CHAP. IL — INDICES DE RÉFRACTION
ont été employés par ces habiles physiciens , et des résultats anzqaek ils sont parvenus.
SOI. Arago et Biot employaient un prisme à gaz qui est reprétmté TU par en haut dans la figure 21 . H se compose d'un tube de Terre ^ de 20 à 30 centimètres de longueur sur 4 à 5 centimètres de diamètre , dont les deux extrémités sont d'abord coupées en sifflet suivant les directions tfet if\ et ensuite recouvertes et fermées hermétiquement par des lames de verre à faces parallèles. L'angle que ces lames forment entre elles est Fangle du prisme; il doit être très-grand à cause de la faible réfringence du gaz : dans l'appareil de MM. Arago et Biot , il était de 143* 7' 28*. Au milieu de la longueur du tube, et parallèle- ' ment aux faces du prisme , on pratique deux ouvertures oppo- Mespour introduire ou enlever à volonté, au moyen d'une madone pneumatique, le gaz que l'on veut soumettre à l'expérience. Les petits tubes qui sont scellés dans ces ouveitures sont munis de robinets convenables , et communiquent à un baromètre qui donne à chaque instant la pression du gaz intérieur.
Supposons que le prisme soit vide, que son arête soit verticile, et qu'il ait été disposé pour Texpérience en un lieu d'où fan puisse apercevoir une mire très-éloignée (Fig. 21 ) : Toblervateur, placé en o, lyia une image directe ol de cette mire, it une image réfractée oe\ Tangle loe sera la déviation; cet tngle devra être observé avec une grande exactitude, car il l'âèvera seulement à 5 ou 6' ; avec cette donnée et Fangle léfringent du prisme , on pourra trouver l'indice de réfraction |Mr la formule précédente si Ton a choisi la position du mini- HÈasEL : seulement il faudra faire les corrections nécessaires, soit & cause de l'air qui reste dans le prisme, soit à cause du défaut de parallélisme des lames qui en forment les faces.
Far des expériences précises et souvent répétées, MM. Biot et Arago ont établi qu'à la température de 0% et sous la pression <k 0",76 ; Vindice de réfraction de l'air, par rapport au vide abaohi, est de 1,000294, et sa puissance réfractive est par conaéquent 0,000588. Ce résultat se trouve parfaitement conforme 4 cdui que Delambre avait déduit des réfractions astronomi-
L'indice de réfraction de l'air une fois connu , on fait passer dms le prisme les gaz que Ton veut soumettre à l'expérience, et, après avoir observé la dénation qu'ils produisent, il reste à
faire les calculs convenables pour en déduire soit les indices A réfraction, soit les puissances réfractiyes. MM. Arago et Bio ont soumis à Texpérience Tair, Toxygèné, Thydrogène, Tazote l'ammoniaque , Tacide carbonique et Tacide hydrocjilorique ; m ils ont établi ce principe fondamental , que les puissances ré* fractiifes cTun gaz sont proportionnelies à sa densité, ou, a qui revient au même , que le poutfoir réfringent d*un gaz «n amstant à toute temfjérature et à toute pression. Ce princ^ est encore vrai, quand les gaz se mélangent d'une maniai quelconque, c'est-à-dire que la puissance réfiractive d'un m^M lange est égale à la somme des puissances réfractives de ses Sà^ ments. Mais nous allons voir, d'après les recherches de Dulonp que toutes les fois que les gaz se combinent^ la puissance réfi«o» tive du produit cesse d'être égale à la somme des puissances ié« fractives des composants.
Dulong s'est principalement proposé de comparer entre dka les puissances réfractives des gaz à la même température et som la même pression , et l'artifice ingénieux qu'il a employé pour] parvenir lui a permis de donner à ses résultats un degré d'c tiuide véritablement inespéré dans des redierches aussi cates. Cet artifice consiste à donner aux différents gaz une ( site telle qu'ils impriment tous exactement la même déviatioAl la lumière ; pour cela , un prisme analogue au précédent , ayaM un angle de 145^ environ, communique à un réservoir ^ ( FiG. 20 ) , dans lequel on peut d'une part faire le vide M moyen de la macliine pneumatique, et de Tautre introduire fli gaz quelconque en variant à volonté les pressions. L'on fait, ptf| exemple, une première expérience en introduisant dans li prisme de Tair sec sous la pression ordinaire et à une tempén^ ture connue; avec une bonne lunette placée à quelque distanray on regarde l'image d'une mire éloignée réfractée au travers àê, prisme ; cela fait , on fixe la lunette dans cette position , on vâk le prisme bien complètement , sans le déranger, et l'on y inirs" duit un autre gaz, de Tacide carl>onique« par exemple, en va^ riant la pression jusqu'à Tinstant où Timage réfractée de la miia vient tomlKT de nouveau sous le fil do la lunette. La tempén« ture étant restée la même, supposons que la pression de l'acîdi carbonique dans le prisme soit alors de 0,498 : sous cette pression, l'acide carbonique déviant la lumièrt* autant que Ïmê à 0,76, il i^t évident qu'il a le même indice de réfraction et h