CHAPITRE m
Vibrations clés Gorp» solides.
prisaMtiqaeB, eCe. — Nous avOB» déjà ip^u (34) qiiB let kme»^ le»
tiges ou les cylindres peuvent éprouver des vibrations rapides et exciter des ondes sonores lorsqu'on les ébranle perpendiculairement à Taxe ; mais nous n'avons considéré que le cas le plus simple de ces vibrations transversales j celui qui a lieu quand bi lame entière, passant à la fois d'un coté à l'autre de sa positioa d'équilibre, produit le son fondamental. Or, il arrive que sans sortir de ce mode de vibration , la lame peut se partager en di« verses parties vibrantes , séparées par des surfaces nodales perpendiculaires à l'axe ; alors elle produit des sons d'autant plus aigus que le nombre de ces divisions est plus considérable. Pour obtenir ces phénomènes curieux, il suffit de disposer la lame horizontalement, sur deux ou plusieurs appuis de liège taillés en prisme, et solidement collés sur des masses pesantes de plomb, pour en assurer la fixité ; ensuite , passant un archet sur Tune des arêtes , la lame se met à vibrer suivant l'un des modes qui lui sont propres. Si Ton veut marquer les lignes nodales, il suffit de jeter sur la surface de la lame un peu de sable fin, qui vibre avec elle, se déplace en sautant, et vient marquer tous les nœuds ou toutes les lignes de repos. Les arêtes des supports de liège peuvent ne pas correspondre tout à fait à un nœud, mais ils s'en trouvent toujours peu éloignés , et le son devient plus net lorsqu'on les déplace pour établir cette coïncidence. Sur une lame de laiton, d'un demi-mèlre de longueur, bien travaillée et d'une épaisseur convenable , on peut ainsi obtenir depuis 1 jusqu'à 8 ou 10 nœuds.
M. Lissajous a fait récemment sur ce sujet des recherches Irt'Sintéressanles (>////!. rf<? C/tirn et de P/tys,^ t. XXX , ann. 1850) ; après avoir mesuré avec soin les internœuds ou intervalles nodaux, il a voulu eu trouver la loi maUiématique , et il y est parvenu eu