‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 252 sur 297 · HYGROMÉTRIE · texte numérisé non relu

HYGROMÉTRIE

890* CoBstroedon e( usage des hygromètres. — L'hygrométrie a un double but , celui de mesurer la force élastique de la Vapeur qui existe dans Tair, et celui de déterminer l'action que les divers corps de la nature peuvent exercer sur cette vapeur. Cette seconde partie offre nécessairement une foule de phénomènes qui ne peuvent être considérés ici que d'une manière gé- II. 47

im

urm mu

MÉTÉOKOLOeiE.

affilie ; num nous nous attacherons particuliereizieDt à U première partie, qui pré&enic une question nette et préctse.

Tous les instruments qui servent à mesurer la force éUstique de la Tapeur contenue dans Fair se nomttietit hy gn^mitrmê ; mm ils reposent sur des principes diffêrenu : les uns ztgissent par condensation, les auti^es par aljsorptîon, les autres eu fin par mi^ |)te ërBporatiou ,

Hygromètre de condensation. — Concevons un vase de fW!t plein d'eau, dans une atmosphère IrauquiUe à 20* : si Fou refroidit Feau gi^aduellement j à 19% 18*, eic», U arrhre un moment où les parois du Ta&e se troublf^m i^r se couvrent de rasée ; aloi*^

la force élastique de la vs c&r elle est la tension ma^ dtî point de rosée.

En effets la couche de g res diî vase se refroidit comm en se refroidissaut par leu totale €jui e^t mestirée par ] plus : les deux ëlcmeni 0 sai^oir Fair et la vapeur^

xiste dans F air est eoonwi respondantà la tempeniiiB»

veloppe le» parois estéîfuarois elles-niéiiscs , et, com elle conserve son elasddfit du baromètre • mais il ti >sent cette couche de p», chacun leur élasticité pîî-

tielle ; or , à Finstant où l^u^ vupeur conmicnce à se coodenspff > elle a évidemment la force élasticpie mmumum correspondant à lu tempërainre de condensation* Tel est le principe sur lequd repose la coustruction des hygromètres de condensatiDu, Tû«i siî réduit à observer exactement la températiu'e du point de rosée et a chercher dans la iabie la force élastique corrf^spofldante. Nous reproduisons ici cette table eu y ajoutant une r**lonuc où se trouve exprimé en grammes le paid^ iU t/me^r contenu dans tin mètre cuhed^atr.

€IIAP. II. — HYGROMÈTRES. 139

ieau dêt poids de la Papeur qui est contenue dans un mètre cube d^air^

OinAATITES

vcmcB

Foms

TEMrSRATUKB

VOftCB

du

éiuttfitte

de

du

éUfttiqoe

de

int de iTMée.

la vapenr.

point de roiée.

coirespoa-

la Tapeur.

dante.

dante.

ma.

fi*.

mm.

lt,4

e principe de la condensation se trouve réalisé dans les trois romètres sinvants :

^hygromètre à capsule se compose d'un thermomètre et \e petite capsule de plaqué d'or très-mince (Pl.48, Fig. 15). verse de l'éther sulfiirique dans la capsule; Tévaporation qui BU refroidit à la fois l'éther, la capsule et le thermomètre. observe la température à Tinstant où l'or se ternit, c^est la perature du point de rosée ; la force élastique corresponte est écrite sur l'échelle du thermomètre.

* hygromètre à virole d'or (Fig. 16) est moins embarrassant r les voyages : c'est un simple thermomètre à réservoir cyrique , mince et allongé , portant au milieu de sa longueur TÎrole d'or qui joint bien sur le verre; de chaque coté, le rvoir est couvert de toile fine ; on y verse l'éther, et Fou •rve la température à l'instant où l'or se ternit ; le flacon ber est contenu dans la boîte du thermomètre.

* hygromètre de Daniel est représenté dans la figure 17. Il se pose d'un tube recourbé, terminé par deux boules : Tune a

T40 LIVRE Tm. — MÉTÊonOLOCÎE.

de Terre noir, et F autre i de veiTe ordinaire. La havXe fioîn«$t à moitié pleine dVnhei\ et en outre elle Cûiilteut un très-petit thermomètre , dont la lige et l'écliclle sont arrêtées dans Ymé* rienr du tube t; l'air est complètement cliassé de rappareïl. On Terse de Tetlier sulfuriqiie sur la boule b qui est revêtue d'imr toile fine, et Fou renouvelle l'opération jusqu^uu tnoiiieni oii h TQséè se dépose sur la boule noire. On note la lempérature précise que marque alors le petit thermomètre intérieur : cette tcm* péralure est eelle du point de rosée.

