‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 241 sur 297 · LiVRE TIIL — MÉTÉOR0LOGÏE · texte numérisé non relu

LiVRE TIIL — MÉTÉOR0LOGÏE

i être iiiff^

0,4 SBÙsM

t'eipace f* et le pouvoir abscirbaiit Z^ que l'atmosfilif're e'xmœmt I» cluilctir ten^estre-

La [ilus grande viileiir de ù (loniie la limîie mfiétit*ijfe dr k tempa attira de Tespace; et, puisque è ne pe«i pa* t^tw» piii^ j^iid cpic 1 j la tempéra ttiTe de l'espace ue pt^ut pus» être inff^ riMirr à

Puur i' ^ 0,3, on trouveraîl — 187, et pour 1/ =: ment — 164*

Cette limite inférieure une fois trouvée ^ il e^t facile d'ardr aussi la limite supéiienre, c^v elle c:ijnTspond h la plu* petilr valtttir cpi'il *ioît posi^tljk* d'attrilnicr k 6f or, les t^xpérienti^ tit Icnnpéruliu'e xëuilhale faî^;ini: voir C{ue ù est iièceîi5»ireinent plw grand cpje 0,8 j il eu résulte que la température fie resjiRre nioinrlre que

Pour déttTmiiver niaîntenaut ije nombre intermédiaire t'ïine t*es limites, qui représeu*t' la vraie température de l*e a répoque actuelle, il faudra sans daute des expénences trr*muIti[)Uée5 qui s'étendent à toutes les latitudes ei à toutes bauteurs.

C'#ependant les seules expériences que j'ai pu faire permette déjà d'arriver à une eertaine approximation ; eTI<?s me dmmt

pour la température de 1* espace, et je ne pense pas que eefle fi" leur puk'^e s'écaiter beaucoup de lu véiité; elle correspond à /> ^ 0,9.

Ainsi Ton voit, comme résultat définitif de ces rechefdtflt que le m>leil donne ;i la tcn^e une quantité de chaleur i,77fK par minute et par œntiméne carré; qtie^ par un cirl sen»ii, l'iitniosphcre absorbe environ les quatre dixièmes de i^iu <.^leur et de celle de l'espace; qu'elle absorbe les neuf dixièmes de la cbaleur émise par la terre ; et que la température de l'esjiaee à Tépoque présente est de 142* au-dessous de zéro.

On ne peut assez faire remai-quer rimporlanoe du rôle ipc joue, dans l'ensemble des pbénomènes ten'estres, l'inégalité do pouvoirs absorbants de l'air atmosphérique, et, par suite, tou* les soins qu'il faudra prendre pour les déterminer avec exactitude. Ou parviendra sans doute à imaginer, dans ce but, d'au-

CHAP. L — TfiMPÉRATURB DE L'ESPACE. 7»»

très appajoeils el d'autres méthodes d'expérimentation, au moyen desqueb iL sera possible de démêler à chaque instant les influences complexes du rayonnement de Tespace et du rayonnement atmosphérique. Si aujourd'hui les diverses régions du ciel qui passent suooessÎTement au zénith nous paraissent envoyer des quantités de dialeur égales, il est très-probable que cela ne tient qu'à rimperfection de nos appareils : nous apercevons de telle» différences dans la nature, la distance , le nombre et le groupement des astres parmi les profondeurs de Tespaôe, qu'il est im^ possible d'admettre que la portion du ciel, sans cesse cbangeante, qui se trouve au-dessus de Thorizon , ressemble sans oesse à la portion qui se trouve au-dessous; et, par conséquent, il est impossible que tous les hémisphères que nous pouvons concevoir dans la voAte céleste envoient réellement à la terre mie même quantité de chaleur. C'est surtout dans la zone équatoriale qu'il faut chercher d'abord à apprécier ces différences, parce que là elles doivent sans doute paraître plus grandes, plus rq[ulières et plus faciles à observer.

11 me semble nécessaire d'indiquer encore quelques-unes des conséquences les plus générales qui résultent de ces recherches.

Jja quantité totale de chaleur que l'espace envoie dans le cours d'une année à la terre et à l'atmosphère , se déduit de ce qui pnécède; il est facile de voir que cette quantité de chaleur serait apable de fondre sur notre globe une couche de glace de 26 mètres d'épaisseur. Nous avons vu que la quantité de chaleur soiaîie est exprimée par une couche de glace de 31 mètres. Ainsi, en somme, la terre reçoit une quantité de chaleur représentée par une coudie de glace de 57 mètres, et la chaleiu* de l'espace y QDDOOurt pour une quantité qui est les | de la chaleur solaire.

Entre les tropiques, la chaleur de l'espace est seulement les I de la chaleur solaire , car celle-ci s'y trouve représentée par ane oouohe de glace de 39 mètres.

(Jn sera étonné sans doute que l'espace, avec sa température de — 142* au-dessous de zéro, puisse donner à lu terre une ^ntité de chaleur si considérable , qu'elle se trouve presque ^ale à la chaleur moyenne que nous recevons du soleil ; ces mukats paraissent , au premier abord , tellement contraires à lopinion que l'on se fait, .soit du froid de l'espace, soit de la paÎManoe du soleil, que l'on sera peut-être dispos'* à les regar- Jer c*onnme inadmissibles.

lié LÎVBE Vin. — MÉTÉOROLOGIE,

Opendaiit^ il faut reTniirqm^r l[u a IVgard de la terre, le soleil n'occupe que les 5 ïiîîllioniùmes de la ^oûie céle&le, et qui doit| par conséquent, envoyer deux cent mille fois plus de th»leiir paur pruduiru le même effet.

Au reste, eu con^^îderant les phénomèties sons un filtre point de vue, on sicra porte j au contraire, à &uppy^r que, dan* c'fi évaluations, la pujssanee du soleil &e trouve fort exag<*rée; cai> aï Ton examine les tempéraUires an lien d'examiner les quantités de (.4ialenr, on arrive à ce résultat :

Que, si le soleil ne faisait pa& î^entir son action sur notre "gloljr, la lempéraluTc de la surface du sol serait pajtout uniforme et de

Or, puisque la température moyenne de Tequateur «*( et Î7*jâ, il faut en conclure que la présence du M>lei] augmente U température de la %one ëcpiatoriale de

Pareillement, la température moyenne de la eoloa&e ar ^ptii^rique sei'ait à Fc^uateur de

Les formules précédentes font voir qu*elle est d'environ — lOV

Aliisî, lu prési'nrc îiiknnitlentt' du soleil iHii^nîrnït^ <!«■ \^9^ la température moyenne de la totalité de Tatmosphère dans U Aone torride.

Cet effet du soleil, pour augmenter les températtux» terrestres, dépasse de beaucoup celui que Poisson a obtenu en considérant les variations* de température à diverses profondeurs audessous de la surface du sol ; mais il me semble que les deux méthodes donneront des résultats plus concordants, lorsqu'il sera possible d'introduire d'une manière plus directe, dans les formules de Poisson, Tinfluence si considéi*able de Patmosphère.

Pour étendre ces calculs à d'autres régions , il faut tenir (compte du décroissemcut de la températiu^ du sol à mesure que la latitude augmente: mais, par approximation, il est facile de reconnaître que les effets du vent concourent à élever la teapérature des régions polaires, en abaissant plus ou moins If» températures des régions comprises entre les cerdes polaires et les tropiques; la température de la zone équatoriale eUe-méme paraît peu abaissée par cette cause.

UTRE VIII. — METEOROLOGIE. 7SS

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