CHAPITRE II
Structure des Corps.
13. On peut étudier la structure des corps sous deux points de vue :
1® En considérant seulement leurs formes extérieures pour en déduire quelques lois générales sur leur formation, ou plutôt sur les différents modes suivant lesquels leur volume a dû prendre des accroissements successifs et toujours réguliers; 2* en observant les propriétés physiques, souvent très-diverses, que nous présente une même substance pour en déduire quelques données sur Tarrangement intériem* de ses molécules.
LVtude des formes régulières et variées que prennent les minéraux constitue à elle seule une science importante que Ton appelle cristallographie ; msi&^ comme il nous serait impossible, sans nous écarter de notre plan, de donner les premières notions de cette science, nous renverrons le lecteur aux traita spéciaux.
Ainsi , nous nous bornerons à examiner les propriétés physi- <|ues des corps, et les indications qu^elles peuvent nous donner sur Tarrangement moléculaire ; il n'y a siu* ce point aucime théorie , ou , pour mieux dire , aucun fait complètement expliqué ; nous serons donc réduit à présenter une simple énumération des phénomènes , en nous efforçant de rapprocher ceux qui paraissent dépendre des mêmes causes.
14. Les fluides, en général, soit à l'état gazeux, soit à l'état liquide, nous offrent dans toutes leurs parties une mobilité si grande qu'elle semble exclure toute idée d'arrangement déterminé. Dans une masse d'eau, par exemple, il ne faut qu'une très-petite force pour que la molécule qui est au centre se déplace et vienne à la superficie, ou pour qu*une molécule superficielle s'enfonce , au contraire , et sillonne toute la masse , suivant une route plus ou moins sinueuse. Un léger mouvement, un cliangement de température presque insensible, sont toujours des causes suifisantes pour produire ces déplacements et pour