CHAP. 1. — TEMPÉRATURE DE L'ESPACE
Si 1 on coDsidère maintenant que le pouvoir réchauffant que la coudie d'air exerce par son contact sur le thermomètre du sol, qui est plus froid qu'elle, est à peu près le même, soit qu'elle se trouve k IQ^ au-dessus de zéro, ou à 10^ au-dessous, il en résulte que le pouvoir refroidissant qui maintient ce thermomètre à — 18^ dans le second cas, a aussi la même énergie que le pouvoir refroidissant qui le maintient à -|- 2^ dans le premier cas; et, comme ce pouvoir refroidissant dépend de la température de l'espace, il en résulte aussi que la température de Tespaoe est de beaucoup inférieure à — 18^, car si elle était seulement de — 30® ou de — 40^, le tliermomètre qui est à — 1 8®, tandis que l'air est à — 10*^, en serait déjà trop voisin pour que la chaleur de l'espace pût le maintenir au même abaissement au-dessous de l'air, que le thermomètre qui est à -f- 2* tandis que l'air est à — 10^. Ce qui a peut-être empêché que Ton fit ce rapprochement, c'est qu'en général, dans les explications qui ont été données du rayonnement nocturne, on a attribué aux couches supérieures de l'atmosphère, que l'on savait ti*èsfroides, une puissance refroidissante particulière, oubliant en quelque sorte que, froides comme elles sont, c'est cependant de k dialeur qu'elles envoient, et que cette chaleur s'ajoute à celle de l'espace pour en augmenter les effets.
Les résultats que j'ai obtenus au moyen de Vactinomètre se trouvent donc d'accord avec l'ensemble des faits connus; il était peut-être essentiel d'eu faire la remarque, afin de montrer que si les conséquences auxquelles nous allons parvenir sont en quelques points contraires aux opinions reçues, cela tient à la nature des choses plutôt qu'à l'inexactitude des expériences.
D'autres considérations et d'autres calculs démontrent que la température tf de l'espace se trouve liée aux constantes b et b' par la relation
et, comme de l'ensemble des expériences solaires on obtient V == 0,35, on arrive définitivement à l'équation
i[ui ne contient plus comme luconiiuc que la tcmpératuiv <h» II. ^(^