‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 221 sur 297 · LIVRE HUITIËME · texte numérisé non relu

LIVRE HUITIËME

CHAPlTIffi P8E11EB.

De la ohakiir temMM* ">

S78. Les divers degrës de chaleor ou de fimd influence pins ou moins direète sdr la pinpait des météorologiques, nous examinerons d*abcNrd la de la distribution de la chaleur dans le sein. de la tem mJk Tatmosphère, Pour résoudre cette qoesliim d*i plète, fl ne fiiudrait pas seulement des faites sur quelq[ues points isola du gk>be, nuda il observations séculaires fiâtes avec de bons inainmienla iUmII les climats diflEsrents, Qr, nous sommes km de poaaédar oos^jh ments essentiels. La plupart des observations anciennes éttioÉ faites comme par hasard et avec peu de précision ; la météos logie de la chaleur ne date en réalité que du commencement k notre siècle; c'est alors que les immenses traTaux deM.deHv^ boldt et les profondes recherches théoriques de Ponrier et à Laplace ont puissamment concouru à lui donner son essor eC a véritable direction ; les bonnes observations sédentaires se mi multipliées, de nombreux voyages scientifiques ont été ezecM dans les hautes montagnes, sur toutes les mers et dans des ftf jusqu'alors inconnus à la science. Les résultats qui ont été le* cueillis dans le court espace d'un demi-siède forment déjl ■ vaste ensemble ; et s'ils sont encore incomplets par leur noohe et par la durée qu'ils embrassent, il est vrai de dire qu'ib ooaduisent à plusieurs grandes questions sur l'état thermoaiétrifie du globe, qui peuvent dès aujourd'hui être abordées et discQica avec des données précises.

Ce chapitre est consacré à l'examen de ces questions.

TempéraCare de Talr a la sarffaee dm Ml. — A TCHMerfatoire

CHAP. I. — CHALEUR TBRRESTIE. G75

i PariS) les températures de Tair sont observées au moyen de ippareîl suiTant (Pl. 48, Fi«. 1) : bb' est une espèce de tanblur composé de deux forts cercles de bois, réunis Tun à l'antre ir des traverses rr' ; ce tambour peut tourner sur un axe de r aa' porté par un support qui est scellé dans le mur. Le theromètre est représenté en uf ; son échelle, qui est en verre, se >uve ajustée cootre Tune des traverses rr' ; il est ordinairement posé vers l'extérieur; mais lorsqu'on veut fiiire une observa- >n, Ton hil tourner le tambour pour amener les divisions deint l'œil de Tobservatem**

Cet appareil est exposé directement au nord, et ne reçoit par «iséquent le soleil que pendant quelques heures le matin et le ir, depuis Téquinoxe du printemps jusqu'à Téquinoxe d'au» mne; mais on le tourne pour le mettre à l'ombre; il est lilltrurs abrité de la pluie par un petit toit conique de métal. On appelle température moyenne d'un jour celle que l'on obmdrait en ajoutant entre elles les observations faites à tous les Hants de la journée, et en divisant cette somme par le nombre is instants; mais, comme les changements ne sont jamais ni Bi4>n]sques, ni très^irréguliers, on comprend qu'aux observa» lus de chaque instant on peut substituer des observations faites, ir exemple, d'heure en heure pendant les â4 heures ; de plus, Apérienoe a fait voir qu'au lieu d*observer d'heure en heure, I peut adopter les deux méthodes suivantes : 1^ prendre la oyenne de trois observations faites, la première au lever du leil, la deuxième à deux heures de l'après-midi, la troisième 1 ooucfaer du soleil ; S** prendre la moyenne des deux tempe» tares maxinmm et minimum de la joiu'uée. Cette seconde méode est celle qui est adoptée à l'Cttiservatoire de Paris. La température moyenne d*un mois est la somme des tempemoyennes de tous les jours du mois, divisée par le de ces jours.

iempérature moyenne de Vannée est la somme des tempé-> moyennes des douze mois, divisée par 12. Mais il est ftt de remarquer que l'on arrive au môme résultat, ou à iH près 9 par deux autres méthodes : 1^ en prenant seulement IMiyenne du seul mois d* octobre ; 2^ en prenant la moyenne la températures correspondant à une seule heure delà journée, li serait pour notre latitude l'heure de neuf heures du matin. Enfin, l'on ne cherche la températiire moyenne de l'année

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que pour arriver à la température wwjennB 4u Um; odiM est \êl moyenne de toutes les moyennes eaumeliee^ B.frut de non» breuses aimées d'obsenratioiis pour «btenir un rénhat qià approche un peu de la Tente, et même cette Térifeé r^enâsu fM sous une condition : elle suppose que les dbanganems de Mh pérature auxquels une localité se trouve soamiae sont des dmpmwto qui s'accomplissent par osdllaticm et non par pragraM. .Si un dimat pouvait être d'une mamàne indëfiiûe ment chaud ou progressivement froid, il ne fiuidnult pas cher sa température moyenne sans cesse dungeante', fl dierdier la loi de la progresâon crcNSsante <mi cette température; elle serait irrégnlièie .sans douley mwcfc eiisterait : tout phénomène durable est jounûa à nne loi, La observations tendent à démontrer que tous les diniais àt h terre sont stables, et que leurs vicisÂwdes ne sont que desp riodes ou des oscillations plus ou moins étendiies* n ezisie dsn une température moyenne propre à diaqne Jica , et c*ert là ws 'donnée fondamentale que nous avons i déterminer. Dans b dimats où les observations de plqsienrs années snoossôp donnent des moyennes très-diffiérentes, il fiint on trc»>|^ nombre d'années pour obtenir une température moyenne fa approche de la vérité. S'il arrive, par exemple, que la |iii grande difFéreuce entre les moyennes de vingt années consécatives s'élève jusqu'à ô^, on pourra supposer, avec quelque probabilité, que cent années d'observations donneront une numose qui sera encore en erreur de -^ de degré ou de ^ de d«pf. Au contraire, si la plus grande différence entre ces moyeoses ne s'élève qu'à 1*, on pourra supposer que cent années d'obsffvalions donneront une moyenne dont l'erreur ne dépassera pfe

Par exemple, à Paris, la moyenne des trente dernières arniw est de 10^,80, et la différence entre la plus grande et la pllBp^ tite de ces moyennes n'atteint pas tout à fait 3*; ainsi la traie moyenne de Paris est maintenant connue à moins de-^dedejrr près. Malheureusement , le nombre des points pour lesqudb oi a ainsi des moyennes suffisanunent approchées est encore excv»sivement restreint. Cependant , M. de Humboldt a essatf if discuter l'ensemble des résultats connus, et nous devons dooner ici une idée du travail qu'il a publié sur ce sujet. (Mémoires ilf la Société (PArcueil, t. III.)

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