‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 183 sur 297 · SOURCES · texte numérisé non relu

SOURCES

DX CKALXUS.

CUcor solaire, limite da vert. .....

GM0vr tobin, ronge.

Ghalenr solaire totale

Cfcalear molaire, en dehors du rouge.

Çhafcwr de la lampe modérateur. . . .

Chalear de la lampe Locatelli

Clialiiii de Talcool salé

Qbalenr dn cntTre à 400*

CImIcwr de la lampe Locatdli qui ai traversé un venre de 5 millimètres.

Acier.

Métal

des

miroirs.

Platine.

Argent,

Laiton.

r 249. PttlArisatton par réflextoii, par réfraetloii simple, |ppp«rto dl*toteiisité. — MM. de La ProTostaye et Desains, en Ipwtant des formules de Fresnel, ont établi des formules qui ipq>rinient, soit pour la lumière, soit pour la chaleur, les inten- Elles des faisceaux réfléchis et transmis, qui résultent de faisceaux pcîdents polarisés parallèlement ou perpendiculairement au plan pf inddence, quand la réflexion et la transmission s'appliquent à iÉÉne pile de glaces composée d'un nombre quelconque de lames ; ^ ont vérifié Texactitude de ces formules, pom* une seule lame, |20t pour des piles de deux, de trois et de quatre lames; cette vcliification s'est faite par une méthode semblable à celle qui a \ donné les résultats précédents ; seulement il fallait composer les piles avec des glaces de Saint-Gobain , minces et très-bien po- |fies, et n'employer la lumière qu'après lui avoir fait traverser l^fréalablement une grande épaisseur de verre pour éviter les b absorptions locales. Alors, au moyen de quelques artifices de cadcaly ils ont pu discuter cette théorie générale des piles de k{^ces, et en déduire non-seulement les quantités totales de i. dalçur naturelle, qui doivent se réfléchir ou se transmettre dans \ «ne pile donnée, mais encore les proportions absolues ou relatives de chaleur polarisée qui doivent se trouver dans les faisceaux réfléchis et transmis.

2S0. P«lart8ail«ii par émisslttii. — M. Arago a découvert, <lepuis longtemps, que les corps solides et liquides incandescents Ont la propriété d'émettre de la lumière quf est plus ou moins

Dans la plupart des expériences la lame de platine ticale, et mobile au centre d*un cercle gradue qui Ai inclinaison par rapport à Taxe horizontal de la pil< électrique : un éolypile, alimenté par Falcool absol une flamme à peu près constante contre la face post la lame de platine et la portait ainsi à un point d'inca qui pouvait se soutenir uniforme pendant la durée riences; sur le trajet du faisceau de chaleur que cette voyait à la pile thermo-électrique se disposait une pik sous un angle connu, mais dont le plan d'incidence pc rendu tantôt parallèle, tantôt perpendiculaire au ph sion. En variant ainsi les azimuts de la pile de mica trouver au faisceau calorifique transmis , ou une inte stante, ou un maximum et un mininum d'intensité premier cas le faisceau émis par la surface incandescei point polarisé, dans le second cas il était plus ou m< risé , et son plan de polarisation était perpendiculair d'incidence correspondant au maximum d'intensité.

Mab pour obtenir les rapports d'intensité, il fallait i établir la graduation de la pile de mica , et Ton y pn la manière suivante : le faisceau de dialeur d'une lan rant d'air était polarisé par un prisme bi-réfringent, co l'avons indiqué plus haut, celui des faisceaux qui n'éts rété par l'écran, traversait perpendiculairement une quartz parallèle à Taxe et se trouvait ainsi plus ou me larisé, suivant l'angle a de la section principale du qt

CfiAP. L — POLARISATION PAR ÉMISSION. 891

uiséet à an^e droit reoonsdtueiit de la dialeur naturelle , ion polarisée. Connaissant ainsi, au nM>7en de l'angle a, ce est polarisé et œ qui ne Test pas dans le Êiisceau transmis le quartz, on lui présente la pile de mica sous une indinaicowaoe et dans les deux positions du maximum et du mini- 1 de transmission. Alors le quotient des deux dériations Bspondantes du galvanomètre donne le rapport des deux in-

Itats de r*

expérience.

