LIVRE VIL — Dg LA CUALEUR
^fnta des houles. Ceâ mouvements de Tiiidex sont en général ^ priaiés par ries diviânions arbitraires ; mais il seriiil facile de M évaluer eu degrés ccnti^ades, soit par rex|jénetice, en dispOM autour des boules des vîises clestiués k reeeviiir , 1 *un de Isi glad joudautc^ Tautre de Vvtm à 1* ou â* ; soit par le caleul, m moyen des dimensions de rappareil et du (MM-ffieicni de dibii lion de» gïiz, j
Le tliemioméue différentiel de Ix'slie (Fi G* 3) repose sur même principe ; seulement, les réservoirs ei le tube Boot «ni g iiéml de plus petite dimcn&ion; les braiieliis vertieaJes sont pi longues et plus rapprochées , et la eoloniie liquide ttt prend « dinniremeul naissance dans Tune des boules pour 6*etendn* ji (ju*au milien de la branelie veriieale de T autre boule; il pent^ graduer comme le précédent*
Le iherino-mnlliplicalenr de M. Mellonl se emprise d'i pile thcrmo -électrique analogue à celle que non* uvun? df (t- r', n° S283, Pi.. 22, Fie, 14 et 15), et d un mulliplicii très-sensible. La pile //, saîgneoscmenl noircie aux deui^ ï mec du noir de fumée ^ doit etrii montée sui' nti pied J^Pi- FiG» 5) et mise k Tabri des courants d'air et du niymuiei»! lutéral au moyen des étuis a ou t ; celui-ci st*ri niisïii coaiiue Hectenr pour concentrer sur k pilt^ itn plus grand noml rayons de i-baleur» Le galvanomètre ou multiplicateur «^ sente diUis la fij^ure 6 : le iil ile cuivre qui le compose a eii^ deuit tiers de millimèti-e de diamètre , et 7 on 8 mètri** de k gneur ; il fait sur le eadrij de métal quarante tours , qui soûl méuiqnenient disposés de part et d autre de la ligne rnoji^ sur une largeur de 1 centimètres. Les aiguilles, bien cbotail aimantées et compensées avec soin, sont liées entre elles, toïii le représente la ligure 7 ; leur systi-me est sus[>eudu à nu ^il eocou au sommet de la clodie c, au moyen de ringéuieuit n eanisnie //, qui peruiet de Télever ou de le baisser k \iduauh tournant le boutcni /'ij ig. Û). Les exLrémités du lil du ânulli|i cateur eorrespoudcnt aux deux trouâ wij m. Apre* aïolr pfl Tappareil sur un support solide à rabrl de toute vibration, lai mis de niveau pour que le fil de suspetisioii soit an ccnuv i-udran divise, et T avoir dirigé dans le méiidien des ui^i ue reste plus qn^i établir sa communieatiou avec la pilC|t^ be fîiit au moyen des spirefv cvieusibles g^ A, dont \m die^il U^Tiiinales se plantent dans les lions j:^ ^ de la pUe^ et m^ n
CHAP. I. — POUVOIR ËKISSIF. 541
multiplicateur. Alors, la moindre différence de température qui existe entre les extrémités noircies de la pile se manifeste par une déviation des aiguilles qui se lit sur le cadran divisé. On doit Astinguer ici la déviation impulswe et la déviation définitiçe , cest-à-dire , le maximum d'écart que Taiguille atteint par son premier mouvement d'impulsion, et Técart où elle s'arrête après série d'oscillations, M. Melloni a très-habilement saisi les [npports constants qui existent entre elles, et qui permettent de iuire Tune de l'autre , lorsqu'on a préalablement dressé une le de ces rapports pour chaque appareil. H en résulte un nd ayantage; car, en observant les déviations impulsives, une lérience ne dure que 1 0 ou 12 secondes , tandis qu'elle deit durer plusieurs minutes s'il fallait attendre l'équilibre* tuant au rapport qui existe entre la déviation définitive et la iBërence de température des soudures de la pile, on peut aussi obtenir aisément, sinon d'une manière absolue, au moins d'une ière relative ; car M. Melloni ayant constaté, par des expémces analogues à celles que nous avons indiquées (t. P', n® S80), dans les piles de bismuth et d'antimoine, l'intensité du couest proportionnelle à la différence des températures des idures , tout se