‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 184 sur 297 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Calorimétrie.

S 1 . Capacité des corps pour la chaleur.

jUiA» Bes qvAMUtés de chaleur et des moyeiis de le* eon-

sr. — Nous admettons comme un principe évident de luine que , pour produire un même effet , il faut toujours une ne quantité de chaleur. Par exemple, un kilogramme de fer it à la température de 10^, s'il passe d'une manière quel- Bque à la température de 11^, nous admettons qu'il reçoit qours la même quantité de chaleur , soit que cette chaleur lui du soleil ou d'un foyer, soit qu'elle lui vienne du conçu du rayonnement d'un corps quelconque. De même , un Dgramme de glace à (F prend toujours la même quantit<' de ileur pour se fondre , et un kilogramme d'eau à 100° prend lîoui> la même quantité de chaleur pour se vaporiser. Les Dtités de chaleur sont d'ailleurs proportionnelles aux poids Nibstanccs sur lesquelles elles produisent le même effet , :-â-dire, qu'il faudra cent fois plus de chaleur pour chauffer kilogrammes de fer de 10 à 11*, ou pour fondre 100 kilos de glace, ou pour vaporiser 100 kilogrammes d'eau. , pour comparer entre elles des quantités de chaleur don- Iks, il suffit de les appli([uer successivement à chauffer un corps ■même point, ou à fondre de la glace, ou à vaporiser de l'eau, de comparer ensuite les poids de ces corps sur lesquels elles produit leurs effets.

iVne substance a plus ou moins de capacité pour la chaleur^ \X qu'elle exige plus ou moins de chaleur pour éprouver uu emeat de température donné, un changement de 1®, par iple ; et cette quantité de chaleur s'appelle elle-même la leur spécifique de la substance. Deux corps auront donc dos hncités égales si, à poids égal, ils exigent la même quantité r!c Ûeur pour s'échauffer de 1° : au contraire, l'un aura une cafecîté double ou ti-iple de l'autre s'il exige deux ou trois fois

r>96 LIVRE VU. — DE LA CHALEUR.

plus de chaleur. Le rapport des chaleurs spécifiques est évidei

ment le même que celui des capacités.

Un même corps .peut avoir une capacité variable ^ c^estcei

amve, par exemple, au platine, qui absorbe des quantités

chaleur différentes pour passer de 0 à 1*, et pour passer

lOO*^ à 101®; ou de 1000" à 1001*; sa capacité est croUsan

puisqu'elle augmente toujours avec la température : Teau a,

contraire, une capacité sensiblement constantCy que l'on a a

tume de choisir pour unité.

Il résulte évidemment de ces définitions que, si un coi]

ayant un poids m et une capacité c, se réchauffe ou se refid

de /^ , il gagne ou il perd une quantité de chaleur exprin

par met ; il en résulte pareillement que , si un système de ca

ayant des masses /W|, /?i„ etc., et des capacités r„ r., et

éprouve dans toutes ses parties une variation de température

la résultante des quantités de chaleur perdues ou gagÉ

est ffiiC^t+ miCtt-^mzCit-k- etc. \ et, si l'on conçoit alors i

corps dont le poids w == wj + w, -{- etc. , et dont la csf

• ' m tCi 4- m^Cf 4- etc. . , w , \

cite c = ■ • cette capacité c est appelée la. capati

moyenne du système pour la chaleur. i

On détermine , en général , les chaleurs spécifiques par IM

méthodes que nous allons indiquer, savoir : la méthode du call

jimt'trc , la méthode des mélanges, et la méthode du refroidi semeiit.

2i>î>. Calorimètre de I^nvoisicr ot de Laplaee. — l lie roa| de cet iiistniment (\st représentée (Pl. -46, Fie. 20 ; il se e«»B j)()se (le trois vases minées r, fl et e^ dont le plus grand r ai veloppe le moyen r/, et eelui-ei, à son tour, enveloppe le pfc petit. L'iiilervalle ([ui sépare le premier du second se remplit I glace (loin Teau de fusion s'écoule par le robinet r, et lintrt va lie (pii sépare! de tontes parts le second du troisième est pl reillement rempli de glace pilée dont Tean de fusion >*ctiMil par le rohinel .v. Ainsi, le cal(jriquc extérieur est an'èté et al)SoA par la première couche de glace, et ne peut jamais ptMiétrer JBl iprà la seconde couche j)()ur v op(*rer une fusion; de niéme I calori((U(» intérieur, celui qui sort de la substance enfemur «lat le petit vase, est enlièrement absorbé par la seconde conclu* à glace, et cmj)lové à la fondre, sans pouvoir jamais pasiMT «ian la prcmi("re couche, et, à plus forte raison, sans pouvoir janui

Page 1