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*w« «nUTVtU» VVSIWVUl

raiMndetf,

Ymltun de cot^u — tinVi.

Kipport du dériatiaa*.

e,SS5

irsqu'on opère ensuite avec la même pile de mica et la surincandescente, on cherdie avec soin les deux positions du mum et du minimum de déviation ; si le rapport de ces itioDS est, par exemple, 0,400 ou 0,690, on en conclut que ropordon de chaleur polarisée par émission est 0,588 ou 6; ensuite, par interpolation l'on trouve les nombres intei^ iaires.

Mir la lame de platine poli et incandescente, Texpérience a lé les nombres suivants :

»g1e des ncfam Propordoa de chaleur Proportion de Ituni^

m arec ki Bonaak poUriiceperpeadiciiUireincnt polariaée per pcadicahiiwMWit surface d*éiiiiMion. au plan d*émi»sion* an plan d*émitsioa.

30 0,06 ou 0,07

i platine platiné, sous Tangle de 70*, ne donnait que 0,13 baleur polarisée; le noir de fumée, sous la tfiéme incidence, las donné trace de lumière polarisée.

■and la lame de platine poli était chauflee seulement à oa 400^, on observait encore des traces sensibles de chaleur riiée; et, dans ces circonstances, on en observait même avec me de platine platiné*

501 LITRE VU, — HE Là CHALEUR.

Dans le coni'S de ve^ expërieuces, MM. tic La ProTostaye Ai sains ont eu occasion de vérifier que le pouvoir réflccKîiir i plïiûae pjli est setisibltmieut le même c(ijand il est à IVtat «Tl tandescetice et à la tempénilure ordinaire.

S3I. L» «h&leur éprouve etmiiiie Ift Imnlére Ira dmx riMitton« ro lai Aires, «tf»ial«|iie et mai^iiétlqwc^ -^ M. Bïol ^% depiU!» lonrrtemps constaté avec M. Melloui {^Compies temim\ rjcarîemie des sciences^ t. II) que le quarts perpcndiodaiRJ Taxe exerce sur la chaleur polarisée une action rotaioire blable à c^lle qu*il exei'ce sur la l ami en* ; en même temp avait emis le vreu que des liquides aciifs §m* la lumière fu^spâi^nt i si>uînis à cette épi-euve. IVïM. de La Provostaye et Dr*.iiiïA répondu a cet appel , et il» ont démontré 1* que le Biul \ mis a rélectro-aimant dévie le plan de polarisation de . Itui', comme il dévie celui de bi lumièi^ [Anu.jU Chun. Pftys., t. XXVn, p. 232); T que la térébettiiîïne , le* tiutiB de sucre, et, en général, les liquides actifs sur h lun sont pîireillement actifs sur la chaleur {Jfm. de Chim. Phys.^ l. XXX, p. 267). I^A méthodes d'ol^ervatious da ont fait usage dans ces recherches délicates sont anal^ celles que nous avons fait connaître plus liant,

Sij'i. liiflarnre de I» diffgtaitoii finr l« potiirl»»li«« ûr% f«|j rjitariai|ue«i titeldeots, — ^MM, de La Provostaye et Desasiisl publié plusieurs Mémoires sur ce sujet [Comptes tefidus dt C\ vadvmîe des sckmces^ t* XXVI, p» 212; Ann. de Chim. iî\ Phys,^ t, XXXIV, p, 192j ann. 1852); ils sont parveoi» 1 mesurer la proportion totale de chaleur diffusée par diffén iNirp sous rincidence normale; mais celte proportion varie àl fois avec la nature des corps et avec Tétat de la surface ; ce i ne permet pas d'arriver à une cnnclusion générale- lkont4 sayé ensuite d* étudier riuflucnce de la diffusion sur la pob lion des rayntis incidente ; mais pour discuttT les résultats i imt obtenus, il faudrait entrer ici dans plus de détail» que fil porlauce du sujet ne semble Texlger quant à présent.

