CHAP. L — PROPORTION DE CHALEUR TRANSMISE
it les rayons calorifiques du spectre solaire , suivant qu'on end d'an coté ou de Tautre du rouge ; les plus réfrangipris entre le rouge et le violet , étant bien moins absorbés is moins réfirangibles pris au dehors du rouge. Cette opi- 3St confirmée par les résultats suivants que MM. de La IVore et Desains ont obtenus en faisant passer des chaleurs de es sources au travers d'une même lame d'eau de ô centis d^épaisseur, terminée par deux glaces minces et bien polies.
'eau des proportions de chaleur transmise au travers d'une lame d'eau de 5 centimètres d'épaisseur.
golaire toule 0,&8
solaire obtcura prise an dehors du rouge , autant que la limite du vert
bien est au dedans , 0,14
solaire obscure plus éloignée 0,00
solaire ayant déjà traversé 25 centimètres d'eau o,02
des charbons rendus incandescents par une forte pile o,S4
de la craie exposée an chalumeau d'oxygène et de vapeur d*éther 0,S0
de la lampe LocatelU ou de la lampe d*Argand i cheminée 0,10
de la lampe à alcool salé « 0,02
delà lampe d'Argand qui a traversé une lentille de 10 centimètres d*eau. 0,M
lémes physiciens ajoutent que dans un beau spectre de la re électrique , on peut trouver la chaleur jusque dans le tandis que dans les spectres imparfaits des lampes, dont la rature est moins élevée, on ne trouve des signes de chaleur ans le rouge et au dehors du rouge.
>• Dlathermansle on thermanlsme. — Lorsqu'on examine nposition de la chaleur, non plus en elle-même et d'une re absolue, mais d'une manière relative et par rapport aux X qu'elle u-averse, on est conduit à cette conséquence tante , savoir : que l'action des corps diathermanes sur la ir, est analogue, en général, à l'action que les corps transts et colorés exercent sur la lumière. En effet, ce qui érise les milieux colorés, c'est d'exercer de préférence leur mon sur telle ou telle couleur ;- en sorte, par exemple, d un verre ne laisse passer que le rouge simple, un autre pareil qu'on mettrait derrière lui n'absorberait presque rien, qu'an verre violet ne laisserait presque rien passer : si les colorés , au lieu de rendre simple la lumière qui les tralui laissent au contraii'C des teintes composées , on obtient e des résultats analogues , mais dont l'analyse est un peu îquée. Nous allons voir qu'il en est de même des corps
5tlS LIVRE VI]. — DE LA CHALEUR,
c}intltrrruHiie&« EnaEiiiions d abord séparément le^^ onq slauccs du tableau précedeut : dès que la chaleur a traTCTîr ^paoï^tir de 5 ou 6 millimètres, elle est épurée ou thërum^ pour chacuac de ces substances; non-seulement elle devient pi apte a les traverser, m^us elle n' éprouve plus de It^ur part de très- faibles abâorptiotis \ si bien cpi^nue nouvelle épaUsieuT la même substance agit alors î^ur le fabiceau thermanise ftmq comme le sel gemme ygit sur tfïule espèt;c de ehalcur, mj coi un verre rouge agit sur de la lumièit? colorée cpû vient de tj Terser un antre verre rnugc* Si maintenant, sur un faî tliermanise par une subsitance , ou fait iigir une autre »uJ diatbermane, void ce que Tou observe : le cri**uil de rocbe, exemple, agît sur la chaleur qui vient de traverser le veiTe peu près comme il agirait sur de la chaleur naturelle , c dire qu^il en absorbe une partie considérable t et que aljsorptton diminue rapide nie ni à mesure que Tepaisseur lu meiile^ Le vene agit de même sur la elialeur qui a travifi>e tsi&tal de roche ; ces deujt substances agissent donc sur la di leur comme deux verres colorés de nuances différentes agi sur la lumière; bieu entendu toutefois, que Tun n'aiisorbe tout ce que T autre laisse passe r^ C est à cette