CHAP. I. — LIMITES DES NEIGES
5* Le Caucase et les Pyrénées sont à la même latitude , et cependant la limite des neiges se trouve au Caucase à plus de 400 mètres plus élevée qu'aux Pyrénées. La température des mois les plus chauds dans ces deux contrées donnerait sans doute des indications précieuses sur la cause de cette diflférence.
6* Les observations de M. Léopold de Buch sur cette vaste diaîne qui sépare la Norwége dans toute sa longueur , et qui • 5*élend depuis le 58* jusqu'au 71' degré de latitude, sont bien propres à montrer l'influence cpie l'état brumeux de l'atmosphère peut exercer même sur la limite des neiges. Car on ne peut douter à présent que le relèvement considérable de cette limite jusqu'à 1600 mètres dans ces hautes latitudes, ne soit un effet de ces circonstances et du voisinage de la mer.
Températures à dwerses profondeurs nu-dessous du sol.
980. De rexiatenee d'une eouche Invariable* sltnée * «ne certaine profondeur au-dessous du sol, et dans laquelle la température reste la même depuis des sléeles. — Dès 1671 , Cassini avait reconnu que la température des caves de TObservatoire de Paris n'éprouve aucune variation dans le cours d'une année.. En 1730, Lahire avait observé le même fait; mais le comte de Cassini, enlevé récemment à l'Académie des science» (1846), conçut le premier tout ce qu'il y avait d'important dansée phénomène remarquable : en 1771, il commença quelques séries d'expériences pour l'étudier, et, le A juillet 1783, il établit enfin dans les caves de l'Observatoire , de concert avec Lavoisier, un appareil très-sensible qui devait donner des résultats décisifs. Cet appareil, conservé et réparé par les soins de Bouvard , n'a éprouvé aucun changement depuis plus de cinquante ans. Il est disposé de la manière suivante :
Sur le sol des caves, à 27°,60 au-dessous du pavé de l'Observatoire, s'élève un massif en pierre de 1",30 de hauteur, portant un grand vase de verre «>(/ (Fig. 2) , de 50 centimètres de hauteur sur 35 à 40 centimètres de diamètre. C'est dans œ ▼ase rempli de sable très-fin qu'est ajusté le thermomètre tlf\ son échelle hh* est de verre ; elle est maintenue dans un cadre de cuivre , cpii est lui-même fixé sur les parois de la cloche au moyen des traverses j, s\ /, et des agrafes g^ g^, g" . Ce thermo-
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feudetin des mines on «proinre une
œtte époque on mettait beaucoup ploa
qner les faits qu'à les obserfer. Oit
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mère précise, et on l'expliquait di^
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ces espèces de fermentations ai
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fameuse hypothèse du feu central^ qui «rak M m
les temps les phis recules , et qui édîft tour à
rejetëe par les philosophes et par les phyti»
Tesprit de doute et d*ezamen eut snccédë à Vi
quand on en fut venu à dierdier la Téritié par la
nées expérimentales et non plus par la Toie dea
ques, on comprit que l'existence ou la nonpexistieace 4m hdn-
leur souterraine était l'une des plus grandes quealioBa qatli
physique pût se proposer, et que pour la
Tation thmnométrique serait plus efficace dissertations. (Smisanne parait être le ait porté le thermomètre à des profiMideurs grmdhialliimum mî sanles, et qui ait découTert ce fait inçortanft : ^pw Im tamfkw^ iwre augmente at^ec la profondeur. Ces' expériences iiiuusm à l'année t740 : elles furent fisiites dans les mines de plombée Giromagny, à trois lieues de Béfort. En 1785 , de Saussure il des expériences analogues dans le canton de Berne. En 1791, M. de Humboldt fit aussi de nombreuses séries d'expérisace dans les mines de Freyberg, avec Freiseleben. En 180S, Dmbuisson redonna une nouvelle vie à cette question fbndamortdr et, depuis cette époque, les observations se multiplient en Frsacr, en Allemagne, en Angleterre et en Amérique, et presque èam tous les pays oii les voyageurs peuvent pénétrer et séjouracr assez longtemps.
On profite, en général, pour fisiire ces obserrations, desgakm souterraines creusées par l'exploiution des mines, et des sovces abondantes qui se rencontrent dans ces percements , nmif dans les pays où il est possible de forer des puits artésiens à it grandes profondeurs, on profite aussi de ces sondages. Dhb k premier cas , on établit des thermomètres sédentaires qui sont directement observés; dans le second cas, on est obUgé d'ardr