CHAPITRE IV
De r<*lecirleiié iitiï|ù«pW<rl^a«,
505* Première déronverti» ft«p 1 él«rlri€<fl« *ii»»fcpliértn»ti
— Otto de Giipricke, bourgmesirc de Mygdebtiiirg, et câdbt inventeur de la m^tcbme paeuiiialifjue, fut W \*nîtnmf quille coiiTrit quoique ;qiparcnce de ImnieiT t^Jcotrique, Le d<icl€iB Wall, presque à la même éptique, €ii exciUol 1 elcclncîtc 6ur iia g^rstitd cyUiidrc d^iuibix?, observa un© *?tiïicelk* plus tivc et ut bruit beaucoup plus fort; et, rlime diguv de rcmai^iu?, cietll première étincelle prodiûle par la main des* liatume» fui à ïm^ staat comparée aux éclats de la foudre. l>lte biiiiii-re et I* eraquemeut, dit Wall danô ^U Mémoire [Traits. pAi/iÈS,), pu raÏMent en quelque façon repmenter le tudueme ei Tcdaki y analogie était frappante, il ue fallait que de rimagîoatioij [Hiiir la MÛsii*; mais^ pour eu dêtnoutrer la vérité, pour trouver ûàSê un phénomène si petit les causes et les lois du plus grand pWiioméue de la nature, il fallait nue série de preuves que ïm ne pouvait attendre que tïun g;énie supérieur* Cependanl plusieurs pby&iciens cbercbaSent ces pi-euves dans des rapj>rodi«v mejils plus ou moins ingénieux : les uns remarquaient ijui rétincelle est crochue comme Tédair , d*autres pensaient que le tonnerre est entre les mains de la nature ce que rélectricité e>t entre les nôtres : « J'avoue que cette idée me plairait beaucoup, disait Tabbé Nollet , si elle était bien soutenue; et, pour la soutenir, combien de raisons spécieuses, etc. » Enfin, tout se passait en raisonnements qui ne pouvaient rien conclure , parce qu'en physique, c'est Texpérience seule qui doit donner ses conclusions. Pendant que Ton raisonnait ainsi en Europe et dans tout Tanden monde savant sur cette grande question, l'on expérimentait en. \iMt*lique, chez un peuple nouveau, à peine connu dans les science, et ces expériences s'attaquaient directement à la foudre. Franklin trouvait le moyen de la faire descendre du ciel pour l'interroger elle-même sur son origine. Après avoir' fait plusieurs découvcrtt^ électriques , particulièrement sur la bouteille de Leyde et Mir le
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pouiroir des pointes, Franklin eut la pensée hardie d aller chercher Vâectricité au sein des nuages ; il ayait conclu de quelques expérienees dédsiTes qu'une tige de métal pointue, élevée à une grande hauteur, au sommet d'un édifice, dorait recevoir Télectricité des nuées orageuses. H attendait avec une grande anxiété la construction d'un clodier que Ton devait à cette époque élever à Philadelphie; mais, lassé d'attendre et impatient d'exécuter une expérience qui devait lever tous les doutes , il eut reeours à un autre moyen plus expéditif et non moins si\r pour les résultats. Comme il ne s'agissait que de porter un corps dans la légion du tonnerre, c'est-à-dire à une assez grande hauteur dans les airs , Franklin imagina que le cerf-volant , dont s'amusent les enfants, pouvait lui servir aussi bien qu'aucun clocher que ce put être. Il prépara donc deux bâtons en croix,. un moudioir de soie, une corde d'une longueur convenable, et, profitant du premier orage, il s'en fut dans les champs tenter Texpérienœ. Une seule personne l'accompagnait : c'était son fils. CraigAantle ridicule dont on ne manque pas de couvrir les essais înfinictueux, comme il le dit avec ingénuité, il n'avait touIu mettre personne dans sa confidence. Le cerf-volant était lancé. Un nuage qui promettait beaucoup n'avait produit aucun effet; d'antres nuages s'avançaient, et l'on peut juger de l'inquiétude avec laquelle ils étaient attendus.. Tout paraissait ti*anquille, on ne voyait aucune étincelle , aucun signe électrique ; à la fin, cependant, quelques filaments de la corde commençaient à se soulever comme s'ils eussent été repoussés; un petit bruissement se fit entendre : encouragé par ces apparences électriques , Franklin présente le doigt à l'extrémité de la corde, et voit paraître à l'instant une vive étincelle qui fut bientôt suivie de plusieurs autres. Ainsi, pour la première fois, le génie de l'Iionune put se jouer avec la foudre et surprendre le secret de son existence.