réduit à chercher le rapport qui lie les inten- 9 du courant aux déviations de l'aiguille ; poui* cela, M. Meli prend deux sources constantes de chaleur , par exemple , eux lampes de Locatelli ; il les dispose sur l'axe de la pile , une à droite, l'autre à gauche, et il les fait agir successivement otant ou en remettant les écrans qui arrêtent leur action cairifique. Les distances sont choisies pour que Tune donne , je îppose , 40* de déviation à droite , et l'autre 35* de dévia- On à gauche ; cela constaté , on les fait agir simultanément, et an obtient 15^ de déviation à droite ; donc 15* à partir du zéro {oivalent aux 5* compris entre 35 et 40. On conçoit qu'en vaiint ces expériences il est facile de dresser une table à deux klonnes : la première , exprimant les déviations définitives ol>fenrées ; la seconde , exprimant des degrés de déviation qu'on nserrerait si Técart de l'aiguille n'affaiblissait pas l'action i|D*ene épi'ouve de la part du courant. Dans les appareils de H, Helloni , les deux colonnes de cette table coïncidaient jusp a 20*, c'est-à-dire , que jusqu'à cet écart l'intensité était proportionnelle à la déviation; mais, pour 25, 30, 35, 40 et 45^ de iévîations observées , la deuxième colonne de la table donne
su LIÎBE nh — DE LA CRALEUK
i7, 3Ô, 47, et et 83**. Opciidaiil, pur dÎTet^ artifice* ragrnln Mé MeUoiii a en gcf nt^ml réduit toutes îmîs i»l>tiervîiuutt» ii «e p diSTO qiiê dcâ ec»i'Ls Infërieiirâ à 30^»
U âeruit tlifficile rfrcstimer directe m eut, sur r»ppai"eïl h ntiéme, à quellt; difïi-feuce de teiup (^rature ct>rrusp<>nd une viution d'un deDiî-degré , qui est tre*-lhcileitinîl obiwrrsahkl tnaia Fou y parvii'udiîiit iiiséineiit par le calt^ul, eu rcmailriitsai une pile dont les elt^iueutSi do dimension connue ^ fusAciit m lon£s pour que les &«>«dures pus»;nt être m%tnU?tiu<*» à de* pénitures fixes ^ obscrvcrs uvrc! de botis tht;rm€»nietre» eei des. Il suffirait, pour cela, d\q>pljquer le^ prineipe$ cjn<f m ^vam développi^ (t, I*", ehap, \i , Elecim-fj^gnt'Ufms) tm intensitc*« des courants.
Si nous reprenons maintenant r«xpérieuiTii* dm miroir* , metuml au loyer du m rond l'un des up|nirêiU que mjus Teiuiiii décrire, et au fuycn\da rtiutra un ctjrps quelconque d'uB ou d< d«^imèires d'étendue, il nous sera fiicile de eouîiliUvr qua tn* c exercf^ toujours iuîituntanënicnl uue actiou calorifique» pour fi que éa teiupëralure surpcuse la tenipérulure atubianle. Ta* p< e!tcëdiuii de ienip4*r^iture e!»t la MMilr eoiiditi<»u du lîuocr?^ 1 çxpêrlcnee. Doue, si Ton opère dan» uu air qui aott k quidf ditgn^» ùu-de5SOus de tjêro ^ un tuonx*»u de gkt^e douuera de inhale ur au foyer du second miroir^ et, si lun irpëre k 4V mm dessous de ïéro, comme on pourruii le faire dans U> i^'*;tani boréale:» , un morceau de mereure congelé et fondant doimcti de la chaleur au foyer du second miroir. Doue en lin > tout ix>^ a un pouvoir ciuissif, quelque froid qu'il soit,
Tuuies les expériences , excepté lu combustion de l^itriackii ou du coton-poudre , poun^iient se fan^e aTcc un ê»tu\ iniruirJ au foyer duquel ou mettrait Tappareil tbermométrique ; on peJ métne se passer de miroir lorsqu'on emploie le tfaemin^inulttpi" mteur; il suffit alors d*aju5ter l'étui conique 1/ mr le bout de* Il pile qui doit recevoir l'action de la cludcur*
331 . Pi^nvolr aimoHiftnt. — Tout eorp^ a un pouvoir iil>»ûi^ haut qui est aussi en action continuelle pnur répafer le» pt'-m» dues au pouvoir émissif. Cette proposition est de toute évideiwe pour le» appareils dont nnu» venon?i de faire usage , car iK uf s'écliîmlfent au foyer tUi seoiiul uiiroir que psii^e qu'iU aèst^rhi^ la chaleur émise par le corps chaud du pretiuer tnirtiir ; mnh' elle doit s* étendre à laus Us corps indisùncîemeut , iMt luu» It"»