‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 222 sur 297 · CHAP. I. — TEUPÊRATURE DE L'AIR · texte numérisé non relu

CHAP. I. — TEUPÊRATURE DE L'AIR

Ll^es IsQChermes* — Sur un même méridien, la température moyenne diminue en allant de Téquateur vers les pôles, et sur une même verticale la température diminue avec réléva- ^n absolue. Ainsi, la latitude et la hauteur au-dessus du niveau de la mer sont les deux causes générales qui déterminent la température moyenne d'un point de la terre ; mais rinfluence de ces causes est modifiée par une foule d'influences accidenidles ou locales : la distance à la mer, la présence des montagnesy la nature du sol, sa culture et son inclinaison, -la direction des vents et tous les phénomènes atmosphériques, sont autant de CMises secondaires, tantôt constantes et tantôt variables, qui modifient sans cesse les deux causes générales. On conçoit dès lors fp'il devient très-difficile d'établir de l'ordre au milieu de cette ijpiifusion, et de soumettre à une loi commune des phénomènes a Taries.

Voici, cependant, quelques définitions qui nous serviront à ^^i^rocher les résultats et à les embrasser dans une seule :>ttisée.

Concevons, par exemple, qu'un voyageur fasse le tour du ftonde en partant de Paris, et qu'il passe par tous les points de ■Wmisphère boréal, pour lesquels la température moyenne est, Somme à Paris, 10^,8 ; la route qu'il aura parcourue formera iQtour de la teiTC une courbe inégale chaleur; c'est ce que l'on lomme une ligne isotherme. Ainsi, une ligne isotherme est c^e \m passe par tous les points de la surface de la terre pour lespiels la température moyenne est la même. La ligne isotherme le 10*,8 est loin de coïncider avec le parallèle de Paris; elle ist îrrégulière et sinueuse, c'est-à-dire qu'elle passe par des Koints dont la latitude est très-différente de la latitude de Paris. )o peut concevoir de même la ligne isotherme correspondant à lae autre température moyenne quelconque ; elle pourra être inueuse comme celle de Paris, mais suivant d'autres lois qui lui ont propres. L'espace compris entre deux lignes isothermes est Se qu'on appelle une bande isotherme ou une zone isotherme, Unsi, la zone isotherme de 10* à 5® est celle qui est comprise Utre les lignes isothermes de 10^ et de ô<^.

Nous nous bornerons ici à diviser l'hémisphère boréal en six 4>nes isothermes, savoir :

1* La zone de 30* à 23%5, c'est la mue torride, 2* de 23,5 à 20

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