CHAP. II. — INDICES DE RÉFRACTION
|K Foo connaît l'habileté de Dulong et la scrupuleuse exactiide qu'il apportait dans ses préparations.
4* I>e pouvoir réfringent d'une substance à l'état liquide est plus pnd que le pouvoir réfringent de la même substance à l'état peux. Ce principe , qui avait été autrefois établi sur des expé- BEBces directes par MM. Arago et Petit {Ann. de Chim. et de [H^/., t. I*', p. 1), se trouve de nouveau confirmé par les réiflikats de Dulong. En effet , le pouvoir réfringent du carbure I soufre par rapport à lair, est égal à sa puissance réfractive r rapport à l'air, 5,179, divisée par sa densité 2,644, ce qui nne 1,932 ; le carbure de soufre liquide a une densité 1,263, Ifon indice de réfraction est 1,678; sa puissance réfractive abest donc 1,816, et son pouvoii* réfringent absolu 1,438. \ Fair ayant une puissance réfractive absolue de 0,000588, une densité par rapport à l'eau de 0,001299, son pouvoir o[ent absolu est 0,453. Par conséquent le pouvoir réfrindu carbure de soufre liquide par rapport à Tair est 1,438 m; par 0,453, ou 3,176. Ainsi le carbure de soufre a un 9ir réfringent plus grand que 3 à l'état liquide, et plus petit !2 à réiat gazeux.
I^NTILLES.
90. Pr«|^rlétés générales des lentUles. — I^s lentilles sont des
. diaphanes , qui ont la propriété d'augmenter ou de dimi-
• la convergence des faisceaux de lumière qui les traversent.
Bons ne devons étudier ici que les lentilles sphcriques^ c'est-
celles dont les surfaces sont des plans ou des sphères ,
) qu'elles sont à peu près les seules qui entrent dans la com-
des divers instniments d'optique ; au reste, les lentilles
fîques ^ paraboliques j cylindriques , etc., présentent des
dtats analogues.
En combinant de toutes les manières possibles les surfaces
et sphériques, on nepcut former que six lentilles différentes.
la première (Fig. 22) est la lentille bi-corwexe^ formée de
surfaces sphériques, convexes, dont les rayons sont égaux
ÎDégaux.
la deuxième (Fig. 23) est la \enti\\e plnn-conifexe. U troisième (Fig. 24) est le ménisque coni^ergent; elle est par deux surfaces sphériques , Tune concave et l'autre
178 LÏVRE VI. —OPTIQUE.
convexe , le rayon de la première étant plus grand que k de la seconde.
La quatrième (Fig. 25) est la lentille bU<^ncave.
La cinquième (Fig. ^6) est la lentille /^/o/i-ronca^.
La sixième enfin (Fig. 27) est le ménisque dipergent; formée jpar deux surfaces sphériques, Tune concave et convexe , le rayon de la première étant plus petit que 1< de la seconde.
Les trois premières sont à bords tranchants et coni»er
Les trois dernières sont plus épaisses au bord qu'au c'est-à-dire à bords larges et divergentes,
Uaxe d'une lentille est la ligne mathématique ce' qi les deux centres de courbure de ses deux surfaces ; pour tilles plan-concaves et plan-convexes , Taxe cp est la pei culaire abaissée du centre de courbure sur le plan.
Pour démontrer que les lentilles ont des foyers , réels tuels , nous prendrons d'abord une lentille d'une épaiss définie tournant sa convexité vers un point lumineux ,' sur son axe. Soient sd (Fig. 28) un rayon incident, cd maie au point d'incidence, et dt le rayon réfracté qi couper l'axe au point t\ désignons par x, j, z^ les anj ont leurs sommets aux points * , c, f, et qui s'appuient s arf; par A, r, w, les distances de ces points au point «, dire as ^ ac ^ at\ enfin , par p et y , les angles d'incident réfraction sdp et cdt. Tous ces angles sont supposc^s asM pour qu'on puisse les prendre pour leurs sinus ou poi tangentes, et, en représentant par n l'indice de réfraclii substance de la lentille, il est facile de voir que Ton a cl
sin/? = /isiny o\xp=nq-^ p = a: ■+■}-; r=z-{
En éliminant/; et q au moyen de ces trois relations, 1 on (
qui devient
ad n.ad ad, . \ n n — \
-.H = — (w — 1) ou --4-—= ,
lorsqu'on substitue les tangentes au lieu des angles , l'arc ad peut être considéré comme une ligue droite p culaire à as.
Cette relation entre n^ b^ m, r <»tant indépendante de d'incidence et de réfraction , il en résulte que sous les coi