‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 41 sur 297 · CHAP. IV. — RÉFLEXION DU SON ET DES ÉCHOS · texte numérisé non relu

CHAP. IV. — RÉFLEXION DU SON ET DES ÉCHOS

WÊÊfbère sans nuages , quand le soleil dans toute sa force ré» fÊÊÀ une viTe chaleur à la surface de la terre , car les divers piots d'une plaine ou d'une colline ne jieuvent être également Bdaufles ; l'éraporation , les ombres et d'autres causes encore Tj <^iposent. Cette inégalité de température détermine une foule lé courants chauds ascendants et de courants froids descendants bot la densité n'est pas la même. Ainsi Tonde sonore se ré- Iccfaît en partie à chaque passage d'un courant dans l'autre , et, i le son réfléchi n'est pas assez fort pour former écho , il atté- ■e cependant le son direct d'une manière très-sensible. C'est ■B doute pour cette raison , comme Ta lait remarquer M. de bnboldt, que le son se propage toujours à de plus grandes finances la nuit que le jour, même au milieu des forêts de FAmérique , où les animaux , silencieux pendant le jour, trou- \lnt et agitent l'atmosphère de mille bruits confus pendant la

i Texplication des échos multiples^ c'est-à-dire qui répètent l|iBiears fois la même syllabe, repose encore sur les mêmes \ (nndpes. Car un son réfléchi ayant la propriété de se réfléchh* it Qourean , il est évident que deux surfaces réfléchissantes Toorront se renvoyer le son comme deux miroirs opposés se nroient la lumière. Aussi c'est entre des tours, ou entre des *in parallèles et éloignés , que les échos multiples se font en- Wre. On citait autrefois un écho situé près de Verdun , qui ('ÉpÂait 12 ou 13 fois le même mot; il était formé par deux *>ïB Toisines.

Enfin, il y a des éc/tos qui font à peu près l'office déporte- ^. On les observe sous des voûtes plus ou moins hautes. Sup- F^wns que la section d'une voûte par un certain plan donne ««ellipse aba^ (Pt. 29, Fie. 38), dont les foyers soient en / */*; un son formé en fira par sa réflexion sur toute la courbe •'œ' se concentrer en /*', car on sait que dans l'ellipse tous les ''yons menés des points f et f au même point de la courbe «*t des angles égaux avec cette courbe ou avec la tangente en «point ou avec la normale. Ainsi, les ondes sonores qui vont •inuit /î, yî', etc., se réfléchissent suivant//*, i' /*', etc. Par con- •^nent, deux personnes qui seraient placées l'une en fet l'autre <■ f pourraient s'entendre à la distance de 20 ou même de ^ mètres en parlant à voix très-basse , sans qu'aucun mot pût ^ saisi par des auditeurs intermédiaires. Il y a au Conserva-

Hà LIVRE V. — ACOUSTIQUE.

toire (les Arts et Métiers une grande salle carrée qui présente ce phénomène.

La figure 30 (Pl. 30) représente un appareil de M. Weberqui est bien propre à montrer Teffet de la réflexion des ondes : cW un vase elliptique contenant du mercure ; les ondes produites par un filet de mercure qui tombe à Tun des foyers, se propagent et se réfléchissent vefô l'autre foyer.

SI. Des sarfaees aodales qoe l'on observe dans les n^rmmêm masses d*air qui sont en vibration. — Lorsqu'on produit un son très-intense et soutenu dans une galerie ou seulement dans une chambre ordinaire , on observe que le même son n'a pas la même intensité dans toute l'étendue de l'enceinte : dans certaiu points il est fort et assourdissant, dans d'autres il est très-faible; ces derniers points sont comme des nœuds de vibration où l'air n'éprouve que de très-petits déplacements. Savart a essayé de suivre la trace de ces lignes ou surfaces nodales, et nous indiquerons seulement le procédé dont il s'est servi , car il n'y a sur ce sujet aucun résultat simple et général. Le son est produit avec un timbre et un tuyau renforçant , et on l'écoute aux différents points de l'enceinte avec une espèce d'oreille artificielle, qui se compose d'un cône évasé, d'un tube conique et d'une membrane, ce' (Pl. 29, FiG. 33) représente le cône, tt le tuyau, et uim' la membrane ; celle-ci doit être posée sur les bords du tube recourbé , et ajustée pour recevoir divers degrés de tension. On place l'axe du cône dans la direction suivant laquelle on veut écouter, et Ton juge de l'intensité du son par les vibrations de la membrane, c'est-ù-dire par les mouvements du sable dont on la recouvre à l'instant de Texpérience.

La grandeur de l'enceinte, sa forme et tous les accidents que présentent ses parois, sont autant de causes qui font varier le* formes et les positions des surfaces nodales pour une même position du timbre. Quant à la cause elle-même qui détermine h formation des nœuds, c'est, sans aucun doute, la rencontre des ondes directes et des ondes réfléchies.

o2. Divers moyens de faire vibrer les liquides. — Quand deux corps solides choqués sous l'eau excitent un bruit qui retentit au loin, le Uquide est ébranlé directement dans tous les points où il touche les surfaces des corps solides vibrants, et il est alors ébranlé comme le sont les gaz par les frémissements d'une cloche. C'est encore par un choc direct que les vibrations

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