L'expérience de Franklin eut lieu en juin 1752 ; elle fut répétée dans tous les pays savants, et partout avec le même succès. Un magistrat français, de Romas , assesseur au présidial de Nérac, profitant de la première pensée de Franklin , qui avait été publiée en France, avait imaginé aussi de substituer le cerfvolant aux barres élevées; et dès le mois de juin 1753, avant d^avoir connaissance des résultats de Franklin, il avait obtenu des signes électriques très-énergiques, parce qu'il avait eu l'heu-
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relise idée de meUre un fil de îiit*tal dans louie la tongtieur Av la corde [Mém. des Sa^fants étrangers^ 1. 11), Plus tard, en ITi?, de Rotnas n^péiii de nouveau ces expériences peudanl uu oni^t-, et cette fols il obtint des étincelles d une grandeur surprenantie, A lmaginet*vous de voir^ dit-il, des lames de feu de neuf ou &x ptedâ de longueur et d'un pouce de grosseur qui faisuieni auuitl ou plus de bruit tjue des coups de pistolet. En moins d'une Ueum j euîii certainement trente lames de eelte dimension, sans coqjj»* ter mille autres de sept pieds cl au-dessous, " \Mém. des Smmnh étrangers y t, IV .)
Maigre toutes les précautions bien entendues que prenaii cet habile expérimentateur, il fut uuc fois reuTer&é par la violence du choc*
Ces ivsullats démontrent d'une manière asse^ éelsiUinte fiw foudre tî est en effet qu'une étincelle électrique»
Les cerfs- volants qui ont servi à prouver cette identité pen? vent serv'ir à licaucoup d*aulres expériences qu'il serait 1m>ii de tenter maintenant pour ravancenient de la science : eepei:Édai}i lem- usage ne peut jamais être assex ordinaire pour qu'il convienne d'en donner ici la deseripiion>
504- Be réleclHelté penilaiil les orft^éB» — En étudiant Tétai électrique des nuages qui passent successivement au*dessus d'nn cerf'-volant, ou reconnaît par expérience qu'ils sont chargés Jf* uns dV^lectricité vitrée, les autres d'électricité résineuse, et îl hti\ trouve qui sont à Tétat naturel. Bien que nous ne sachions rien sur l'arrangement de F électricité dans l'intérieur des nuages et à leur superficie, nous pouvons cependant conclure avec certitudf que ces corps électrisés se repoussent quand ils ont la même élec^ tricité, et qu'ils s'attirent quand ils ont des électricités contraires- Ces attractions et ces répulsions entrent sans doute pour quelque chose dans les mouvements extraordinaires que l'on observe dtm le ciel au moment des orages : le vent n'est plus alors la seule puissance qui emporte les nuages ; son influence est modifiée par les actions électriques qui s'exercent avec plus ou moins d'énergie sur ces amas considérables de vapeurs : aussi les voit-on s'approcher rapidement ou s'éloigner comme s'ils étaient poussés en sens contraire, ou tournoyer sur eux-mêmes comme si le vent qui les emporte n'était lui-même qu'un vaste tourbillon. C'est au milieu de cette agitation générale de l'atmosphère que Ton voit briller l'éclair et qu'on entend retentir les éclats du