G02 LIVRE VU. — DE LA CHALEUR
Le poids du corps est variable, de lOO** à 500" à peu prés.
Les diverses corbeilles de laiton, estimées en eau, pèsent de 0''",26 , à l'',26; c'est dans ces limites que varie {i d^une expérience à rautre.
La température t de Teau avant le mélange est maintenue à 1* ou 2* au-dessous de la température ambiante, c'est la valeur de y \ et le maximum ô s'élève en général à 2* ou 3* au-dessus, c'est la valeur de/'.
La température t de l'étuve varie de 98 à 99*.
Le temps z est de 30' .
Le temps d ne doit pas dépasser 3' ou 4' pour que Ton puIsK compter sur l'exactitude du résultat; quant à la fraction/?, it% essais ont fait voir qu'elle pouvait être prise égale à 0,75; k valeur de a est de 0,0001386. H est facile de voir d^s^rès ceh que la correction de 0 s* élève ordinairement à 4 ou 5 ceutieiiiei de degré ; cependant elle ne doit pas être négligée.
Les tableaux YII , YIII et IX. , qui terminent cet artide, contiennent les résultats auxquels est parvenu M. Regnauh. (Pag. 620 et suivantes).
257. Méthode du refroldlssemeBl. — Dulong et Petit ont donné à cette méthode une exactitude qu'elle n'avait pas auparavant. Leur appareil (Pl. 46, Fig. 17) se compose d'une «ceinte de plomb a , où Ton fait le vide ; son couverde \ porte une douille destinée à recevoir le bouchon de métal c\ dans ce bouchon est mastiqué le thermomètre d'observation i dont la tige et les divisions sont saillantes, et son réservoir crlindriquo plonge dans le petit vase d'argent <?, qui est suspendu au bouchon par des fils et qui contient le corps soumis à Texperience. Si ce corps est solide, on le réduit en poudre, et Tob tasse cette poudre dans le vase d'argent , tout autour du réservoir du thermomètre ; le vase doit en être rempli pour que Irf expériences soient bien comparables. Après avoir chauffé à 15 ou 20^ au-dessus de la température ambiante le vase d'argent et le corps qu'il contient , on les porte dans Fenceinte df plomb , on la plonge elle-même dans un bain de températonf constante, on fait le vide, et Ton observe la vitesse du refroidissement, ou plutck on observe le temps que le thermomètre met à descendre de Texcès de 10* à l'excès de 5' au-dessus du bain. Ou observe ainsi dans les mêmes circonstances , pour tous te corps, les durées du refroidissement de 10* à 5®. Ici, les roij»
GHAP. U. -- MËTHODB DU REFROIDISSEMENT. 603
étant maarais conducteurs, les températures indiquées par le thoniomètre ne sont pas communes à toute la mas^ ; mab , à cause taème de Timperfection à peu près égale de la conductibilité, on suppose que la distribution de la chaleiu* est à peu près la même, et l'on admet par conséquent, que, dans des expériences fidtes sur deux corps différents, les quantités de .chaleur perdues pour rabaissement de 5* ont entre elles le même rapport que si rabaissement était commun à toute la masse. Il est éfident d un autre coté que pour des excès de température égaux, il s'écoule par le vase d'argent des quantités de chaleur égales Ans le même temps. Donc, les quantités de chaleur perdues four le même abaissement de 10 à 5^ sont entre elles comme les durées z et z' du refroidissement ; mais, si m, m' , c et c\ mat les poids et les capacités des deux appareils , leurs quantiésde chaleur perdues pour les 5® sont 5//ic et bm'(/; donc, enfin.
On doit remarquer, cependant, que m est ici le poids mt de la nbstance elle-même dont la capacité est Cj, plus le poids a du rase d'ai^ent dont la capacité est b , plus encore le poids d de ^ portion plongée du thermomètre dont la capacité est ^ ; c est m capacité moyenne de ce système ; en sorte que Ton a :
mc=mfÇi + ab + de'j et m^^ni^-^-a+d.
On a de même :
/wV=/w,Cj|-t-ai-+-rf-^; et /;i' = ///|-+- a-+-e/;
kqui donike enfin :
I mxCi^ab-\'de z^
'où il est facile de tirer le rapport -, losqu'on connaît //ii;
Sja^ b; d et e.
fl faudrait des précautions particulières pour comparer, par ^ procédé, un corps solide à un corps liquide, puisque dans ce BMid cas. la température est uniforme, tandis qu'elle ne Test ^ dans le premier; en général , l'exactitude des comparaisons e|KMe MUT la similitude de la distribution de la chaleur dans les (^rpa qui sont soumis à l'expérience.