prtipriété ip possèdent les substances difTé rentes de choisir dans lu ebalel des éléments différents pour les absorber, que M, McUoni dai le nom de diaîkermausie ; nous pruptisons de l'appeler sinjpJi ment ihermanhime ; d'appeler thennaHhtmtes les substances cp ehuisissent ainsi des rayons distincts poui,^ les absorber de preft rence, et d'appeler chaleur thermaniséê celle qui a été modifié par les substance^ tbermanisantes , comme on appelle li colorée celle qui a été modifiée par les substances colonurtâ Ainsi le sel gemme est diatbermane, et non pas tbermaïusajH puisqu'il n'absorbe rien, et la chaleur qui Ta traverté reste chjH leur naturelle, c'est-à-dire non tbermanisêe, pmsquVlle pûsst'Jl tous ses élémeiiLs absorbables* D'autres substances pourraieid être moins diallicrmanes que le sel, sans ^^tre thermanisant^ il suHirait pour cela qu'elles absorbassent en même pru|MkEl« tons les éléments divers de la cbideur naturelle. Enfin , tout» sources ne donnent pas nécessairement de la chaleur qui doii être appelée chaleur naturelle \ il peut j avoir de» Miuroes la tbuleur soit tltermaniséci c*omme il y a des Kaminos ikwtk lumière est colorée; leé sources mêmes dont noui ncms ^xamm
CHAP. I. -* DUTHEBMàNSIE OU THERMANISME. 589
Kmsrnit dans ce cas, puisqu'une même substance thermani- I n'agit pas de la même manière sur les chaleurs qu'elles n fiiudrait même se garder de conclure d'une mamèi*e anime que la dialeur qui provient des sources les plus chaudes p toujours cdle qui contient le moins d'éléments absorbables; ir M. BUelIoni a constaté récemment que le sel gemme, conve- Monent enfumé à la flamme d'une bougie , absorbe en plus Bide proportion la chaleur qui émane des sources les plus Hndes (Comptes rendus, t. VL),
Enfin, tout semble indiquer qu'il n'y a réellement aucune lumière iude, ni aucune chaleur lumineuse; car, en combinant conlablement des substances thermanisantes, comme, par exemiy le Terre vert et l'alun, on arrive à absorber presque toute chaleur , sans presque atténuer l'éclat de là lumière , comme parvient en sens contraire avec des verres noirs ou du cristal roche enfumé, à absorber presque toute la lumière du soleil, laissant passer une proportion considérable de sa chaleur. Nous ajouterons encore que, dans les combinaisons ou superiitions des substances thermanisantes, l'effet produit doit être lépendant de Tordre de superposition ; ce qui est confirmé r rexpérioice.
1I36. Pouvoir dUTiulf. — Après l'avoir défini (999), nous alla rapporter les expériences par lesquelles M. Melloni a essayé Bn déterminer la valeur. L'appareil est celui de la planche 46 i«. 5) ; seulement il prend ici une autre disposition qui est irésentée en plan et plus en petit dans la figure 1 (Pl. 47). . pfle p est munie de son réflecteur i, et elle est portée sur une ne d'alidade mobile autour du centre r, de manière à pouvoir fiodre âlteinativement la position /? et la position symétriep\ Sur la Ugne su et à une certaine distance du centre t, Lun écran v, la source de chaleur se dispose en /*; au-dessus I œotre t, et perpendiculairement à su on place un disque d i carton mince , bien plan , de 20 centimètres de diamètre , à le hauteur telle que son centre corresponde exactement à l'axe ï la pile. Chauffé par le rayonnement du foyer /*, ce disque se at irite en équilibre de température ; alors on observe les effets odnits par sa face postérieure sur la pile portée en p\ et par i hœ antérieure sur la pile portée en/?, les angles stj/ et utp ant ^aux. On opère ainsi comparativement sur deux disques w à (ait pareils; seulement l'un a ses deux faces noircies au
im