrîques plus dâicals : soit au thermomètre à air représenté

H la figure 1, soit au thermoscope de Rumford (Fie. 4), soit

thermomètre différentiel de Leslie (Fie. 3), soit au thermo-

iMplicateur de M. Melloni (Fig. 5, 6, 7). Quelques mots

iront pour faire comprendre Tusage de ces appareils.

Le thermomètre à air est simplement une boule de 3 ou 4

kmimètres, soufflée à l'extrémité d'un tube d'environ un milli^-

lèlre de diamètre ; ce tube est recourbé et porte à la fois un

lent dans sa courbure et un entonnoir à son extrémité,

que le liquide cd ne puisse ni retomber dans la boule , ni

par le haut. Lorsque ses dimensions sont connues, il

tàdle d'en calculer la sensibilité au moyen des lois de la di-

nation de Tair; mais l'on comprend qu'il est impossible de le

idner, parce que le liquide reste soumis à la pression atmo-

banque, et parce qu'il permet à l'air de sortir et de rentrer.

Le thermoscope de Rumford se compose de deux boules aetb^

■lies par un tube recourbé dont la partie horizontale a 3 ou

^febnètres de longueur. VindeXj dy d'alcool ou d'acide sut-

^iqae, reçoit les pressons opposées de l'air des deux réservoirs,

m 3 nuucbe jusqu'à ce que les pressions soient égales; le point

VI 3 se fixe pour une égalité parfaite de température et de près-

*m est le zéro de l'instrument , et l'écart qu'il prend de part et

'autre est è peu près proportionnel à la différence de tempéra*

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