CHAPITRE II
De Tair et des Tapeurs atmosphériques.
S86. Obs^iFTatloBs barométriques. — Les observations barométriques peuvent conduire à la solution de plusieurs problèmes qui ont un très-haut degré d'intérêt; mais il serait facile de s égarer dans ces recherches, il serait facile de faire une foule dobservations parfaitement exactes, et cependant inutiles. Nous devons donc nous attacher ici à indiquer les principales questions que Von se propose , et à faire connaître les résultats auxquek ou est déjà parvenu. Pour atteindre ce but , nous prendrons pour guide un excellent mémoire, dans lequel Bouvard a dis^ cuté avec un soin scrupuleux toutes les observations barométriques de rObservatoire royal de Paris.
Dans nos cUmats, on observe le baromètre quatre fois par jour : à neuf heures du matin, à midi, à trois heures après midi, ineuf heures du soir.
L'observation de midi donne la moyenne du mois et de Tannée. Les autres observations servent à déterminer les ('ariations horaires^ ou ce qu'on appelle quelquefois la période tarométrique.
La hauteur moyenne du baromètre de Paris, donnée par vingt années d'observations, de 1 8 1 6 à 1 836, est de 756 millimètres ; on peut la regarder conune d'autant plus approchée, que les moyennes annuelles extrêmes ne diffèrent pas de plus de 3 millimètres. En prenant les moyennes correspondant à chaque vent pour cette longue période, on trouve entre elles des différences considérables; la plus grande hauteur moyenne correspond aux vents de nord et de nord-est, la plus petite aux vents de sud et de sud-ouest; l'excès de la première sur la seconde s'élève à plus de 7 millimètres. Neuf années crobservations faites à Metz, par M. Schuster, montrent une influence analogue, bien qu'elle sent moins considérable ; et cinq années d'observations faites à Harseille, par Gambart, accusent au contraire une influence presque nulle : le vent du sud donnant toutefois une hauteiu-