LIVRE YIII. — MÉTÉOROLOGIE
Ce& expériences consultent cjue la tcinpéiiilijrc zthiîtlak »V^ bat$6e pendant la nuit^ a |:eu pivs eomme la t^mpeRitoimlr Pair ambiant ; cet abaissement piogicssif, depuis le couchtr èi soleil jusqu'à son lever, est uu fait e.'sentlel qui c^jnduit îninH^ dtatcnient à nue conséquence îniporUiute.
En effet, la température zénithale se trouve coui posée de tkuî termes qui s'ajoutent : Tun, dépeudanl de la tempéntutr moyenne i* de Ja colonne atntosphénque, qui est Yarûible; (! Tautre, dépendant de la tempémiure /' de Fespiire^ qui est fiie car on peut démontrer que ces trok tempe rature*^ z^ i* et / sohi liées entre elles par la relation a' ^ A«'' H- (1 ^ Ù') a''; u éiaoïl» constante du rayounemenl 1^0077, ^ le pouTOÎr absorba ol ^ l'atmosphère exerce sur la ehalem- terrestre, et b' celui quA exerce sur la clialeur de Fespace. Or^ pujM{ue la leoipér^itiui zénithale éprouve, dans une seule nuit , des vaiiatioiiî comid^ râbles, cVst une preuve évidente que le terme fixe qui mUi dans son expression n'a qu'une très-petitc valeur par rapiiortit terme variable, et par conséquent que, dans le rajoanenicÉ nocturne, la chaleur de Tespace est tres-peiiie par mppoit i ^ ehalenr qui provient du rayonnement de ratrat^sphùre.
tk*ttc conséquence ne peut guère se concilier ^\e<: les opiiti^'it qui attribuent à T espace une température dotit la valeur ne v* rait pas abaissée an-deissous de iéro d'un très-grand noudire^ «legrés; mais elle se concilie parfaitement bien avec les U*lt connus, qui déjà auraient pu fournir des indications dans tt sens, s'ils avaient été analysés dans leur ensemble a%ei^ toute rattentiou qu^ils méritent. Les nombreux résultats de AL Wdk de M. Daniell, et de tous les autres physiciens qui ont fiûtte expériences sur le rayonnement nocturne, ne prouvent p» «»• lemeut qu'un thermomètre exposé sur le sol pendant la iisl| dans un Heu découvert, se refroidit de 6, 7, ou m^ne 8* m* dessous de la températiu'c ambiante ; ils prouvent enooie m ce phénomène se reproduit, presque avec la même intensitr, dans les mois les plus froids de Tannée, c'est-à-dire en jaufier, en février, lorsque la température de Tair est tombée de ptuàens degrés au-dessous de zéro. Ainsi Wilson a observé one J^ renée de près de 9« entre la température de Fair et celle de h surface de la neige; Scoresby et le capitaine Parry ont observé des abaissements analogues dans les résous polaim, lorsque la température de l'air était à plus de 2(j* au-dessous de zérâ.