CHAP. V. — GOMMUNIGATION DES VIBRATIONS
TÎbrer à Tunisson avec liii. Mais il serait curieux de savoir comment le mouvement se détermine suivant les diverses obliquités clés surfaces par rapport à la direction de Tonde. Il n'y a sur ce sujet qu'un très-pem nombre d'expériences : Savart a constaté, par exemple , qu'une membrane tendue sur un cadre ne vibre pas de la même manière quand on lui présente une plaque sonore, perpendiculairement ou parallèlement. Dans le premier cas, ses vibrations sont tangentielles , et dans le second elles sont normales conmie celles de la plaque.
n est probable que les liquides sont plus efficaces que les gaz pour déterminer ainsi des vibrations dans les solides , et sans doute , en disposant sous l'eau des corps de différentes formes , Ton pouri'ait , avec le sable , reconnaître des vibrations que le même moyen ne rendrait pas sensibles dans l'air.
06. Coauft«Bieation des vibrations dans les eorps solides eoati^iis* — Puisque les vibrations se transmettent des fluides aux solides , elles doivent à plus forte raison se transmettre dans toute rétendue d'un système solide dont les diverses parties sont juxtaposées et tellement contiguës qu'elles ne laissent entre elles aucune solution de continuité. Un pareil système ne forme plus qu'un tout , qui , dès qu'un point est ébranlé , se partage comme un seul corps, en parties vibrantes séparées par des lignes nodales; chacune des pièces perd en quelque sorte son individualité; sa liaison avec les pièces voisines Tempéchc de vibrer comme elle ferait si elle était seule ; à peu près comme une portion de plaque prend des modes de vibrations différents, si elle est détachée et ébranlée à part ou si elle reste unie à la plaque entière.
Savart a fait un grand nombre d'expériences sur ce sujet ; il a Tarie les appareils de mille manières pour montrer le fait général de la communication du mouvement dans toutes les parties d'un système composé de lames , de plaques , de cloches , de cordes , etc. Parmi les résultats que nous pourrions puiser dans son mémoire sur ce sujet (v^/i/i. de Chim. et de Phys.^ t. XXV), BOUS choisirons de préférence l'exemple suivant, qui a l'avantage de montrer l'influence de la direction du mouvement sur la formadon des lignes nodales. Une lame de bois a (Pl. 30, Fig. 17) est fixée par une de ses extrémités et tirée à l'autre extrémité par une corde b qui se tend plus ou moins au moyen de la c^ef c ; lorsque la corde est ébranlée avec Farchet , elle rend un
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son facile à apprécier, et aussitôt la lame a entre auMÎ en vibration. Pour le même son, les lignes nodales qu'elle preseate lor ses faces supérieures et inférieures sont dépendantes de ToblH quité de Tarchet ou du plan dans lequel vilMre la lame , coamie on le voit par les figures 18, 19, 20 et 21, où a est la aectioB de la lame , h la direction de Tarchet , et 9 et / les lignes nodaki correspondiuites à cette direction , sur les fiices supérieures et inférieures de la lame. Ainsi , non-seulement les vibrations m communiquent, mais le sens dans lequel elles s'exécutent dépend du sens dans lequel est tirée la première molécule qui reçoit l'ao tion de la corde.
L'appareil de la figure 16 est destiné à montrer aussi da communications de mouvement et les vibrations longitudintlci que la corde c reçoit de la petite tige i , que Ton ébranle avee i un arcliet.
Wl. Des iasinuneBts A asebefl* — Une anche est , en g»* j néral , une lame vibrante , mise en mouvement par un oouraM \ d'air. Supposons, par exemple, que dans une plaque de zinc ob j de cuivre p (Pl. 29, Fig. 29), de 2 ou 3 millimètres d'épaissor, : on fasse une ouverture rectangulaire abcd^ longue de 3 cem^ ^ mètres et large de 7 ou 8 millimètres seulement , et que Toi i soude , près de l'un de ses petits cotés , une lame de cuivre /« j très-mince et très^lastique , qui puisse vibrer dans cette ouvo* ^ turc en rasant les bords ab^ bc et cd. On aura ainsi la plus sis* pie des anches, et pour la mettre en mouvement il suffira d'appuyer la plaque p longitudinalement contre les lèvres , et <k soufHer en dirigeant le vent vers l'extrémité libre de la lame/* L'air la met en vil)ration , et l'ouverture abcd étant ainsi altep» nativement ouverte et fermée , l'air passe et s'arrête par inter* mittences ; de là des ondulations sonores dont la longucv dépend du nombre des vibrations que la lame vibrante ptst exécuter à raison de ses dimensions et de son élasticité. Le fOi est le même que si la lame vibrait par écartement mécaniqati mais il est plus intense. En disposant sur la même plaque pb* sieurs lames qui donnent les sons de la gamme , on peut £lîit un instrument propre à jouer des airs.
L'anche dont on se sert dans les jeux d'orgues repose sur k même principe, mais elle est autrement ajustt'c. On y disliilgvi deux tuyaux mis bout à bout, t et t' (Pl. 29, Fig. 27), un bouchon b qui les sépare, et Tanche «, proprement dite, quitrarene