Le refroidissement de la boide noire est prodtiit par la pron^

évaporation de Tetber qu'elle contt«înt, évapora lion qiii e^i éUr*

même produite par la eondensati n de Féther dan^ Fint(*ricur

vde la boule b^ de plus en plus refi «die par l'ëTaporaiion qui m

fait sur sa surface extérieure.

Hygromètres dabsorptimu — l y a un grand nombre dt corps qui absorbent j avec plus o moins d'aridité, la ^pe« d'eau contenue dans F air, et, romme en même temps ik éprouvent quelques changements lans leurs dimensioDs^ àxm ileur poids ou dans quelques autn i de leurs propriétés, Foo • essayé de prendre ces changements eux-mêmes pour la mevit des quantités de vapeur alisorhécs. Ou a construit beawMMf d'hygromètres sur ces principes, mais nous n'en décrirons qu'un seul ici, c'est V hygromètre à eÂepeu^ que Ton appelle aussi Flfgromèire de Smtssure^ du nom de son illustre inventeur,

Vhygî'omètre à cheveu est représenté dans la figure 1 8* 1* cheveu est fixé par son eîrtrémité supérieure à une pince a» m peut éprouver de légers déplacements au moyen de la vij^iel du ressort v^ 11 s'enroule par son extrémité inférieure sur mv* pouhe à deux gorges, dont Taxe porte une aiguille d destinée i parcourir le cadi-an e. Dans la seconde gorge de la poulie £â enroulé \m fd de sole portant un petit contre-poids /destine i donner au cheveu une tension continuelle et toujours égale.

Voici maintenant le jeu de rinstrument. Quand Fait qiii enveloppe le cheveu devient plus liumide, le cheveu absorbe ub^ nouyellc quantité d'humidité j il s'allonge 3 le cou tre -poids fiil tourner la poulie, et F aiguille marche Ters le point h du cadrai; au contraire, quand F air devient plus sec, le cheveu perd um* partie de son humidité, il se sèche lui-même, se raccomrit, eo* traîne le contre-poids, fait tourner la poulie, et F aiguille m*irHïe verïâ le point s du cadran.

CHAP. II. — HYGROMÈTRES. 741

Les indications que Ton peut tirer de l'hygromètre à cheveu reposent sur les deux principes suivants :

V Dans la sécheresse extrême y le cheveu prend toujours le même degré de raccourcissement, c'est-à-dire que Taiguille finit toujours par s'arrêter au même point s du cadi'an, quelle que soit la température; ce point s est le point de la sécheresse extrême, 2* Dans Y humidité extrême^ le cheveu prend toujours le même degré d'allongement, c'est-à-dire que Taiguille finit toujours par s'arrêter au même point A, quelle que soit la température; ce point h est le point de Thumidité extrême.

Pour le même cheveu , l'intervalle compris entre les points extrêmes s et h est toujours le même , et le mouvement de la pince supérieiu'e a sert à changer un peu la longueur du cheveu/ pour amener ces points sur le cadran.

Nous aUons en même temps démontrer ces principes par Texpéiience, et faire la graduation de l'instrument. On met l'hygromètre sous une cloche ; on y fait le vide , ou bien on y laisse Tair; mais, dans l'un ou l'autre cas, bu en absorbe toute l'humidité, soit avec l'acide sulfurique concentré, soit avec du dilorure de calcium, et l'on observe le point où s'anête l'aiguille ; ce point est marqué zéro sur le cadran : c'est le point de sécheresse extrême , car l'expérience répétée plusieurs fois à des températures différentes donne très-sensiblement le même résultat. H faut quelquefois plusieurs jours pour que l'aiguille cesse complètement de marcher au sec.

Ensuite, on porte l'hygromètre sous une cloche dont on a mouillé les parois avec de l'eau distillée; la cloche elle-même repose sur un plateau au fond duquel on a répandu de l'eau, et Ton abandonne l'expérience à elle-même. L'aiguille marche rapidement vers le point h ou vers l'humidité, et enfin elle s'arrtte : son point d'arrêt est le même, soit que la température ambiante soit 0*, 10^ 20®, 30®; c'est le point de l'humidité extrême. On y marque 100; l'arc compris sur le cadran entre 0 et 100 est ensuite divisé en 100 parties égales, et chacime de ces parties est ce que l'on nomme un degré d'humidité.

Les cheveux doivent être soumis d'abord à une lessive alcaline très-légère et à peine tiède ; on choisit ensuite ceux qui sont à la fois très-unis et très-homogènes : il arrive souvent qu'après cpielques mois, le cheveu est altéré, il cesse de revenir à ses points extrêmes et d'avoir une marche régulière ; il faut le renouveler.

Ylî

Page 1