‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 207 sur 297 · AU · texte numérisé non relu

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Ces chaleurs latentes sont corrigées des augmentations de capacité que prend Feau liquide à mesure que la température s'élève : mais les augmentations sont si petites que Ton peut les négliger sans erreur sensible, et qu'il suffit en conséquence d'ajouter à chaque chaleur latente la température correspondante, pour aToir, d'après M. Regnault, la quantité totale de chaleur que possède à cette température 1 kilogramme de vapeur d'eau à rétat de saturation.

Ces résultats, que je ne connaissais pas quand j'ai fait les recherches dont je viens de parler (S68) , s'accordent assez bien arec les nombres qui se déduisent de mes expériences ; seulejnent, pour compléter les données qui entrent dans mes formules, 3 serait nécessaire que la chaleur spécifique des vapeurs, et celle de la vapeur d'eau en particulier, fussent déterminées avec plus .,de précision.

S70. Ghaleops latentes de diverses vapears. — MM. Favre

éi Silbermann ont déterminé les chaleurs latentes de diverses

..mipeurs avec un appareil simple , et qui me paraît susceptible

d^ane assez grande exactitude lorsqu'il est mis en œuvre par

;oes mains habiles. H est représenté (Pl. 47, Fig. 5) : c'est un

Ipermomètre à moufle, mais un thermomètre dont le réservoir

: contient 8 à 10 kilogrammes de mercure. «, ballon de verre,

portant une moufle b , un pbton plongeur c et un tube indica-

tfsur horizontal rf/*, déterminé par un réservoir g. Le ballon est

.dans une caisse de bois, il repose sur un socle de liège et se

trouve de toutes parts entouré d'édredon ou de peau de cygne.

La moufle est un tube de cuivre, sur lequel on a fait déposer

;dfe Toxyde de plomb , pour le rendre inattaquable au mercure ;

\ 'eDe est lutée à l'orifice à la glu marine, et butée à son extrémité

arec un tube de verre t; le tube indicateur est ajusté aussi à la

ghi marine ; quant au piston plongeur, il passe par une boîte h

iiftoupe bien faite, et se règle au moyen de la vis p.

Cet appareil se gradue par des quantités de chaleur et non par ; des différences de température; pour cela on jette dans la mouille, par exemple, 10 grammes d'eau bouillante, dont on observe la température avec soin quand l'équilibre est établi : on sait } alors combien l'appareil a reçu de calories , et par conséquent ' quelle est la longueur du tube indicateur qui correspond à une calorie. Quand cette longueur est de 2 ou 3 dixièmes de millimètre, la sensibilité est suffisante.

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