2^5. Cottcluslona* — Il résulte de ce qui précède^ que I propriétés des rayons calorifiques ont, en effets les analogicsl plus directes, les plus intimes avec les propriété dt!S rayons !»■ mineux; tout est pareil, excepté les interférences , qui, par Jd raisons purement accidentelles, n*oui pas pu etn* produites â mesurées dans la chaleur comme dans la lumière; mai^^ an tf

GHAP. I. — CONCLUSIONS. K93

peut guère douter que les franges de diffraction des rayons calorifiques ne puissent être observées aussitôt que Ton aura pu kire des thermomètres de dimensions comparables aux dimenious des franges elles-mêmes. On est ainsi conduit à cette que&» ion : la lumière est-elle une espèce de chaleur et la chaleur une ipece de lumière ? Y a-t-il entre ces deux agents une difFérence KentieUe ou une différence accidentelle , relative seulement à 06 perceptions?

Un exemple fera mieux comprendre cette pensée. Nous n'enaidons pas toutes les vibrations de la matière pondérable, celles ni sont trop fiûbles , celles qui sont trop lentes ou trop rapidies DUS échappent et laissent nos sens en repos, comme si nos pereptions devaient être limitées. Nous appelons vibrations sonores Aies que nous entendons ; mais celles qui nous écliajTpent, soit irce qu'elles manquent d'amplitude, soit parce qu'elles donnent es ondes trop longues ou trop courtes, n'ont aucune différence ■entielle avec celles que nous entendons; c'est, au dehors de DUS, le même phénomène physique, s'accomplissant avec des ériodes analogues , se propageant avec la même vitesse ; tout tt pareil , si ce n'est que l'un de ces mouvements tombe dans s limites de nos perceptions , et l'autre au dehors. Pour des rganisations diverses, ces limites peuvent être différentes ; n'estpas très-possible que tel ou tel insecte n'entende aucunement t bruit du canon et distingue au loin le. bruit de l'aile du >usin ?

De même, nous ne voyons pas toutes les vibrations de l'éther, y en a qui échappent à nos sens et qui les laissent en repos. B mouvement vibratoire tombe dans les limites de nos percepons quand il donne des ondes plus courtes que le rouge et plus ogues que le violet ; celles-là seules sont pour nous des ondes (mineuses dont les couleurs diverses se distinguent par des lonleurs différentes. Toutes les ondes, plus longues que le rouge : plus courtes que le violet, tombent hors des limites de nos ïoeplions; mais elles n'en existent pas moins dans le sein de îther ; phénomène physique semblable au premier ; qui s'ac- Mmplit et se propage suivant les périodes et les lois qui lui sont tipres. Entre les ondes qui sont lumineuses et celles qui ne le Qtpas, il n'y a donc aucune différence essentielle; ce sont ïox mouvements analogues qui se distinguent seulement par le ît accidentel que l'un tombe dans les limites de nos perceptions II. 38

ei r«itre tu dehon. JBt^ ooomiepoiir lei w^àm i $*op|MMe à ce cpw^M finileft nedbangwi t^ro^fUWfMin ne i*oppoieà cê ^ne^ pour des étrw diffùimu àgk ii%M « cpiti^elki ne soieoftpkM oa mcuiu vertveÎBiMiii^ pkit a* ^ éte»liiMy pins ou moins d^idsoëes dus FédMlle ffodnie prise èmto ksplns grandes et tes plus petijtes yiieissi Je i tion douft Vétber est sososptible. Ces pfiadpes pos^s» je p k k quesdon : la hunière n'est-elle qu'une espèod. de. cfaak la dudeur Diie espèce do. huntèrep oU| eii d^auuiea lens lumière n*est^-eUe que de la dialeur tis3i)!^ se distipgnaiir dialearea §énénd^ 'par la seule pfopriétd amdeptaUffyi peteeptihfe par Torgane de la vue?;, jô fSiopliqpio la aciepi amea tfvancëe pour que Ton piùsse laiiMaHilileBaent poe» question ; mais je arda autti que la seieHoenV paji eaofe qds tous les âëaMnt^. néoessaiies pooc .1^ moudni avce tîtodé.

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