‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 266 sur 297 · CHAP. III. — HALO · texte numérisé non relu

CHAP. III. — HALO

recdon déterminée. Ces résultats conduisent à supposer que les étoiles filantes sont de petits corps célestes dispersés en plus grande abondance dans certaines régions du ciel, où ils se meuvent ayec rapidité, et (ju'ils deviennent visibles pour nous , lorsque la terre , par son mouvement de rotation autour du soleil , se rapproche des régions où semblent se concentrer les orbites de ces espèces de corps. On peut consulter sur ce sujet le Mémoire très-intéressant de M. Quetelet {Catalogue des principales apparitions d'Étoiles filantes^ 1839).

309. Les aérolithes , dont la chute a été constatée par tant d^obsenrations authentiques , ne paraissent pas être sans analogie avec les étoiles filantes.

Depuis le commencement du siècle , on peut estimer à une centaine environ le nombre des aérolithes qui sont tombés en Europe seulement, et dont la chute a été bien constatée. On peut regarder comme un fait général, qu*une fois arrivés près de la terre, ces météores se présentent sous l'apparence d'un globe de feu plus ou moins volumineux, animé d'une grande vitesse, laissant sa route, quelquefois sinueuse, marquée par une traînée de lumière qui pei-siste pendant quelques secondes ou même pendant quelques minutes ; ce globe éclate , soit dans l'atmosphère, soit au moment de son contact avec la terre , et les fragments en sont dispersés à diverses distances. Tous les firagments qui ont été recueillis sont recouverts en tout ou en partie d'une couche d'apparence vitreuse , et l'analyse chimique a constaté que leur composition diffère de celle de tous les minerais connus , que le fer en fait essentiellement partie, et le nickel très-souvent.

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